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une charogne

Publié le 11/06/2021

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?Les Fleurs du Mal, « Spleen et Idéal », texte n°7 : « Une charogne », XXIX Texte : Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux : Au détour d'un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l'air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint ; Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s'épanouir. La puanteur était si forte, que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir. Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'où sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons. Tout cela descendait, montait comme une vague, Ou s'élançait en pétillant ; On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague, Vivait en se multipliant. Et ce monde rendait une étrange musique, Comme l'eau courante et le vent, Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement Rythmique Agite et tourne dans son van. Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. Derrière les rochers une chienne inquiète Nous regardait d'un ?il fâché, Epiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait lâché. - Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion ! Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces, Après les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les f...
 Introduction : Le poème que nous allons étudier est extrait des fleurs du mal de Charles Baudelaire, poète de la première moitié du XIXe siècle. Ce recueil, paru d’abord en 1857, est réédité en 1861 à la suite d’un procès qui censure 6 poèmes. L’écriture du recueil joue constamment de la fusion entre le beau et le sordide. L’auteur cherche à transformer par une écriture recourant volontiers aux figures de style et à l’utilisation des sens humains, la « boue » en « or », c’està-dire à extraire la beauté de la réalité souvent décevante et laide. Le recueil se compose de 6 sections d’inégales longueurs, organisées dans un ordre précis s’apparentant à celui de la vie. Baudelaire y présente les aspects complexes et paradoxaux des thématiques qu’il développe comme à propos des femmes par exemple. Ce texte se situe dans la section « Spleen et Idéal », entre les poèmes « Le Serpent qui danse » et « De profundis clamavi », ce qui indique une certaine cohérence avec les images des animaux associés à la femme. Ce poème raconte la découverte macabre que fait le poète lors d’une promenade avec la femme aimée : elle s’apparente à un récit rétrospectif, où le poète s’adresse à son aimée, doublé d’une description très réaliste du cadavre de l’animal rencontré, qui donne son titre au poème « Une Charogne ». Au cours de cette explication linéaire, il sera intéressant de voir : - comment Baudelaire renouvelle la tradition de la poésie amoureuse par la provocation, voire la parodie du lyrisme amoureux « Je vais procéder à la lecture ... »


« Epiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait lâché. - Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion ! Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces, Après les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses, Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j'ai gardé la forme et l'essence divine De mes amours décomposés ! Introduction : Le poème que nous allons étudier est extrait des fleurs du mal de Charles Baudelaire, poète de la première moitié du XIXe siècle.

Ce recueil, paru d’abord en 1857, est réédité en 1861 à la suite d’un procès qui censure 6 poèmes .

L’écriture du recueil joue constamment de la fusion entre le beau et le sordide.

L’auteur cherche à transformer par une écriture recourant volontiers aux figures de style et à l’utilisation des sens humains, la « boue » en « or », c’est- à-dire à extraire la beauté de la réalité souvent décevante et laide.

Le recueil se compose de 6 sections d’inégales longueurs, organisées dans un ordre précis s’apparentant à celui de la vie.

Baudelaire y présente les aspects complexes et paradoxaux des thématiques qu’il développe comme à propos des femmes par exemple.

Ce texte se situe dans la section « Spleen et Idéal », entre les poèmes « Le Serpent qui danse » et « De profundis clamavi », ce qui indique une certaine cohérence avec les images des animaux associés à la femme.

Ce poème raconte la découverte macabre que fait le poète lors d’une promenade avec la femme aimée : elle s’apparente à un récit rétrospectif, où le poète s’adresse à son aimée, doublé d’une description très réaliste du cadavre de l’animal rencontré, qui donne son titre au poème « Une Charogne ». Au cours de cette explication linéaire, il sera intéressant de voir : - comment Baudelaire renouvelle la tradition de la poésie amoureuse par la provocation, voire la parodie du lyrisme amoureux « Je vais procéder à la lecture ...

» Plan : Dans les 5 premières strophes on retrouve une description crue et macabre de la charogne, avec une gradation dans l’horreur, puis dans les trois dernières strophes on remarque un message provocateur adressé à la femme aimée.. »

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