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André Charles Boulle

Publié le 17/01/2022

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(1642- 1732) On présente généralement André Charles Boulle comme un ébéniste, mais il fut en fait un véritable dessinateur d'ameublement; il a d'ailleurs laissé son nom à un style qui s'est répandu et qui fut imité dans toute l'Europe. Une seule passion. Fils d'un ébéniste, André Charles Boulle fit ses premiers pas dans la marqueterie avec son père. Après un bref séjour à la manufacture des Gobelins, où il fit la connaissance de Charles Le Brun, alors directeur, il s'installa dans son propre atelier comme "ouvrier libre", où il resta jusque vers sa trente-cinquième année. En effet, repéré par Colbert et recommandé par lui à Louis XIV, il obtint un logement et un atelier au Louvre, succédant à Jean Massé. Il devint ainsi "ébéniste ordinaire du roi", une fonction qu'il occupa jusqu'à la fin de sa vie, sans cesser de travailler pour sa clientèle privée. A la fois peintre, ébéniste, marqueteur, ciseleur, doreur, etc., il dessina et exécuta une quantité innombrable de pièces, aidé en cela par ses quatre fils et une trentaine de collaborateurs.
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« BOURBONS Louis XIV LE ROI, LES ARTS ET LES SCIENCES André Charles Boulle «premier ébéniste du roi» En 1672, André Charles Boulle est nommé « premier ébéniste du roi ».

Fournisseur officiel de la Cour, il va perfectionner à un point extraordinaire la technique de la marqueterie sur bois précieux.

De son atelier vont sortir les somptueux « meubles Boulle », qui resteront en vogue jusqu'à la fin du XIXe siècle.

N é à Paris en 1642, André Charles Boulle est issu d 'une famille de « menuisiers sculpteurs » originaire de Hol­ lande .

Après avoir été élève à l'Académie de Saint-Luc, qui regroupe les corporations de peintres et de sculpteurs, il s'est établi à l'enclos Sainte­ Geneviève comme ouvrier li­ bre en peinture et marquete­ rie, et a été remarqué par le ministre Colbert , qui l'a re­ commandé à Louis XIV comme « le plus habile dans son métier ».

En 1672 , Boulle obtient de Sa Majesté le privilège excep­ tionnel d'occuper un atelier dans les galeries du palais du Louvre et le brevet de « pre­ mier ébéniste du roy », en tant qu'« architecte, peintre , sculp- teur en mosaïque, ciseleur­ graveur, marqueteur , inventeur de chiffres ».

Fort de cette qualification, il ouvre ùn vaste atelier et engage .

plusieurs ouvriers, tous spécialisés dans un domaine précis, afin de pouvoir réaliser entièrement ses meubles sans recourir à la sous-tfaitance .

Dès lors, four­ nisseur officiel de la Couronne, il s'emploie à perfectionner une technique qui lui tient à cœur, celle de la marqueterie d'écaille et de cuivre, qui va bientôt porter son nom.

Une technique exceptionnelle Boulle n'est ni le premier ni le seul à réaliser des meubles en bois précieux incrusté de cui­ vre, d'étain , d'ivoire, d'écaille, de nacre ou de cuir.

Mais il enrichit et perfectionne de fa­ çon extraordinaire cette tech­ nique pratiquée depuis le xv · siècle en Italie et en Espagne .

Il innove en préférant à l'étain le cuivre aux effets plus écla­ tants .

Il invente le procédé de découpage du « sciage en con­ trepartie », qui consiste à su­ perposer une plaque de cuivre et une feuille d'écaille, et à les découper en même temps sui­ vant le dessin choisi pour le décor .

Il obtient ainsi deux découpes jumelles, sortes de positif et de négatif appelés « première partie » et « contre­ partie », qui, imbrication par­ faite des motifs les plus com­ pliquées, peuvent être affec­ tées à deux meubles ou à deux décors, l'un à fond d'écaille. »

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