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Grand oral du bac : STALINE ET L'URSS

Publié le 05/02/2019

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staline

En juin 1945, l’Armée rouge victorieuse de l’Allemagne nazie défila sur la place Rouge. Les étendards pris à l’ennemi furent déposés au pied de la tribune où se tenaient Staline et les membres du bureau politique.

 

ceux qui critiquaient sa politique et auraient pu constituer une éventuelle équipe de rechange. Les épurations entreprises entre 1929 et 1933 lui avaient permis d’éliminer les opposants réels ou supposés, accusés d’être des «saboteurs» ou des «agents à la solde de l’étranger», et de masquer aux yeux des militants du parti les erreurs commises par certains de ses dirigeants.

 

Après une année de pause en 1934, au cours de laquelle la Guépéou est dissoute et remplacée par le NKVD, la répression de masse devient à nouveau systématique au lendemain de l’assassinat dans des conditions mystérieuses de Kirov (décembre 1934), membre du bureau politique, ami et dauphin de Staline. Les moyens de répression sont renforcés au cours de l’année 1935. De 1935 à 1939, l’URSS connaît une ère de terreur marquée par une série de procès publics avec aveux des accusés, accompagnée d’une vague d’arrestations et de déportations massives touchant quasiment chaque famille soviétique. Les principales victimes sont les anciens compagnons de Lénine et leurs fidèles. Sous une double contrainte physique et morale, Kamenev,

 

Zinoviev (1936), Piatakov, Radek (1937), Bou-kharine, Rykov (1938) se reconnaissent coupables de crimes invraisemblables et sont condamnés à mort.

 

En 1937, l’Armée rouge est frappée à son tour (procès à huis clos du maréchal Toukhatchevski et de sept généraux de haut rang) et décimée à la veille de la guerre. Les chefs de la police politique eux-mêmes ne sont pas épargnés (Iagoda en 1938, Iejov en 1939), ni l’intelligentsia (artistes, écrivains, musiciens). Au total, plus de 2 millions de personnes sont liquidées et de 5 à 8 millions sont envoyées dans des camps installés sur tout le territoire et gérés par le Goulag, une branche du NKVD. Dans ces camps, le taux de mortalité atteignait 10% par an. L’invasion brutale de l’URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941, non prévue par Staline, trop confiant dans le pacte de non-agression signé avec Hitler en août 1939, interrompt la vague de terreur. Passé le moment d’abattement devant les revers spectaculaires de l’Armée rouge, Staline prend avec énergie la tête de la résistance, mobilisant le patriotisme et les traditions russes et acceptant pour sauver le régime l’alliance et l’aide des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La victoire de 1945, acquise au prix de lourds sacrifices, lui permet de consolider les frontières occidentales de l’URSS et de s’assurer la maîtrise absolue de l’Europe centrale et orientale malgré l’opposition de Winston

staline

« Staline et l'URSS Peinte par Y.

Romas, cette toile .....

représentant la construction d'une usine sidérurgique glorifie les réalisations du premier plan quinquennal (1928-1932).

Arrêté et déporté en Sibérie en 1913, libéré par la révolution de Février, il était revenu à Petrograd et avait pris une part réduite à la rév olution d'Octobre, à la différence de Trotski.

Lénine l'avait désigné comme commissaire du peuple aux Nationalités, fonction qu'il a exercée de 1917 à 1922 tout en conservant des responsa­ bilités élevées au sein du parti bolchevik.

Il avait dans le même temps joué un rôle important dans la lutte contre les Blancs, notamment à Ts aritsyne (devenue Stalingrad de 1925 à 1961), où il s'était gravement heurté à Trotski en refusant d'exécuter les consignes.

Sa nomination en 1919 au poste de commissaire à l'Inspection ouvrière et paysanne (le Rabkrin), organisme chargé de contrôler et d 'épurer les administrations publiques, lui avait per mis de nouer des contacts étroits avec la Tcheka.

Malgré l'opposition de Trotski, il avait été désigné en avril 1922 comme secrétaire général du Parti communiste.

Des vues divergentes Ce poste clé avait fait de lui le maître de la poli­ tique des cadres en lui permettant de nommer au sein du parti des hommes entièrement dévoués à sa personne.

Il avait contraint, en s'appuyant sur l'Armée rouge, les peuples d'Ukraine, d'Asie cen­ trale et du Caucase à obéir à Moscou, n'hésitant pas à réprimer brutalement les mouvements nationaux géorgien et tatar.

Lénine lui-même avait fini par s'inquiéter de la brutalité de ses méthodes et pris ses distances avec lui quelques semaines avant sa maladie.

Dans des notes pré­ paratoires dictées à l'attention du prochain congrès du parti, il avait même conseillé de l'écarter du secrétariat général.

De graves diver­ gences séparaient également les deux préten­ dants quant à la conception du parti et à l'avenir de la Révolution.

Dénonçant le caractère de plus en plus bureaucratique du parti, Trotski était par­ tisan de démocratiser les prises de décision réser- ......

Deux paysans soviétiques examinent une lampe électrique au début des années 1920.

Ces lampes baptisées du nom d'llitch (Lénine) ont été fabriquées dans le cadre de la campagne d'électrification du pays lancée par le régime communiste.

Cette affiche ..,...

de propagande invite la population à augmenter la production industrielle.

Les plans quinquennaux étaient l'instrument de l'industrialisation rapide de l'URSS.

Pour inciter les ouvriers à travailler, le pouvoir fit appel à l'émulation associée à la contrainte.

vées jusque-là au bureau politique, alors que Staline entendait préserver le monolithisme du parti.

Devant le retard de l'économie russe, le pre­ mier affirmait l'impossibilité de construire le socialisme dans un seul pays et l'absolue néces­ sité d'étendre la Révolution hors des frontières russes, tandis que le second proposait de construire «> en attendant une nouvelle phase d'expansion.

Les deux hommes s'opposaient enfin sur la Nouvelle Politique économique.

Soutenant l'aile gauche du parti, Trotski prônait son abandon et le pas­ sage rapide à une économie socialiste impli­ quant la construction d'une industrie lourde puis légère, financée par la paysannerie.

Staline, au contraire, voulait maintenir la NEP encore quelques années.

Staline organisa le culte de Lénine, dont le corps embaumé fut déposé dans un mausolée.

Allié en mai 1924 à Kamenev et à Zinoviev , compagnons de Lénine, il conserve son poste malgré le «testament>> et obtient que Trotski soit relevé de ses fonctions gouvernementales et militaires (1925).

Puis il se retourn e contre Zinoviev et Kamenev, opposés au maintien de la NEP et ralliés à Trotski et à l'aile gauche du parti regroupés dans une ((opposition unifiée>> .

S'appuyant sur l'aile droite du parti incarnée par Boukharine et Rykov, Staline, maître du comité central et du bureau politique, brise l'opposition de gauche (1927).

Exclu du parti, Trotski est déporté à Alma-Ata en février 1928, puis banni d'URSS en 1929.

Il a été assassiné au Mexique en 1940 par un agent de Staline.

A peine l'a-t-il emporté sur Trotski que Staline décide d'abandonner la NEP et d'appliquer cer­ taines thèses de la gauche abattue.

Il veut faire de l'URSS une grande puissance industrielle tout en. »

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