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MALAISE DANS LA CIVILISATION, Sigmund Freud

Publié le 27/09/2018

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On peut considérer cet ouvrage comme une sorte de plaidoyer pour faire accepter l’hypothèse — que Freud qualifiait d’ailleurs de «spéculative» — du fameux dualisme Eros-Thanatos. Mais jamais Thanatos n’est posé ici en tant que tel; c’est Y agressivité, alliage des pulsions érotiques et des pulsions de mort, qui est le pivot du livre. Ainsi la culture, comprise comme la somme des institutions issues du processus de civilisation (le mariage, la religion, la morale, la politique, etc.), est en proie à un malaise profond et permanent, effet de la répression sociale des pulsions. C’est même, pour Freud, le processus de civilisation qui porte en lui les germes de ce malaise. Car la civilisation transforme les pulsions des hommes en aspirations (sociales, culturelles, intellectuelles) qu’elle ne leur permet pas non plus de satisfaire. D’où un sentiment de frustration, de déception, de malêtre commun à tous les hommes.

L’œuvre aura une grande incidence sur la pensée du xxe siècle. Marcuse s’en inspirera directement pour rédiger Éros et civilisation .

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« Malaise Freud (Sigmund) dans la civilisation 1 Quel est le but de la vie ? A cette question, que Freud juge étroitement subordonnée à l'adhésion à un système religieux, il préfère en substituer une autre : A quoi ten­ dent les hommes, que demandent-lia l la vie ? La réponse est alors facile : l'activité humaine tend à éviter la dou­ leur et à rechercher la jouissance.

On retrouve le principe du plaisir, fondamental pour Freud.

Mais ce principe se heurte à la réalité dolorigène de la caducité de notre corps, de la puissance contraignante de la nature, et du mal social.

C'est ce dernier aspect qui forme le thème de " Malaise dans la civilisation ..

(1930).

2 L'édifice de la civilisation repose sur le renoncement aux pulsions Instinctives.

Elle produit le " renoncement culturel •, c'est-à-dire le refoulement, la répression des ins­ tincts les plus puissants de l'homme.

Freud voit dans la contrainte au travail et dans la pulassnce de l'amour les fondements de la vie sociale.

Mais ces deux éléments sont antinomiques.

La civilisation sacrifie aux nécessités écono­ miques une grande partie de la liberté sexuelle.

La civi­ lisation européenne occidentale commence par interdire toute manifestation de la sexualité infantile, puis elle prohibe toute satisfaction de la libido qui n'entre pas dans les cadres de la monogamie légitime.

3 La psychanaiyse montre que les privations sexuelles engendrent souvent des névroses.

Mais le développement de la civilisation exige encore d'autres sacrifices.

Visant à renforcer le lien social, elle oblige à réprimer une agreaalvHé originelle.

Ainsi réfréné dans ses instincts pri­ mordiaux, l'homme civilisé a échangé, selon Freud, une part de son bonheur poaalble contre une part de a6curlt6.

Il n'a cependant pas à envier la situation de l'homme primitif, qui, plus libre dans ses instincts, n.'avait qu'une chance très mince de jouir de cette liberté, d'ailleurs réaerv6e t quelques chefs.. »

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