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Malade imaginaire Molière, Scène 10, acte 3

Publié le 19/05/2023

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« Commentaire composé Molière est un dramaturge français du XVIIème siècle.

A l’époque, il est très proche de la cour et notamment du roi : Louis XIV.

Il créait de nombreuse pièces de théâtre comiques appartenant au mouvement littéraire précédant le baroque : le classicisme.

Le classicisme reprend de nombreuses règles strictes imposé par le roi Soleil, autant que pour les auteurs que les acteurs.

Ainsi la comédie s’utilise pour « corriger les mœurs par le rire ». C’est ce que va faire Molière dans sa pièce : Le Malade Imaginaire. En effet, cette œuvre est une critique des médecins.

On le voit dans la scène 10 de l’acte III.

Dans ce texte on retrouve Argan, hypocondriaque, et Toinette sa servante déguisée en médecin.

Argan croit donc avoir affaire à un véritable médecin. Ainsi nous nous demanderons comment Molière se moque-t-il des médecins dans ce texte ? Nous montrerons premièrement que la scène relève du comique, mais que, secondement, nous retrouvons de la satire également. Nous retrouvons donc un comique tout au long du texte.

Il y en a plusieurs. Le premier et le comique de situation.

Nous le voyons dès la première ligne qu’un comique est mis en place par Molière.

En effet, « déguisée en médecin » (ligne 1), cette indication scénique montre que le personnage de Toinette joue un autre rôle dans la pièce de théâtre, c’est caractéristique d’un comique de situation.

C’est aussi une mise en abyme. C’est donc comique car Argan, qui connait bien Toinette, puisque c’est sa servante, ne se rend pas compte de la farce mise en place, et pense s’adresser à un véritable médecin tout au long de la l’extrait de la scène. La situation est comique aussi par le fait que Toinette prend le pouls d’Argan.

En effet, elle ne connait rien à la médecine et se permet de l’ausculter.

Elle personnifie le pouls « Hoy, ce pouls-là fait l’impertinent » (lignes 18-19).

En personnifiant ce dernier, elle se donne des aires de médecin sachant qu’elle est inculte sur ce sujet.

Cela a pour but de berner son maître, et elle réussit. Le deuxième comique que nous remarquons est le comique de répétition. En effet, Toinette répète quatre fois le même terme médical : « le poumon » (ligne 30, 32, 34 et 36).

Le comique ressort car peu importe ce que dit Argan, elle dira toujours la même chose.

De plus le poumon n’a aucun rapport avec des douleurs de tête, une vision trouble, ou encore des lassitudes dans tous les membres.

La situation peu donc faire rire les spectateurs.

On retrouve aussi une répétition du terme « poumon » mais lié à des questions rhétoriques : « Vous avez appétit à ce que vous mangez ? » (Ligne 39), « Vous aimez boire un peu de vin ? » (Ligne 41) et « Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ? » (Ligne 43-44).

Ces questions sont rhétoriques car Toinette connait déjà la réponse étant donné qu’elle est la servante d’Argan, elle sait donc ce qu’il fait au long de la journée et l’utilise pour lui faire croire que ce sont des symptômes d’une maladie au poumon. Le comique ressort aussi par la crédulité d’Argan.

En effet, au lieu de remettre en question ce que lui dit Toinette, il acquiesce et répond à ses questions.

Il ne doute pas une seule fois la véracité des propos de sa servante déguisée en médecin.

On le voit par la présence du pronom personnel de la première personne du singulier « je » (ligne 29, 31, 33 et 35).

Il exprime ce qu’il ressent à Toinette.

Sa crédulité est visible par la ponctuation expressive avec le point d’interrogation « Du poumon » (ligne.... »

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