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Notice sur Les Femmes savantes de MOLIERE (résumé, personnages, analyse littéraire)

Publié le 08/05/2011

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1 Circonstances de composition de la pièce : Pourquoi Les Femmes savantes?
• Effacer l'échec de L'Avare Depuis Le Misanthrope (1666), Molière n'a pas composé de grande comédie littéraire en 5 actes et en vers. L'Avare, pièce en prose, a été un échec (1668). Sans doute la reprise du Tartuffe, enfin autorisé en 1669, a été un triomphe; mais Molière n'entend pas en rester là : dès 1669, si l'on en croit Donneau de Visé (Le Mercure galant du 12 mars 1672), il aurait affirmé son intention « de faire représenter au Palais-Royal une pièce comique qui fût tout à fait achevée « — c'est-à-dire le plus parfaite possible — en 5 actes et en vers. Mais accaparé de 1669 à 1671 par les commandes de Louis XIV, Molière doit différer l'exécution de ce projet et composer pour le roi trois comédies-ballets : Monsieur de Pourceaugnac, Les Amants magnifiques, Le Bourgeois gentilhomme, et une tragédie-ballet : Psyché. La comédie des Femmes savantes, prête dès décembre 1670, ne sera jouée au Palais-Royal que le 11 mars 1672.

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« SCÈNE 2 Clitandre explique comment, lassé des froideurs 'd'Armande, il a reporté tout son amour sur Henriette;Armande laisse entendre qu'elle fera tout pour ruiner leurs projets.SCÈNE 3 Tête-à-tête des amoureux : Henriette invite Clitandre à plus de diplomatie envers sa mère; il exprime sonaversion pour Trissotin, « bel esprit » qui fréquente le salon de Philaminte et dont se moque tout Paris.SCÈNE 4 Clitandre suit le conseil d'Henriette et cherche à mettre de leur côté Bélise, soeur de Chrysale; cette vieillefille romanesque croit qu'il lui fait une déclaration déguisée. ACTE II.

La tyrannie de Philaminte (satire du féminisme). SCÈNE 1 Ariste, frère de Chrysale, promet son appui à Clitandre.

SCÈNE 2 Intervention d'Ariste auprès de Chrysale.1 Tricotin : premier nom de Trissotin; la pièce ne prendra qu'un peu plus tard le titre de Les Femmes savantes.SCÈNE 3 Bélise, qui survient, affirme qu'elle a rangé Clitandre au nombre de ses soupirants : hilarité de ses frères.SCÈNE 4 Chrysale dit à Ariste qu'il accepte Clitandre comme gendre.

SCÈNE 5 II apprend le renvoi de Martine, saservante.SCÈNE 6 Il s'informe timidement des motifs de ce renvoi : elle a fait une faute de grammaire! Dérobade de Chrysale,qui n'ose affronter la colère de Philaminte en s'opposant à sa décision.SCÈNE 7 Martine sortie, Chrysale reproche leur attitude à sa femme et à sa soeur et laisse exploser sa colère.SCÈNE 8 Philaminte lui annonce qu'elle a décidé de faire épouser Trissotin à Henriette; il n'ose protester.SCÈNE 9 Chrysale apprend cette nouvelle à Ariste, qui lui fait honte de sa lâcheté et le décide à réagir. ACTE III.

Le salon ridicule (satire de la préciosité pédante). SCÈNE 1 Philaminte, Bélise et Armande se préparent à écouter les dernières oeuvres de Trissotin.SCÈNE 2 Émerveillement grotesque des femmes savantes, qui exposent à ce « bel esprit » leur projet d'académie dephilosophie et de belles-lettres.SCÈNE 3 Trissotin introduit le pédant Vadius chez Philaminte : après s'être ridiculement congratulés, ils se querellentavec la dernière violence.SCÈNE 4 Philaminte apprend à Henriette son intention de la marier à Trissotin : résistance de la jeune fille.SCÈNE 5 Henriette essuie les railleries d'Armande.SCÈNE 6 Chrysale ordonne à Henriette d'épouser Clitandre.ACTE IV.

L'obstination de Philaminte (noeud).SCÈNE 1 Armande apprend à sa mère la décision de Chrysale et dénigre sa soeur et Clitandre.SCÈNE 2 Clitandre interrompt les calomnies d'Armande et réduit sa fausse morale au silence; poussée dans sesderniers retranchements, elle s'offre à lui, qui refuse de l'épouser.SCÈNE 3 Vive altercation de Trissotin avec Clitandre, qui défend le bon goût de la Cour.SCÈNE 4 Un billet de Vadius dénonçant Trissotin comme plagiaire et coureur de dot ne fait qu'ancrer encore plusfermement Philaminte dans sa résolution.SCÈNE 5 Chrysale fait convoquer le notaire pour marier Henriette à Clitandre; malgré ces bonnes dispositions,l'inquiétude des deux jeunes gens est à son comble.ACTE V.

Défaite de Trissotin (dénouement).SCÈNE 1 Henriette essaie en vain de détourner Trissotin de ses projets.

SCÈNE 2 Bravades de Chrysale, assisté deMartine.SCÈNE 3 Arrivée du notaire : opposition irréductible de Philaminte à Chrysale vigoureusement secondé par Martine.SCÈNE 4 Coup de théâtre : Ariste annonce que Chrysale et Philaminte sont ruinés.

Trissotin se retire.

On apprendalors que c'était une fausse nouvelle destinée à le démasquer; Philaminte accorde Henriette à Clitandre. 4 Les sources de la pièce Si le fond de l'oeuvre est surtout tiré de sa propre observation, Molière, suivant en cela les principes esthétiques dela génération classique, n'a pas craint de parsemer sa comédie de traits de caractère ou d'expressions empruntés àdes auteurs contemporains; ainsi, il a pu trouver dans Le Roman bourgeois de Furetière le « mot » de Chrysale : «un gros Plutarque à mettre mes rabats » (v.

562), et dans les Promenades en neuf dialogues de La Mothe Le Vayer(1663) l'exemple de gens qui, comme lui, estiment une femme assez savante quand elle est capable de distinguer unpourpoint d'un haut-de-chausse (cf.

y.

577-580).Mais trois comédies ont inspiré plus particulièrement Molière dans Les Femmes savantes :Les Visionnaires de Desmarets de Saint-Sorlin (1637), où l'on trouve l'ébauche de Bélise (voyez Les Femmessavantes, I, 4) en la personne d'Hespérie, qui se croit aimée de tous les hommes :« Je sens toujours des coeurs voler autour de moi.

Sans cesse des soupirs sifflent à mes oreilles,Mille vœux élancés m'entourent comme abeilles...

»La Comédie des Académistes de Saint-Évremond (1650), dans laquelle deux poètes de cour, Godeau et Colletet,passent des compliments les plus ridicules à la plus violente querelle (rapprochez des Femmes savantes, III, 3).Enfin, L'Académie des femmes de Chappuzeau (1661) a pu fournir à Molière l'image contrastée d'un couple dont lafemme se passionne pour les belles-lettres et les sciences tandis que le mari, préfigurant Chrysale (II, 7), s'exclame. »

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