Devoir de Philosophie

La Guerre Froide 1945-1991 (composition d'histoire)

Publié le 16/08/2012

Extrait du document

histoire

a) En Afrique :      L’URSS s’intéresse au continent africain pour des raisons stratégiques (matières premières rares, voies stratégiques cf. pétrole). Elle étend grâce à son relais cubain (plusieurs dizaines de milliers de soldats cubains en Afrique) son influence dans d nombreuses directions. D’abord en Angola et au Mozambique (régimes communistes prosoviétiques depuis 1975), pour tenter de déstabiliser le Zaïre et l’Afrique du sud, déjà affaiblie par la campagne internationale contre l’apartheid. Ensuite l’URSS soutient le régime communiste prosoviétique du colonel Mengistu en Ethiopie (1974), pays clé pour le contrôler la Somalie et Djibouti, donc la mer rouge. Enfin, l’URSS soutient la Libye de Kadhafi, base du terrorisme international, et le régime algérien, ainsi que de nombreux mouvements indépendantistes.      b) Dans le reste du monde :      Cette tentative se retrouve sur tous les continents : Amérique centrale : Nicaragua régime communiste prosoviétique en 1979, soutien à certaines guérillas ; l’Europe : faiblesse face aux missiles SS20 installés par l’URSS à partir de 1975 (d’où risque de finlandisation de l’Europe) ; en Asie avec la réunification du Vietnam (régime communiste prosoviétique) en 1975 et l’invasion par ce pays du Cambodge en 1979 (jusqu’alors aux mains des Khmers rouges pro- chinois).      c) L’Afghanistan :      Mais c’est en Afghanistan que le tournant s’amorce. En 1979, l’URSS envahit le pays alors indépendant : c’est la première fois depuis 1945 que l’Armée Rouge envahit un pays souverain (brutalité et impudence soviétiques). Les réactions sont décisives :      - les Afghans résistent et reçoivent le soutien de leurs frères musulmans au nom du Djihad contre les impies, parois avec l’aide des EU (cf. les talibans)      - le Tiers Monde et l’ONU condamnent cette invasion, alors que les EU se réveillent…

histoire

« 2) Le modèle américain : a) Une terre de libertés : Les Américains se considèrent depuis le Mayflower (1609-1620, puritains fuyant la persécution anglaise) comme un peuple élu, en rupture avec l'ancien monde(l'Europe), et ayant rejoint une nouvelle terre promise (cf.

la fête de Thanksgiving !).

Ce peuple élu a une mission : répandre les libertés dans le monde (cf.

la statuede la liberté), ce qui suppose que les EU soient une terre de libertés.

D'où un libéralisme dans le domaine politique (Etat de droit, respectant les libertésfondamentales, en particulier religieuse, d'association, d'expression, de contestation), dans le domaine économique (propriété privée, liberté d'entreprendre,concurrence) : l'argent, dans une éthique protestante n'étant pas honteux.

Ces valeurs sont consensuelles et s'expriment dans... b) Une démocratie originale : «La démocratie est un moyen non pas tant de régir un pays que de limiter un gouvernement pour l'empêcher de nuire au développement en l'homme des valeursessentielles que donnent la famille et la foi» (R.

Reagan, Une vie américaine, Mémoires Cette démocratie repose donc sur la société civile et se méfie fortement de l'Etat (« L'État n'est pas la solution à nos problèmes, il est le problème» Reagan).Importance donc des individus, des communautés (familles, municipalités, églises, entreprises, fondations), des médias et des lobbies, face à un Etat garant et nongérant, qui n'a pas de réel rôle social (assumé par les fondations privées, les entreprises et les associations caritatives).

Cette démocratie s'incarne dans des institutionsoriginales: Etat fédéral, séparations des pouvoirs, rôle de la Cour suprême. c) Une diplomatie entre isolationnisme et interventionnisme : Cette diplomatie repose sur une conviction simple : les EU ont le meilleur gouvernement du monde et leurs valeurs (liberté et prospérité pour tous) doivent fonder unnouvel ordre international, fondé sur la prospérité économique, qui garantit le progrès social, donc les libertés et la démocratie pour tous, donc la paix.

Beaucoup yvoient de la naïveté, voire de l'utopie, mais au XXe siècle ce credo a fini par s'imposer (cf.

ONU).

Deux attitudes opposées en écoulent : .

L'isolationnisme, théorisé par la doctrine Monroe en 1823) et position traditionnelle des républicains: les EU ne doivent pas intervenir à l'extérieur, sauf en cas demenace directe (cf.

Reagan ou Bush), afin de perfectionner leur démocratie interne destinée à être le phare du monde : nostalgie d'un passé marqué par l'innocence. .

L'interventionnisme, prôné par les démocrates, qui pose qu'il faut mener des croisades pour répandre les valeurs américaines dans le monde afin d'y apporterprospérité, démocratie, donc paix (cf.

Wilson en 1917, Roosevelt, Truman, Kennedy, Carter, Clinton)). Or ces deux universalismes sont directement opposés en 1945. 3) Un contexte géopolitique favorable : a) Une Europe dévastée : La guerre a dévasté dans tous les domaines (démographique, économique et monétaire, politique et moral) l'Europe, qui ne peut servir de contrepoids dans les RI ;elle est de plus un champ de bataille entre les deux Grands et subit les débuts de la décolonisation. b) Les premières dissensions : Les EU se rendent progressivement compte que l'URSS ne respecte pas les engagements démocratiques pris lors de la conférence de Yalta (février 1945), et imposeson modèle dans les pays occupé par l'armée rouge sans organiser des élections libres, tout en cherchant à s'emparer de la Grèce, de la Turquie et de l'Iran c) La question allemande : L'Allemagne a été divisée en 4 zones d'occupation lors de la conférence de Potsdam.

Or les zones évoluent soit vers un modèle libéral (zone américaine, britanniqueet française) soit vers un modèle soviétique.

Conséquence : pas de traité de paix entre l'Allemagne et les Alliés, et surtout méfiance grandissante des Américains,alertés par les Allemands qui circulent librement entre les zones, des réalités soviétiques. Et cette prise de conscience s'accentue grâce à l'un des vainqueurs de la guerre, battu aux élections de 1945 : W.

Churchill, qui à Fulton, rend publique en mars 1946son inquiétude quant à l'évolution de l'Europe : pour la première fois apparaît publiquement l'expression « rideau de fer », qui rend perceptible la séparation et lacoupure que l'URSS impose en Europe.

Lest occupé par l'Armée Rouge subit soviétisation, stalinisation (= totalitarisme) et est donc victime de l'impérialisme. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles