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L'armée de Louis XIII pendant la guerre de Trente ans

Publié le 26/08/2013

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louis xiii

Dans l'Europe du XVIIe siècle, l'armée n'est organisée que lors des conflits. Il arrive très souvent que le roi vende alors des brevets soit de capitaine, soit de colonel. À charge ensuite au capitaine de recruter sa compagnie et au colonel son régiment. Les conditions de guerre n'ont rien de commun avec celles des conflits qui se dérouleront au XXe siècle. Les armées se battent pendant six mois — quand les conditions météorologiques sont les plus propices — puis hivernent six autres mois. Durant la période hivernale, la majeure partie des officiers et des soldats sont licenciés ou s'absentent. Mais la guerre, en se prolongeant — elle va durer contre l'Empire jusqu'en 1648 et contre l'Espagne jusqu'en 1659 — rend nécessaire, près du lieu d'éventuelles opérations ou en pays ennemi, le maintien de régiments et de compagnies à effectif très réduit.

louis xiii

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charge du cantonnement impo ­ s ée aux populations , celui-ci est réparti sur des territoires très étendus .

Les populations victimes des exactions de l'armée C'est ainsi qu'en 1639 , l'armée du maréchal de Châtillon prend ses quartiers d'hiver en Picar­ die , en Normandie, dans le Mai­ ne et dans le Perche .

C'est un moindre mal, au regard du pilla­ ge, une plaie qui détruit la disci­ pline et ruine les populations .

Richelieu ne voit d'autre moyen pour l'empêcher que d 'enfer ­ mer parfois les soldats pendant l'hiver dans des sorte s de c aser­ nements.

Au pillage , d'ailleur s, s ' ajoutent souvent les meurtres et les exactions dont sont vic­ times les sujet s du roi.

Mais ceu x-ci s'estiment heureux de ne pas partager le s ort beau­ coup plus rude réservé au x po­ pulations du Piémont , d'Alsace , de Lorraine ou de s Pays- Bas .

C'est à peine si l'on trouve trace au sein de s troupe s royales d'un minimum d 'esprit national.

Car dans les régiments se trouvent confondue s les nation alités , les confessions et le s différences sociales .

En ce temp s-là, une ar­ mée est bien un e entit é distinc- LOUIS XIII DEMANDE DES VIVRES À RICHELIEU Le 6 août 1636, il est 9 heures du soir, Louis XIII, en pleine campagne de Picardie, écrit à Richelieu : «Le principal est le vivre auquel je ne vois pas qu 'il y ait grand ordre, ni nombre de chariots pour suivre l'armée.

li faut faire donner de l'argent à notre nouvelle cavalerie ...

autrement il est à craindre qu 'elle ne se débande .» Le 2 septembre, le roi informe son ministre que «plusieurs régiments se sont plaints à moi que Mignot ne leur voulait plus fournir de pain, faute d 'argent, j'y en envoyais hier au soir exprès , de quoi je n'ai point encore eu de réponse .» De nouveau, le 5 septembre, il signale au cardinal : «J'ai donné avis à monsieur le Chancelier de faire tenir le pain prêt mercredi à Senlis et Crépin pour l'armée de Bourgogne .» Tout comme le roi, Richelieu s'occupe du ravitaillement et il en comprend toute l 'importance .

«Le soin des vivres doit être commis à des personnes de qualité, dont la vigilance, la fidélité et la capacité soient connues ...

li n'y a point de gens trop relevés pour être employés en telles charges », écrit-il dans son Testament politique.

Richelieu a même eu recours, pour ce service des vivres , à des évêques.

Mais finalement tout dépend des munitionnaires, si bien que les troupes ne sont jamais assurées d'un ravitaillement régulier.

te dont la règle principale est de vivre en marge et aux dé­ pens de la société civile.

Ne font guère exception que les tercios espagnols , composés de merce ­ naires attirés par de fortes soldes , ou les fantassins sué­ dois, d'origine paysanne, dont l'obéissance et la discipline ont été -tant qu'a vécu le roi de Suède Gus tave-Adolphe -tout à fait rem a rquable s.

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