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Grèce de 1995 à 1999 : Histoire

Publié le 24/12/2018

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Durant l’automne 1995, l’état de santé du Premier ministre Andréas Papandréou se dégrade, mais ce dernier refuse d’abandonner ses fonctions. La Constitution ne prévoyant le remplacement du chef du gouvernement qu'en cas de décès ou de démission, l’exécutif est paralysé. La lutte pour la succession s’ouvre dans un contexte de crise à la fois politique, économique et institutionnelle, marqué notamment par le dérapage des dépenses publiques et l’archaïsme de l’État. Après la décision finalement prise par Andréas Papandréou d'abandonner scs fonctions, Costas Simitis, chef de file de l’aile « moderniste » du PASOK, dont il est l’un des fondateurs, accède à la tctc de l’Etat en janvier 1996. Défendant une ligne politique de centre gauche, le gouvernement, rajeuni et composé de personnalités nouvelles après l'écartement des proches d’Andréas Papandréou, s’attelle à la résolution de nombreux dossiers. Les plus importants sont la normalisation des relations avec les pays balkaniques (Macédoine et Albanie), la reprise du dialogue avec la Turquie, gelé par le cabinet précédent, la question chypriote, priorité de la diplomatie grecque, le resserrement des liens entre Athènes et Bruxelles, l’assainissement de l’économie, exigé par les critères de convergence européens, et la

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« l'immigration albanaise en Grèce perdant de son acuité.

Un dialogue avec la Macédoine (FYROM) est ouvert.

La diplomatie grecque fait preuve à la fois de prudence et de fermeté filee à la Turquie.

Si les litiges entre les deux pays ( conOits frontaliers en mer Égée et l'avenir de Chypre) ne sont toujours pas réglés, des discussions sont entamées en juin 1999 à New York.

Alors que la Grèce ct la Turquie appartiennent toutes deux à l'aTAN ct qu'un accord d'union douanière rapproche la Turquie de I'UE, Athènes cherche à définir une ligne diplomatique cohérente.

Elle accepte le dialogue mais répond à chaque démonstration de force menée par Ankara.

Elle participe au processus de coopération économique régionale, mais défend fermement sa souveraineté en mer Égée.

Ces incidents contribuent à justifier le poids du budget militaire de la Grèce et sa détermination face à ce qu'elle qualifie d'« expansionnisme turc».

Enfin, les liens avec l'Union européenne sont resserrés, mais les relations avec ses partenaires et, surtout, avec l'OTAN se refroidissent au cours du printemps 1999 à la suite des bombardements aériens contre la Serbie.

En proposant sa médiation, la Grèce veut occuper une place significative dans les Balkans : celle d'un membre de l'Union européenne qui peut contribuer à la stabilisation de la région et à son développement économique.. »

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