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Le "New Deal" de Roosevelt

Publié le 04/04/2019

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roosevelt
travail ou pour les mesures de créations d'emploi confie à des organismes fédéraux la charge de créer des postes pour \"renforcer la puissance économique du pays\". Grâce à une loi sur les conditions de travail, le président limite les horaires hebdomadaires, introduit le salaire minimum et abolit le travail des enfants. Une bonne partie de ces lois est adoptée sous forme de programmes d'urgence, mais la Cour suprême rejette les mesures qui sont jugées contraires à la Constitution.
 
Le \"New Deal\" ne peut mettre un terme à la dépression - il faudra attendre la Seconde Guerre mondiale pour cela -, mais il s'attaque aux situations de détresse et empêche une nouvelle aggravation de la crise. Par ailleurs, il fait des États-Unis un État moderne, introduit des protections sociales, notamment pour les retraités et les chômeurs, et crée un mode de négociations salariales encore en vigueur aujourd'hui.

roosevelt

« Histoire intérieure Comme le Front populaire en France, le New Deal (« nouvelle donne ») est un projet réforma­ teur ambitieux.

Cette expérience va marquer durablement les esprits et constituera l'axe idéo­ logique autour duquel s'organisera longtemps la vie politique américaine.

1 UN VASTE PROGRAMME RÉFORMATEUR 1 Largement inspiré par les théories de l'économiste britannique John Maynard Keynes, le New Deal du président démocrate Franklin Delano Roosevelt (1933-1945) répond à l'urgence de combattre la Grande Dépression.

Par l'intervention de l'État, le New Deal transforme le système économique, le tissu social et les méthodes politiques en « cent jours» (mars-juin 1933) et pendant la période 1935-1938 (second New Deal).

0 Rénover le système économique r.État intervient dans la vie économique par une politique de grands travaux (création de la Civil Work Administration et de la Tennessee Valley Authority) et une gestion finan­ cière rigoureuse (dévaluation de 41 % du dollar).

Le gouvernement encourage les industriels à s'entendre sur la fixation des prix, recon­ naît les fusions à condition que les entreprises respectent les réglementations sociales.

Il soutient la modernisation des structures agricoles en versant de nombreuses subventions (distribuées par l'AM, l'Agence fédérale d'aide aux agriculteurs) et lance une politique de réorganisation bancaire (loi Glass-Steagall de 1933) pour éviter la spéculation.

0 Promouvoir le progrès social Le facteur social devient la priorité de l'État fédéral : il faut faire prévaloir le souci de la communauté sur les excès de l'individualisme.

r.influence des « businessmen » recule sensiblement.

Roosevelt s'adresse à« l'homme oublié au bas de la pyramide» pour lui redonner sa dignité.

Les libertés syndicales sont reconnues (loi W..gner de 1935).

Une agence fédérale est chargée de protéger les droits syndicaux.

Des agences d'aide aux chômeurs se créent comme la CWA qui secourt quatre millions de chômeurs.

La protec_tion socia\e s'améliore avec le Sodal Security Aa de 1935 qui est une aide fédérale aux Etats pour financer l'assurance-chômage (garantissant 15 à 18 dollars par semaine pendant six mois), une caisse de retraite alimentée par un système de cotisation ouvrière et patronale se met en place.

0 Réformer les institutions américaines Alors que la Cour suprême freine la mise en place des réformes du New Deal, Roosevelt est triomphalement réélu en 1936.

Pour passer outre ce blocage, il propose dès février 1937 d'augmenter les effectifs de juges à la Cour suprême.

Le Sénat rejette cette pro­ position.

Les juges les plus âgés sont remplacés par des progressistes qui autorisent les réformes de Roosevelt, comme les interventions de l'État dans l'agriculture, l'industrie ou le domaine social.. »

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