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Stuart Mill: Système de logique déductive et inductive - La liberté et la morale

Publié le 15/07/2011

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morale

John Stuart Mill naquit à Londres en 1806. Son père, James Mill, est connu par son Histoire des Indes et par son Analyse des phénomènes de l'esprit humain, dont certaines conclusions sont analogues aux théories d'A. Comte.

James Mill fut lié d'ami lié avec Bentham, et il éleva son fils en dehors de toute influence sentimentale, cherchant seulement à développer en lui les facultés dn raison­nement, et ne lui laissant guère étudier que la logique.

Un voyage que Stuart Mill fit en France le mit en relations avec le chef du positivisme, et contribua à adoucir la raideur de son caractère. Revenu en Angleterre, il y publia ses principaux ouvrages : Examen de la phi­losophie d'Hamilton; Système de logique ; Auguste Comte; la Psychologie de M. Bain ; Principes d'écoL nomie politique, etc. La mort le surprit au milieu de ses travaux, en 1873. Avant de mourir, il avait eu le temps d'achever son Autobingraphie.

II. — LA PHILOSOPHIE DE STUART MILL

Le point de départ et la méthode du la philosophie de Stuart Mill sont les mêmes que chez A. Comte; niais, sur bien des points,:il s'éloigne du eller du positivisme français, notamment dans ses conceptions psychologiques et lo­giques.

A. Comte ne fait aucune place aux phénomènes in­ternes. Stuart Mill ne les méconnaît pas et il les étudie.

Toutefois la psychologie de Stuart Mill est tout empi­rique. Elle est la science des faits internes, mais non la science de l'âme. La, conscience, d'après lui, ne saisit que des phénomènes : étudier ces phénomènes, rechercher leurs rapports, les lois qui président à leur association, c'est le seul objet de la psychologie. Les facultés, les pouvoirs, les causes ne sont que des mots, des résumés d'expérience qui ne représentent aucune réalité indépendante.

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« A. Comte ne fait aucune place aux phénomènes in ternes.Stuart Mill ne les méconnaît pas et il les étudie. Toutefois la psychologie de Stuart Mill est tout empi rique. Elle est la science des faits internes, mais non la science de l'âme. La conscience, d'après lui, ne saisit que des phénomènes: étudier ces phénomènes, rechercher leurs ra; ports, les lois qui président à leur association, c'est le seul objet de la psychologie. Les facultés, les pouvoirs, les causes ne sont que des mots, des résumés d'expérience qui nereprésentent aucune réalité indépendante. Le moi n'est que la collection de nos phénomènes in ternes. « Notre notion de l'esprit est la notion de quelque chose que nous nous figurons comme restant le même, tandis que les impressions particulières par lesquelles il révèle sonexistence,changent.Lacroyance que mon esprit existe, alors même qu'il ne sent pas, qu'il ne pense pas, qu'il n'a pas conscience de sa propre existence, se réduit à la croyance d'une possibilité permanente de ces états... Ainsi je ne vois rien qui nous empêche décon sidérer l'esprit comme n'étant que la série de nos sen sations1. » Ce phônoménisme psycbologique n'est que la consé quence du phénoménisme de Hume etde Berkeley. Stuart Mill applique àl'esprit ce que Berkeley et Hume avaient dit de lamatière. Pour luiaussi d'ailleurs, les corps ne sont que «des possibilités permanentes de sensations ». La connaissance du monde extérieurseréduit àl'attente des mêmes sensationsdans lesmêmescirconstances. La théorie qui domine toute la philosophie de Stuart Mill, c'est lathéorie del'association. D'après Stuart Mill l'association des idées suffit àex pliquer toutes les vérités de notre esprit, tout cet ensemble de principes qui sont labase de nos connaissances. L'esprit humain, tel qu'il se connaît aujourd'hui, est un ensemble complexe qu'il faut analyser afin de retrouver 1, Philosophie d'Hamilton, p.228. »

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