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LA FRANCE S'ENLISE (1954-1958) L'ENGRENAGE ALGÉRIEN

Publié le 09/09/2014

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LA FRANCE S'ENLISE (1954-1958) L'ENGRENAGE ALGÉRIEN

1954 marque un tournant : fin de la guerre d'Indochine, début de la guerre d'Algérie qui emportera le régime.

1. Le sursaut du régime (1954-1955).

Mendès France tranche les problèmes cruciaux (18 juin 1954-6 février 1955) avec le soutien du journal l'Express :

retrait français d'Indochine (accords de Genève) ;

autonomie à la Tunisie (déclaration de Carthage) ;

réarmement allemand dans le cadre de l'OTAN, à défaut

de la CED (rejetée à l'AN le 30/8/1954) ;

« européennes : renonciation à la Sarre (1956) ; traité de Rome créant la CEE (25 mars 1957); - diplomatiques : rapprochement avec l'URSS et l'Inde ; mais conflit avec l'Égypte (Suez, octobre 1956); - coloniales : indépendances (Tunisie, Maroc, comptoirs de l'Inde, 19 56); évolution libérale en Afrique (loi Defferre, 1956).

• Mais la guerre d'Algérie provoque une triple crise : - crise financière : les dépenses militaires relancent l'infla­ tion et creusent le déficit du budget et du commerce extérieur.

La France s'endette auprès du FMI ; - crise morale : accueilli par des tomates à Alger (6 février 1956), Mollet nomme un ministre-résident partisan de la fermeté, Robert Lacoste, qui charge les parachutistes du Général Massu de rétablir l'ordre (bataille d'Alger, 1957).

Le contingent est envoyé en Algérie ; les intellectuels accusent l'armée de pratiquer la torture ; - crise politique : affaibli par la démission de deux de ses ministres (Mendès et Savary), Mollet est renversé.

Ses successeurs radicaux, Bourgès-Maunoury (été 1957) et Félix Gaillard (novembre 1957-avril 1958) subissent le double engrenage du déficit (malgré une dévaluation de 20 % en 1957) et de la violence (8 février 1958 : bombar­ dement aérien du village tunisien de Sakhiet qui abritait des fellaghas (soldats indépendantistes algériens).

3.

La chute du régime (13 mai-3 juin 1958).

• L'Algérie et la Corse entrent en dissidence (mai 1958).

- Le 13 mai 1958, pour protester contre la désignation d'un nouveau chef de gouvernement (le MRP Pflimlin), réputé favorable à des négociations en Algérie, les Algérois envahissent le gouvernement général et forment un Comité de Salut public animé par les généraux Massu et Salan.

- Le 15 mai 1958, à Alger, Salan crie «Vive De Gaulle» et à Paris, De Gaulle se déclare «prêt à assumer les pouvoirs de la République» (communiqué de presse).

- Le 24 mai 1958, des parachutistes venus d'Alger installent un Comité de Salut public à Ajaccio et annoncent une opération analogue pour le 27 mai.

• De Gaulle rentre en scène (juin 19 5 8) : le 2 7 mai 19 5 8, il parle en chef au pays et à l'armée.

Appelé à former le gouvernement par le Président Coty, il est investi (1er juin) et obtient aussitôt le droit de réviser la constitution.

63. »

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