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L'Avare 1668 Molière (1622-1673)

Publié le 29/06/2015

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L'oeuvre

Le jeune Valère qui est amoureux d'Elise, la fille d'Harpagon, a trouvé un subterfuge pour convaincre le père de ses bonnes inten­tions: il est entré au service d'Harpagon, comme simple major­dome. C'est que le vieil avare a déjà programmé le mariage de sa fille Elise avec Anselme, un homme déjà âgé, mais possédant une bonne fortune...

Cléante, lui, le fils d'Harpagon, s'est épris d'une jeune fille pau­vre, Marianne, qui vit seule en compagnie de sa mère dans une maison voisine. Hélas, c'est précisément sur Marianne que le vieil avare a jeté son dévolu : par l'intermédiaire de Frosine, une entre­metteuse, il s'efforce de convaincre et la fille et la mère.

Tandis que Valère, déguisé en majordome, flatte et applaudit à toutes les décisions d'Harpagon, La Flèche, le valet de Cléante, ne peut réfréner, lui, son caractère effronté, et met en alerte Har­pagon qui craint pour sa précieuse cassette de dix mille écus d'or.

Ayant invité Marianne à dîner, Harpagon découvre bientôt que son fils Cléante est amoureux d'elle. Rendu fou par le vol de sa cassette dérobée par La Flèche, il découvre en plus que Valère veut épouser sa fille ! C'en est trop pour un seul homme : «On m'assassine dans le bien, on m'assassine dans l'honneur «.

 

C'est alors qu'Anselme, le vieux gentilhomme, découvre que Valère n'est autre que ce fils dont il fut séparé jadis. A ce récit, Marianne peut à son tour comprendre qu'elle est la fille d'Anselme... Heureux de retrouver sa cassette, Harpagon ne peut que consentir aux deux mariages, d'autant plus que ses beaux-enfants sont devenus entre-temps de riches héritiers et qu'Anselme promet de prendre à sa charge tous les frais des noces.

« L'Avare 1 119 Un chef-d'oeuvre Un thème renouvelé Le thème de l'avare a depuis toujours inspiré des auteurs en quête d'intrigues comiques.

Ainsi, Molière s'est-illargement inspiré de Plaute et de sa Comédie de la mannite, pièce à laquelle il emprunta notamment l'idée du vieil homme et de la «marmite>> d'or (deve­ nue cassette) et celle du jeune homme amoureux de la fille de l'avare.

On a aussi relevé d'autres influences si nombreuses (de la comédie française de la Renaissance jusqu'à la Commedia dell'Arte) que Riccoboni osera dire, cyniquement, que seules qua­ tre scènes sont entièrement de Molière ...

Pourtant en mêlant la tradition littéraire des amours contrariées à la comédie, en alternant avec brio les scènes galantes et le comi­ que, Molière a fait preuve dans le traitement de ce vieux thème d'une originalité sans précédent.

Contre l'usage ...

Le public de l'époque accueillit assez froidement cette nouvelle pièce de Molière qui était en prose familière, alors que la comé­ die comme la tragédie exigeaient l'usage de l'alexandrin.

Jouée par la Troupe du Roi le 9 septembre 1668 au Palais-Royal, elle ne tint qu'un seul mois et ne fut jouée qu'une quarantaine de fois du vivant de l'auteur.

Ce n'est qu'après la mort de Molière que 1 'Avare allait devenir un grand classique: la pièce fut représentée près de 3.000 fois à la Comédie-Française! Un credo: la vie En face d'Harpagon, on retrouve ici, une fois de plus, les cou­ ples d'amoureux chers à Molière: irrigués par la vie, porteurs d'espoirs et de projets, ils incarnent si bien l'optimisme de Molière, sa foi en la nature humaine.

Avec un tel credo, Molière ne pou­ vait que condamner Harpagon: il est comme Tartuffe ou Jour­ dain, celui que les extravagances du vice écartent de la vie, celui qui menace l'équilibre des choses.

Un drame On aurait tort de ne voir dans la pièce que le seul aspect comi­ que.

L'avare et sa cassette, ses rêves sonnants et trébuchants, ont. »

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