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La guerre du Viêt-Nam et les Etats-Unis

Publié le 21/02/2013

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etats unis

Contrairement à ce qu'il a annoncé, Nixon n'a pas de programme défini pour mettre fin au conflit vietnamien. Son intention est de terminer la guerre honorablement pour les États-Unis. En juillet 1969, il décide le retrait progressif des soldats améàcains. Il ne reste plus que 24 000 hommes en 1972. Le 27 janvier 1973, un accord de paix instaure un cessezle- feu accompagné d'une réunification des deux Viêt Nam sous contrôle international et prévoit l'évacuation des forces améàcaines.

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« 1 LA REMISE EN CAUSE DE L'ENGAGEMENT 1 e Une guerre impopulaire En 1965, 61 % de l'opinion est favorable à l'intervention des Gl's au Viêt Nam.

Mais en octobre 1967, 70 % des Améàcains considèrent que le gouvernement Johnson dissimule le véàtable but de la guerre.

En 1965, des manifestations étudiantes s'opposent à la guerre organisant de nombreux colloques avec la participation d'intellectuels (l'histoàen Arthur Schlesinger ou l'écàvain Norman Mailer).

Les médias d'abord timorés, dramatisent les événements vietnamiens.

Le massacre des habitants du village de My Lai par des soldats améàcains en mars 1968 scandalise l'opinion améàcaine et internationale.

Le mouvement communiste du Viêt-công lance« l'offensive du Têt» (le 30 janvier 1968), parvenant à atteindre Saigon, la capitale sud-vietnamienne.

Cette défaite améàcaine entraîne une càse de confiance des Améàcains dans la politique de Johnson.

Le 31 mars 1968, Johnson suspend provisoirement les bombardements au nord du 17• parrallèle et offre au régime communiste d'entamer des négociations.

e Le retrait progressif des troupes américaines Le président Nixon est élu en 1969 sur un programme de retrait progressif des troupes · améàcaines du Viêt Nam.

f.administration Nixon entend mettre un terme au surengage­ ment militaire des États-Unis au Viêt Nam.

«Au temps des croisades idéologiques devait succéder une péàode de grands mouvements diplomatiques.

» Contrairement à ce qu'il a annoncé, Nixon n'a pas de programme défini pour mettre fin au conflit vietnamien.

Son intention est de terminer la guerre honorablement pour les États-Unis.

En juillet 1969, il décide le retrait progressif des soldats améàcains.

Il ne reste plus que 24 000 hommes en 1972.

Le 27 janvier 1973, un accord de paix instaure un cessez­ le-feu accompagné d'une réunification des deux Viêt Nam sous contrôle international et prévoit l'évacuation des forces améàcaines.

1 UN BILAN CATASTROPHIQUE 1 Il s'agit de la plus longue guerre de l'histoire améàcaine qui se termine par un échec militaire cuisant et un bilan très lourd en pertes humaines (plus de 57 000 Gl's tués et 300 000 blessés).

De plus, cette guerre discrédite la politique d'endiguement, l'expansion communiste n'ayant pas été arrêtée.

Mais surtout elle jette le doute sur l'efficacité des inter­ ventions militaires.

Dès lors, la politique extéàeure améàcaine subit durablement le syn­ drome vietnamien: une réticence à intervenir à l'étranger.

La guerre a été un désastre économique.

Elle a coûté 150 milliards de dollars, creusant le déficit budgétaire et déclenchant une inflation importante.

La société améàcaine sort profon­ dément marquée de cette tragédie, choquée par les agissements de ses soldats qui ont usé du napalm et bombardé les civils (un million de victimes vietnamiennes).

La multitude de films sur cette guerre révèle d'ailleurs l'ampleur du traumatisme viet­ namien dans l'imaginaire améàcain : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979), Platoon d'Oliver Stone (1986) ou Full Meta/ Jacket (1987) de Stanley Kubàck.. »

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