Gaspard de Coligny (Histoire)
Publié le 22/02/2012
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contre l'Espagne, Cosme de Médicis le suggère.
Ce sera le moyen de "jeter la guerre du dedans au-dehors", de faireà l'intérieur l'union nationale, à l'extérieur, de reprendre la grande politique française abandonnée au Cateau (1559).Autorité ? Désintéressement ? Il gagne le jeune roi qui l'appelle "mon père" et qu'il "gouverne" au dire del'ambassadeur d'Espagne.
Mais pourra-t-il garder son autorité sur ce prince influençable et faible ? A cerenversement des alliances, "victoire" des réformés, vont naturellement s'opposer, outre les Guise et le particatholique, le duc d'Anjou, frère du roi, dont l'hostilité tourne à la haine, les Italiens souvent perfides qui peuplent leConseil.
Chez Catherine, au dépit de voir son fils et le pouvoir lui échapper, s'ajoutent l'attachement aux traditionscatholiques et la crainte de l'Espagne qui ne cesse d'affirmer sa puissance, à Lépante (7 octobre 1571), comme auxPays-Bas (Mons, 17 juillet 1572).
Passion du pouvoir, "timidité", comme le dira Coligny ou encore "politique demarchande" avant tout préoccupée d'avantageux mariages pour ses enfants, "elle fait passer ses intérêtsparticuliers avant le bien de son fils" écrit l'ambassadeur d'Espagne.
Ou est-ce, au contraire, sens profond desréalités et des intérêts véritables du royaume ? Grand débat qui, à la vérité, se pose depuis le début des guerresciviles.
Paris redevient la "plaque tournante".
Élève de Machiavel, la Florentine veut trancher le problème en sedébarrassant d'un homme gênant, mais, le 22 août, Maurevert ne fait que blesser l'amiral.
L'attentat manqué, leConseil privé arrache à Charles IX, sous prétexte d'empêcher la révolte des chefs huguenots réunis à Paris, l'ordrede les tuer tous, de lâcher sur eux la "grant levrière".
Coligny, serein, en sera la première victime, le 24 août,assassiné par un serviteur des Guise.
L'arrêt du Parlement le condamnant pour le crime de lèse-majesté devait être cassé dès 1576.
On sait l'admirationde Michelet : "Un grand homme, un vrai héros".
L'ascendant qu'il exerçait sur ses troupes a été relevé parMontaigne.
Il voulut être le serviteur et non le chef de la Réforme.
Il fut aussi marqué par la Renaissance : pourdécorer son château de Châtillon, il fit appel à Jean Goujon et à des peintres italiens.
Le collège qu'il y avait fondéayant été brûlé en 1569, il affirme dans son testament son intention de le réédifier "daultant que j'ay eu cela ensingulière recommandation...
c'est un bien public et par lequel Dieu peult estre honoré et glorifié".
Grâce à son titre d'amiral, Coligny s'est à deux reprises efforcé de susciter des établissements français, avecimportante participation protestante, outre-mer : à la fois intérêt religieux et moyen de mettre en échec laprépondérance maritime portugaise et espagnole (en quelque sorte premier essai de sa politique aux Pays-Bas).
Cesentreprises ne furent pas couronnées de succès à la féroce hostilité des Ibériques vinrent s'ajouter, lors de lapremière (Durand de Villegaignon à Rio de Janeiro, 1555-1559), la discorde religieuse entre Français et lapersécution, au Brésil, des réformés ; la seconde (Ribaut puis Laudonnière en Floride, 1562-1564) fut anéantie parles Espagnols du Mexique.
Elles montrent du moins les larges perspectives auxquelles se plaisait Coligny..
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