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Pot-Bouille. Roman d'Émile Zola (résumé et analyse de l'oeuvre)

Publié le 27/10/2018

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zola

Le roman s'ouvre avec l'arrivée d'Octave Mouret, monté de Plassans à Paris pour travailler comme calicot au Bonheur des Dames, sous les ordres de Mme Hédouin. Grâce à l'architecte Campardon, ami de la famille, il est logé au qua trième étage d'un immeuble bourgeois, rue de Choiseul - eau et gaz à tous les étages - tenu par le concierge Gourd pour le compte du pro priétaire, Vabre ; celui ci a trois enfants, dont deux sont mariés, et loge chez son gendre Duveyrier. Outre les Campardon, à qui la cou sine Gasparine rend visite, l'immeuble a pour locataires une femme seule, Mme juzeur, le ménage josserand - le père caissier et deux filles à marier -, le ménage Pichon - monsieur est un petit fonctionnaire -, et un écrivain inconnu. Octave découvre vite que Campardon a une liai son avec Gasparine (chap. 1 ). Mme josserand, femme déçue et aigrie, veut marier ses filles : Berthe, en quête de mari, et Hortense, qui songe à l'avocat Verdier, doté d'une vieille maîtresse. Les josserand ont aussi deux fils : Léon, lié à une maîtresse plus âgée, et Saturnin, violent et pres que fou. La famille tente de soutirer de l'argent à l'oncle Bachelard, un vieux viveur égoïute (2 3). Lors d'une réception chez les josserand, Octave, qui a des vues sur Valérie, l'épouse de Théophile Vabre, fait la conquête de la jeune Mme Pichon, pourtant élevée par ses parents dans la morale la plus stricte (4). Puis, à une soirée chez les Duveyrier, Berthe parvient habilement à se compromettre avec Auguste Vabre, afin de le contraindre à l'épouser (5). Alors que les bonnes commentent les turpitudes de l'immeuble, et qu'Octave tente vainement de plaire à sa patronne (6), Bachelard refuse une dot à Berthe, avant de négocier un arrangement chez la maî tresse de Duveyrier (7). À Saint Roch, te mariage de Berthe est troublé par les cris de Théophile Vabre, qui a découvert une lettre compromet tante pour sa femme, lettre qu'on tente d'attri buer à la bonne (8). Les événements se précipi tent : Gasparine s'inutalle chez Campardon ; Octave, qui a échoué auprès de Mme Hédouin, quitte le magasin pour les soieries des Vabre ; le père Vabre meurt sans teutament et ne laisse que l'immeuble ; Duveyrier manœuvre pour se l'approprier (9 1 1 ). Le ménage de Berthe ne marche guère : elle fait des dettes et devient la martresse d'Octave, qui pense y trouver son inté rêt. Se retrouvant souvent dans une chambre de bonne, les amants entendent les commentaires des domestiques, et se font finalement surpren dre par Auguste, le mari.

Pot-Bouille. Roman d'Émile Zola (1840-1902), publié à Paris en feuilleton dans le Gaulois de janvier à avril 1882, et en volume chez Charpentier la même année.

 

Dixième ouvrage de la série des Rou-gon-Macquart, Pot-Bouille emprunte son titre à la langue populaire : l'expression désigne l'ordinaire du ménage, une cuisine peu raffinée. Paul Alexis, un ami de Zola, définit clairement le sujet : \"La marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille et tous les relâchements de la morale.\" Attaqué par toute une critique qui affectait de se boucher le nez devant l'Assommoir ou Nana, Zola poursuit l'offensive naturaliste des Soirées de Médan (1880), tout en continuant son cycle romanesque et en prenant cette fois pour cible l'hypocrisie et les vices de la petite et de la moyenne bourgeoisie.

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« Le roman s'ouvre avec l'anrivée d'Octave Mour et, mon té de Plassans à Paris pour travai ller comme calicot au Bonheur des Dam es, sous les or dres de Mme Hédouin.

Grâce à l'ar chitecte Campar don, ami de la famille, il est logé au qua tr ième étage d'un immeuble bourgeois, rue de Choiseul - eau et gaz à tous les étages -tenu par le concierg e Gourd pour le com pte du pro priét aire, Vabr e ; celui ci a trois enfants, dont deux sont mariés, et loge chez son gendre Duveyrier .

Outre les Campar don, à qui la cou sine Gaspar ine rend visite, l'immeuble a pour lo cataires une femme seule, Mme juzeur, le ména ge josserand -le père caissier et deu x filles à ma rier -, le ména ge Pichon -monsieur est un petit fonc tionnair e -, et un écriva in inconnu.

Octave découvre vite que Campar don a une liai son avec Gasparine ( chap.

1 ).

Mme josse rand, fe mme déçue et aigrie, veut marier ses filles : Berthe, en quê te de mari, et Ho rtense, qui songe à l'avocat Verdier , doté d'une vieille maîtr esse.

Les josserand ont aussi deux fils : Léo n, lié à une martresse plus âgée, et Satu rnin, violen t et pres que fou.

La fam ille tente de soutirer de l'argent à l'oncle Bachelard, un vieux viveur égoïste (23).

Lors d'une réception chez les josse rand, Octave, qui a des vues sur Valérie, l'épouse de Thé ophile Vabre, fait la conquê te de la jeune Mme Pichon, pourt ant élevée par ses parents dans la morale la plus stricte (4).

Puis, à une soirée chez les Duveyri er, Berthe parvient habilemen t à se com prom ettre avec Auguste Vabre, afin de le contrai ndre à l'épouser (5).

Alors que les bonnes comm entent les tur pitudes de l'imm euble, et qu'Oc tave tente vainemen t de plaire à sa patr onne (6), Bachelard refuse une dot à Berthe, avant de négocier un arrangement chez la maî tresse de Duveyrier (7).

À Sai nt Roch, le ma riage de Berthe est troublé par les cris de Théop hile Vabre, qui a découvert une lettre compr omet tante pour sa femme , lettre qu'on tente d'attri buer à la bonne (8).

Les événements se précipi tent : Gasp arine s'installe chez Campa rdon ; Octave, qui a échoué auprès de Mme Hédouin, qui tte le ma gasin pour les soieries des Vabre ; le père Vabre meurt sans testament et ne laisse que l'immeuble ; Duveyri er manœu vre pour se l'appr oprier (91 1 ).

Le ména ge de Berthe ne ma rche guère : elle fait des dettes et devient la martresse d'Octave, qui pense y trouver son inté rêt.

Se retrouvant souvent dans une chambre de bonne, les amants entenden t les commen taires des dom estiques, et se font finalemen t sur pren dre par Auguste, le ma ri.

Après quelq ues péripé- ties ( 12 16), Octave se fait embaucher de nou veau par Mme Hédouin, dont il fe ra pros pérer l'en treprise.

Augus te et Berthe se réco ncilient.

Duveyrier, abandonné par sa maître sse, tente de se suicider et se rappr oche de sa femme.

Le mé nage Pichon attend un troisième enfant, dont le vérit able père est Octave ( 17 ).

Adèle, la bonne des josser and, accouche toute seule dans sa chambr e.

Les Duveyrier tiennent tou jours salon, et les domes tiques sont toujours au courant de tout ( 18).

À partir d'un thème simple mais efficace, l'adultère bourgeois, traité ici dans une manière noire, Zola choisit l'unité de lieu et distribue ses person­ nages comme dans ces coupes d'immeubles si fréquentes au x1xe siè­ cle.

Géométriquement empilée autour de l'esca lier, axe de la maison et du roman, une micro-société se répartit en un véritable tableau sociologique, dis­ posé selon une ségrégation verticale .

De bas en haut, on passe du proprié­ taire capitaliste enrichi dans le commerce (Vabre), à la bourgeoisie de robe (Duveyrier) et aux professions libérales (Campardon et l'éc rivain que l'on ne verra pas, tel un double de l' auteur) .

Puis, c'est l'étage des employés Oosserand) et des petits fonc­ tionnaires (Pichon) .

À ce niveau, l'esca­ lier perd son tapis.

Les chambres de bonne coiffent de leur misère cette aisance en dégradé ascendant.

Fouillant les intérieurs, exposant au grand jour les intimités, Pot-Bouille est un féroce roman de mœurs.

Dénoncia­ tion et démystifi cation, il montre ce qui se cache sous les apparences de res­ pe cta bilité .

De là l'importance des domestiques : par les fenêtres de la cour, leur chœur révèle de façon ordu­ rière une réalité sordide.

Berthe et Oc tave y entendront. »

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