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Implication de la presse dans l'affaire Dreyfus

Publié le 04/02/2013

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HAKAN Jeudi, 24 Janvier 2013 Aylin Tes1 Histoire-Géographie L'Affaire Dreyfus 2729171062 Sujet : Implication de la presse dans l'affaire Dreyfus. 561-5583 L'affaire Dreyfus est un évènement très médiatisé ayant suscité de nombreux débats. Cette affaire a été déclenchée lorsque Dreyfus fut accusé de coopération avec l'Allemagne par le Ministère de la guerre en Octobre 1894. Il est reconnu coupable deux mois après et condamné pas un tribunal militaire. A cette occasion, il est déporté au Bagne à Cayenne. L'affaire devient très vite médiatisée et attire l'attention des intellectuelles (savants, écrivains, députés) qui prennent position et se placent selon deux parties : les dreyfusards et les antidreyfusards, tous deux avec une opinion public clairement divisé. La presse, étant majoritairement antidreyfusarde, a joué un grand rôle quant à la diffusion de cette histoire. Il nous est présenté ici deux documents, l'un qui met en évidence la position de la presse face à cette affaire et l'autre qui prône les valeurs des dreyfusards. Le premier article, publié le 27 Juillet 1898 est tout droit tiré du journal La Croix qui est un quotidien français, propriété du Groupe Bayard depuis 1880 et fondé par des assomptionnistes. Le journal se revendique ouvertement chrétien et catholique même si ce positionnement a pu évoluer au cours de son histoire. Ce journal est plongé dans un antisémitisme déchaîné pendant l'Affaire Dreyfus et devient « le journal anti-juifs de France «. Quant au deuxième document, il présente clairement les valeurs des dreyfusards par Charles Péguy (7 Janvier 1873 ; 5 Septembre 1914). Ecrivain, poète et essayiste français, il est né à Orléans et a effectué sa formation dans une école normale supérieure, le lycée Louis-Le-Grand. Très tôt, ses prises de positions déroutent ; croyant, il critique l'Eglise catholique. Socialiste, il s'oppose au pacifisme et à l'internationalisme de la gauche et nationaliste, il ne rejoint jamais la classe bourgeoise. La menace allemande lui révèle l'existence d'un « mal universelle « et le rapproche de la foi. Son article paraît dans La Revue Blanche, une revue littéraire active de 1889 à 1903, le 15 Septembre 1899. Ainsi, on peut se demander comment la presse favorise la mobilisation de l'opinion publique au temps de l'affaire Dreyfus ? Nous diviserons donc notre recherche en trois axes. Il s'agira tout d'abord de rappeler le contexte et les enjeux de l'affaire Dreyfus. Ensuite, nous montrerons que ces documents révèlent un affron...

« universelle » et le rapproche de la foi. Son article paraît dans La Revue Blanche, une revue littéraire active de 1889 à 1903, le 15 Septembre 1899. Ainsi, on peut se demander comment la presse favorise la mobilisation de l’opinion publique au temps de l’affaire Dreyfus ? Nous diviserons donc notre recherche en trois axes. Il s’agira tout d’abord de rappeler le contexte et les enjeux de l’affaire Dreyfus. Ensuite, nous montrerons que ces documents révèlent un affrontement violent de valeurs opposées. Et enfin, nous expliquerons le rôle joué par les medias pendant cette affaire. En décembre 1894, Dreyfus fut condamné pour espionnage au profit de l’Allemagne suite à la découverte d’une lettre avec une écriture présentant des ressemblances avec celle de Dreyfus. Il est alors déclaré coupable idéale pour une partie de l’Etat-major comme pour la presse nationaliste. Il conteste mais la présence d’un dossier secret lui retire toute ses chances de prouvé son innocence et ainsi pousse les juges à le déclaré coupable le 22 Décembre 1894. Il est envoyé au Bagne du Diable au large de Cayenne. L’évènement passe outre, personne n’en fait une affaire, ni Clémenceau, ni Jaurès qui se disent être de son côté. Après une enquête personnel, le Colonel Picard découvre que le véritable auteur de la lettre est un officié nommé Esterhazy. Aussi tôt un collègue du Colonel contre argumente Picard en exposant une lettre entre l’Ambassade d’Allemagne et d’Italie mettant en cause en toute lettre Dreyfus. Les partisans de Dreyfus sont convaincu qu’il a été victime d’une erreur judiciaire et se mobilise pour réclamer le procès d’Esterhazy mais le gouvernement refuse car l’armée ne peut avué s’être trompé. Suite a cela, Esterhazy est acquitter, la foule lui fait un triomphe mais Zola, en colère, rédige un texte qui porte a se dirigé contre l’armée « J’accuse » dans lequel il manifeste son mécontentement. Il dit expressément « J’accuse le Conseil de Guerre d’avoir commis le crime juridique de condamné sciemment un coupable ». C’est a ce moment que tout devient affaire d’Etat. Picard dénonce le dossier comme faux imbriqué par le Colonel Henry, il est mis aux arrêts. Le 30 Août, coup de théâtre, le Colonel Henry passe aux aveux et dit avoir fabriqué un faux de la lettre, il est arrêté immédiatement et emprisonné mais se tranche la gorge la nuit même. Pour les antidreyfusards, Henry est un martyr et pour les dreyfusards, le suicide constitue un aveu qui justifie la tournure du procès. Malgré cela, Dreyfus sera tout de même rejugé coupable en Août 1898 et sera réhabilité seulement en 1906. Durant toute la durée de l’affaire, des reproches auront été fait aux juifs, c’est ce que nous présente L’affiche du journal La Croix. Les français leur reproche d’avoir monopolisé un quart de la fortune total de France alors qu’ils sont en très forte minorité. Ils les accusent d’avoir dépouillé dépouiller la France et blâme un syndicat juif d’avoir tenté de ruiner l’armée française pour sauver un traitre. Cependant, au milieu de toute cette noirceur et se dégout, quelques-uns comme Charles Péguy tante de sauver le peu qu’il reste en mettant en avant les atouts des juifs. En effet, dans son article il expose clairement l’antisémitisme des français face aux juifs et qualifie tous ces reproches d’ « injustice exceptionnelle, sacré et religieuse ». Des mouvements de pressions étaient effectués sur les populations afin de veillé a ce que celle-ci ne se range pas du « mauvais côté ». En effet il est expressément dit que « Dreyfus était devenu anathème et tous ceux qui se rangeaient de son côté l’étaient aussi ». »

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