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L'éclosion du monde littéraire au Nouvel Empire

Publié le 02/10/2018

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Le plus célèbre lot d'archives d'un temple funéraire (celui de Néferirkarê Kakaï) date de la v· dynastie et le premier courrier administratif - lettre de reproche d'un subordonné à un vizir - de la VIe dynastie. En dehors de ces documents administratifs, rédigés en hiératique, les hiéroglyphes sont utilisés pour les textes religieux et funéraires. Dès la IVe dynastie, les sépu ltures se couvrent d'inscriptions cultuelles, un usage qui se développe sous les v· et v1· dynasties. Sur les parois des tombes figurent désormais des appels que les morts adressaient aux vivants et des biographies funéraires faisant l'éloge du défunt, tandis que les Textes des Pyramides sont inscrits sur les murs des tombes royales. En revanche, aucun texte susceptible d'être classé dans la littérature proprement dite - c'est-à-dire les bel les-lettres - de l'Ancien Empire n'est parvenu jusqu'à nous. Cette période de formation restera cependant mythique aux yeux des scribes des générations postérieures. 

Les Égyptiens accordaient un statut particulier à la parole, aussi bien écrite qu'orale : celui qui la maîtrisait était censé influer sur le cours des événements. Il n'est donc pas étonnant que cette pensée, d'abord à caractère magique, ait fini par donner naissance à un véritable amour pour les belles-lettres. 

« registrées par écrit - les pre­ mières œuvres à ambition lit­ téraire et qu'apparaissent les deux genres majeurs de la lit­ térature égyptienne : les en­ seignements et les contes .

Se­ lon la théorie en faveur parmi les égyptologues, leur nais­ sance devrait d'ailleurs beau ­ coup aux textes funéraires de l'Ancien Empire et en particu­ lier aux biographies des dé­ funts.

Celles-ci avaient en ef­ fet deux buts : d'une part, té­ moigner de la vertu du mort en développant des thèmes moraux traditionnels, que re­ prendront plus tard les ensei -gnements ; d'autre part, dis­ tinguer le défunt de ses co n­ temporains en narrant cer­ tains événements marquants de son existence.

Ces deux aspects de la biogra­ phie funéraire auraient ainsi abouti à la création sous le Moyen Empire du genre nar­ ratif (contes) et de la littéra­ ture sapientiale.

Il est effecti­ vement indéniable que le cé­ lèbre Conte de Sinouhé n'est pas sans rappeler la structure de ces biographies funéraires.

Bien que cette hypothèse soit séduisante, le débat sur les origines de la littérature en Égypte n'est pour autant pas clos, d'autres auteurs accor­ dant une plus large place à l'influence de la littérature ora­ le et au genre épistolaire dans ce processus d'élaboration.. »

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