Devoir de Philosophie

Saint AUGUSTIN 354-430 Confessions

Publié le 01/04/2015

Extrait du document

augustin
Augustin rappelle qu'il est né à Thagaste, en Afrique romaine (aujourd'hui à la frontière de l'Algérie et de la Tunisie). Son père, Patricius, tient un rôle modeste dans le municipe, où il détient une petite propriété. Sa mère, Monique, porte un nom punique. Les premiers livres des Confessions nous restituent tous les sentiments éprouvés lors de la petite enfance d'Augustin. Il nomme péchés toutes ses pulsions d'enfant : désir immodéré du sein maternel, désir déréglé du nuisible, entêtements, colères...
Il ne prend pas grand plaisir à l'école élémentaire. C'est sous la contrainte qu'il apprend le grec, par exemple. Sa langue maternelle est le latin. Il dit sa répulsion à étudier le grec. C'est bien parce que les adultes l'y forcent qu'il parvient tout de même à apprendre et à être un bon élève. Augustin va ensuite dans la ville voisine (Madaure) afin de poursuivre ses études. Il rencontre là un milieu stimulant. Il apprend à lire, mais aussi à retenir par coeur et à commenter les textes classiques. Ce passage à Madaure lui aura permis d'acquérir une méthode qu'il gardera toute sa vie (citer les auteurs). Les ressources de son père manquant, il revient passer sa seizième année à Thagaste. II décrit cette année d'oisiveté sans complaisance.

augustin

« 40 • SaintAugusttn aujourd'hui saint Augustin a souvent lu avant lui Jean-Jacques Rousseau et ses Confessions, qui nous ont fait oublier le vrai sens du mot «confession».

Chez Rousseau, le mot a été détourné de son sens premier.

Même si son objectif est de se justifier de l'accusation d'avoir abandonné ses cinq enfants, Jean-Jacques se complaît, en effet, à raconter toutes ses aventures : il exalte son moi et se vante même de ses erreurs.

Chez Augustin, le mot « confession » est pris dans son sens premier.

Nous découvrons un pécheur qui se tient devant son Dieu et devant les hommes pour s'accuser de tous ses péchés et remercier Dieu de lui avoir fait le don de la grâce.

Le lecteur d'aujourd'hui, conscient d'une coupure entre théologie et philosophie, peut être étonné qu'un tel document prenne sa place dans un livre de philosophie.

Pourtant, à l'époque de saint Augustin, philosophie et théologie se confondent.

La question de « Dieu » est au centre de la réflexion des Confessions.

Chez Platon ou Aristote, on parlait des dieux.

Avec saint Augustin, sept siècles plus tard, le christianisme s'impose.

On se trouve dans une période de décadence de l'Empire romain, mais aussi de crise religieuse.

Si le christianisme s'institutionnalise, c'est à travers des guerres théologiques et philosophiques, pour ne pas dire des affronte­ ments physiques d'une grande violence.

Des groupes s'op­ posent.

Schismes, sectes se confrontent à l'Eglise, elle-même secouée par ces courants qui la parcourent.

Le philosophe est donc quelqu'un qui, traversé lui-même par ces conflits, prend part à ces débats de son temps.

Saint Augustin a quarante-six ans lorsqu'il compose ce livre qui a sa place pour expliciter la position de l'auteur dans l'affrontement avec les différents groupes en présence .... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles