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On ne badine pas avec L'amour d'Alfred de Musset (analyse détaillée)

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amour

On ne badine pas avec L'amour.

 

Comédie-proverbe en trois actes et en prose d'Alfred de Musset (1810-1857), publiée à Paris dans la Revue des Deux Mondes le 1er juillet 1834, et en volume dans Un spectacle dans un fauteuil, chez Renduel la même année; réédition dans les Comédies et Proverbes, chez Charpentier en 1840. Remaniée par Paul de Musset, la pièce est créée à la Comédie-Française le 18 novembre 1861, après quelques démêlés avec la censure. En 1910, une adaptation pour la scène lyrique fut représentée à l'Opéra-Comique, sur une musique de Gabriel Pierné.

Troisième pièce de Musset, après les Marrons du feu et la Coupe et les Lèvres, à porter un titre modelé sur une expression proverbiale, On ne badine pas avec l'amour renoue avec le genre du proverbe dramatique illustré par Carmontelle à la fin du xviiie siècle, et par Théodore Leclercq sous la Restauration. Après avoir rédigé en vers l'amorce de la première scène, Musset l'avait laissée à Venise, d'où George Sand la lui réexpédia. Il la récrivit en prose, puis continua ainsi ce qui n'était pour lui qu'une œuvre de commande, en s'inspirant des divertissements alors en vogue sur les « petits théâtres », mais aussi du manuscrit d'André, roman de George Sand, funeste idylle campagnarde publiée en 1835. Quant au thème de la lutte des sexes, il le « doit » encore à George Sand, et aux relations orageuses qui avaient empoisonné leur voyage italien (décembre 1833-mars 1834).

 

Organisé en 3 actes et 18 tableaux (Paul de Musset les réduisit à 3 décors), la pièce met en scène le retour au château paternel de Perdican, en compagnie de son gouverneur Blazius. Ayant terminé ses études, il doit épouser sa cousine Camille, fraîche émoulue du couvent et chaperonnée par la prude et sèche dame Pluche. Camille reçoit froidement les avances de Perdican, qui, par dépit, courtise ostensiblement une jeune paysanne, Rosette (Acte I). Jalouse, Camille donne un rendez-vous à Perdican. où elle lui explique qu’une amie de couvent devenue religieuse à la suite d’une déception amoureuse, l’a prévenue contre l’amour et les hommes. Perdican s'emporte contre cette attitude (Acte II). Décidé à épouser Rosette, Perdican déclare cependant son amour à Camille, en présence de Rosette cachée et placée là par un stratagème de Camille. Au moment où les jeunes gens finissent par s’avouer dans une chapelle leur amour mutuel, Rosette meurt derrière l’autel. Camille dit adieu à Perdican (Acte III).

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