Lecture linéaire Crépuscule du soir Baudelaire
Publié le 19/03/2026
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«
Lecture linéaire n°4 :
« Crépuscule du soir », Les Fleurs du Mal, « Spleen et Idéal »
Charles Baudelaire, 1857
INTRO :
« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or », c’est ainsi que Baudelaire
présente son projet poétique dans une ébauche d’épilogue des Fleurs du Mal.
Les
FLM sont l’œuvre phare de Baudelaire, poète du XIXe, qui lui a valu un procès
resté célèbre en 1857.
Reproché d’écrire des scènes obscènes et d’un réalisme
extrême qui offense la pudeur, Baudelaire se voit obligé de remanier le recueil.
C’est ainsi qu’en 1861, lors de la seconde publication de l’œuvre, Baudelaire
ajoute une nouvelle section : les Tableaux parisiens.
(Baudelaire est depuis
reconnu comme étant un poète moderne qui dépeint la beauté nouvelle de la
capitale mais aussi la misère et les vices de ses habitants).
C’est là que sera
déplacé le poème « Crépuscule du soir », initialement paru en 1857 dans la
section « Spleen et Idéal ».
Composé d’un quatrain, 32 vers et un distique, ce
poème nous décrit la ville de Paris et ses habitants en pleine nuit.
Ainsi, il serait
intéressant de se demander comment Baudelaire montre une vision contrastée
de Paris.
Pour cela, nous étudierons tout d’abord la description de la ville
nocturne puis les vices des bas-fonds.
Enfin, nous verrons l’implication de
l’auteur dans ce poème.
V.
LECTURE
ANALYSE LINEAIRE
I-
Description d’une ville nocturne (v.1-10)
v.1 entré en scène avec « voici » = « vois-ici » par homophonie
v.1 « soir charmant » « aimable soir » v.5 « soir qui soulage » v.7 =
personnification
Tonalité particulière le soir est au centre du poème, c’est un thème qui
revient à répétition
Personnification du soir renforcée par la comparaison négative v.2
ambivalence voc + // voc –
CL de la dangerosité : « criminel » « à pas de loup » « bête fauve » et v.4 où
l’homme s’anime
v.5 « soir aimable » = voc.
Positif renforcé par l’ambivalence des CL
v.2-3 les travailleurs rentrent chez eux et le monde de la nuit s’éveille
v.3 « se ferme » X « grande alcôve »
v.5 « Ô soir » = interjection registre laudatif, lyrique + « aimable soir » soir
valorisé
v.7 « nous avons travaillé »
=pronom personnelimplication de l’auteur et du lecteur embarqués dans la nuit
et associés aux travailleurs
= Passé composé = accomplit le travail est terminé, le travailleur rentre chez
lui
v.6 « sans mentir » honnêteté + « obstiné », « courbé » = Participe passé +
v.7 « douleur qui dévore » = valeur hyperbolique réf à la maladie
Épuisement, fatigue, ils vont se coucher
v.6-7 = prosopopée fait parler une chose inanimée ou une personne absente
CL de l’intérieur : « regagne son lit » « se ferme » « volets »
Le monde du jour, des travailleurs s’éteint pour laisser place à celui de la
nuit
IILes vices des bas-fonds (v.11-28)
« Cependant » = adverbe émerge le monde de la nuit rupture, on
bascule dans le mal
« démons malsains » = pléonasme + ils....
»
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