Devoir de Philosophie

Le débarquement en Provence

Publié le 26/03/2019

Extrait du document

provence

Le débarquement en Provence

Le 16 août 1944, alors que les Américains de la 7e armée du général Patch ont débarqué la veille, les soldats de la 1re armée française, sous les ordres du général de Lattre entonnent La Marseillaise en apercevant les côtes de France.

 

Dénommé Anvil, puis Drageon, le débarquement de Provence avait été longtemps refusé par Churchill, enclin à porter l'attaque dans les Balkans. Mais, l'état-major américain considérait cette opération comme un complément indispensable au débarquement en Normandie. Elle devait achever la désorganisation des armées ennemies et les prendre en tenaille.

La foule en liesse accueille les premiers Américains à Monte Carlo, en août 1944.

Sur place, le général allemand Wiese ne peut engager que 250 000 hommes, soit sept divisions. Une vient de partir vers la Normandie, une autre combat les résistants dans les Alpes. Il dispose toutefois de^ défenses côtières imposantes, notamment d'une forte artillerie, protégeant Marseille et Toulon.

 

Côté allié, l'expérience de la Normandie a montré l'importance de la Résistance. Depuis juin, les maquis de Provence, forts de 15 000 hommes, reçoivent des armes et des conseillers pour les préparer à leur mission. Le général américain Devers rendra hommage à ces FFI qui, selon lui, ont fait le travail de quatre divisions.

 

L'effet de surprise est une réussite. L'occupant sait qu'un débar-

quement se prépare entre le Languedoc et le nord de l'Italie, mais il en ignore le lieu. Des avions de la Luftwaffe repèrent alors une concentration navale en provenance de Sicile, de l'Italie du Sud et de la Corse et faisant route vers Gènes. Alors que les Allemands croient à un nouveau débarquement en Italie, dans la nuit, l'armada, forte de 2 000 bateaux, met le cap sur la presqu'île de Saint-Tropez, prenant ainsi l'ennemi à contre-pied.

1944

provence

« un ités de tout l'empire, aguerrie s par les combats d'Afrique et d'Italie où elle s se sont particulièr emen t il lus trées.

Au total, 280 000 hommes, répartis en deux divisions blindées et cinq d'i nfanterie.

L'avance est alors très rapide.

La lib ération des villes occupées devancent de deux semaines à trois mois les prévisions : Grenoble le 22, To ulon le 23, Marseille le 29 puis Nice le 30 août.

Conscients du risque d'isolemen t, les Allemands stationnés à l'oues t du Rhône reçoivent l'ordre, dès le 17, de se replier, les autres assurant leur retra ite.

Dans les Alpes, la résistance avait contraint les troupes d'occu­ pation, démoralis ées, à la défensive ; elle ouvre le chemin aux libérateurs en harcelant sans cesse l'ennemi au prix de dramatiques représa illes.

Remontant la va llée du Rhône, les forces alliées prennent Lyon le 3 septembre.

Le 12, la 1" DB de de lattre et la 2' DB de Leclerc font leur jonction en Bourgogne.

la libération appr oche.

D'autres débarquements 19 août 1942 Dieppe l'opération Jubilée, avec ses 6 000 Canadiens et 250 ba­ teaux engagé s, est une ex­ périenc e essent ielle pour tester la capacité défensive du Mur de l'Atl antique.

Ne bénéficiant pas de l'effet de surprise, le raid est un car· nage.

Ses enseignements sont mis à profit pour la réussite d'autres opérations amphibies.

8 novembre 1942 Afrique du Nord lors de l'opération Torch, les Angk>-Amér icains pensent être bien accuei llis par les Français, mais ils le sont à coups de ca­ non.

Étalé sur trois secteurs et 1 500 km : Maroc, régions d'Alger et d'Oran, le débarque­ ment rassemble 200 navires et 10 0 000 hommes mais a de grandes faiblesses techniques.

10 ju ille t 19 43 Sicile Sous le nom de code Husky, les Alliés lancent leur premier grand débarquement.

3 500 bateaux, 4 000 avions, 160 000 hommes, sur deux secteurs de plages distants de 30 km.

la riposte des blindés allemands est redoutable mais la maî­ trise des airs par les Angle­ Américains en vient à bout.

Ce débarquement préfigure celui du 6 juin 1944.

Italie Septembre 1943 et ja nvier 1944 le débarquement de Salerne, avec ses 55 000 hommes, faillit être un fiasco face à une forte résistance allemande.

Il faut toute l'énergie des Alliés et un recours massif à l'aviation pour éviter le carnage.

Un second débarquement à Anzio, en janvier, est nécessaire pour attaquer les arrières de la 14' armée allemande.

Des manœu· vres trop lentes et la réaction de l'occupant faillirent faire de l'expédition un échec.

Normandie 6j uin 1944 Ove rlord est le débarquement décisif pour l'issue de la guerre.

Il demeur e le modèle d'une opération menée sur 80 km avec des moyens jamais égalé s : 16 0 000 hommes, 20 000 véhicules, 11 000 avions, 7 000 bateaux pour cette seule journée.

Cette expédition bénéficie des expériences des débarquements précédents.

19 44 Après le débarquement de Dieppe, le 19 août 1942 , des Canadiens gisent sur la plage.

Débarquement de troupes alliées en Algérie, en 1942 Soldats anglais de la 5' Armée après le débarquement en Italie 111. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles