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Norbert Elias et Eric Dunning, Sport et civilisation, la violence maitrisée

Publié le 21/08/2012

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Dès lors, nous pouvons nous demander « Comment situer, dans la longue histoire du procès de civilisation, les transformations de la structure de la personnalité qui rendent possible le relâchement des contrôles émotionnels sans que pour autant soit donné libre cours aux mouvements spontanés (et dangereux) des pulsions et des affects ? «.  Selon l’avant-propos, les auteurs restituent le sport dans une dynamique de longue durée. L’analyse du phénomène sportif se fait dans sa double dimension de pratique corporelle et de spectacle de mise en jeu du corps, comme un produit du processus de civilisation avec notamment l’évolution des mœurs. Ainsi, pour donner une définition du sport, il faut l’associer à une double dimension mimétique mais aussi cathartique . Cette double dimension conduit à opposer les jeux traditionnels et les sports modernes. L’exemple du football, du rugby et du « folk football « accentue cette démarcation entre les deux notions. De plus, l’éthique sportive de la loyauté accentue le fossé entre le sport moderne et les jeux traditionnels. L’adoucissement des mœurs jouent un rôle prépondérant dans la naissance du sport moderne. 

« Analyse critique : Nous pouvons nous interroger avec exigence et rationalité sur la réalité ou la probabilité de faits et de relations prétendus, puis sur des interprétations.

En effet,l’avant-propos écrit par Chartier propose une reconstitution de la naissance du sport moderne dans le monde.

Le sport semble avoir pour principe de susciter destensions et des émotions dans des sociétés marquées par une contrainte sociale croissante ayant pour finalité la pacification des relations interpersonnelles.

RogerChartier affirme à la page 22 que « la violence dans le sport, des pratiquants mais plus encore des supporters, doit être comprise comme une moindre valorisation etune moindre capacité à l’autocontrainte des pulsions dans une partie de la population qui par, sa position d’exclusion ou de marginalisation, n’a pas atteint le stadedu procès de civilisation qui est celui de la plus grande partie de la société dans laquelle elle vit ».

Néanmoins, cette affirmation semble abusive notamment selonl’anthropologue Wittersheim.

De plus, cette réflexion exprime la pensée de Dunning mais en aucun cas celle d’Elias.

Ici, le particulier ne peut exprimer le général.Cet extrait apparaît comme une apologie des sportifs.

En effet, certains sportifs ne respectent pas les règles édictées et les bafouent quelques fois.. »

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