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Les pèlerinages au Moyen-âge (VIe et XVe siècles)

Publié le 27/02/2008

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Au Moyen-âge, le pèlerinage aux tombeaux des saints était une forme de pénitence très répandue qui permettait d'obtenir réparation de ses péchés. Aux pèlerinages traditionnels de Rome et de Terre Sainte, s'ajoute celui de Compostelle qui draina des centaines de milliers d'hommes à partir du Xe siècle. Une forme privilégiée de pénitence Le pèlerinage, à cause de ses rigueurs et de son caractère rituel, était une forme privilégiée de pénitence. Quitter les siens, affronter les dangers de la route, visiter l'un après l'autre les tombeaux des grands saints, constituaient une pratique ascétique des plus dures mais elle apportait le salut éternel. Il était d'usage de s'imposer cette pénitence pour se préparer à la mort. Le pèlerin portait un manteau à capuchon, un bâton, une besace et une gourde. En France, les pèlerinages les plus populaires étaient ceux de Saint-Martin à Tours et du Mont-Saint-Michel. Vers l'an mil, les grands pèlerinages furent subitement en vogue.

« Laissant son armure, ce soldat a pris l'habit de pèlerin (extrait du Pèlerinage de vie humaine, de G.

de Diguelleville ; Paris, Bibliothèque nationale).

CAPÉTIENS Henry ler LE ROI ET SON PEUPLE La vogue des pèlerinages vers 1035 A Jérusalem, à Rome ou à Saint-Jacques-de- Compostelle, les foules du Moyen Age accourent de toute l'Europe pour prier et se recueillir auprès des tombeaux du Christ et des apôtres.

Le pèlerin se met en route par dévotion, pour faire pénitence ou, le plus souvent, pour demander une guérison miraculeuse.

A utour de l'an mille, les foules de pèlerins chré- tiens se pressent à Jérusalem, la Ville sainte par excellence.

L'avènement du second millé- naire « relance » un pèlerina- ge qui, en raison des troubles politiques, a perdu de sa vigueur.

Quelques décennies avant la première croisade - extension et nouvelle forme de pèlerinage —, humbles fidèles ou grands personnages prennent la route pour mettre leurs « pas dans les pas du Christ ».

Ainsi, en 1035, le duc Robert Il de Normandie, l'un des pèlerins les plus célèbres de son temps, se rend dans la Ville sainte, accompagné d'une suite imposante.

Le Moyen Âge est certes l'épo- que bénie des pèlerinages chrétiens.

Toutefois l'origine de cette pratique religieuse lui est bien antérieure.

Elle lui a aussi largement survécu, susci- tant encore aujourd'hui de nouveaux engouements.

Voya- ge religieux à destination d'un lieu souvent marqué par la vie d'un fondateur de religion ou la présence des reliques d'un saint, le pèlerinage n'est pas l'apanage du christianisme.

L'islam a son grand rassemble- ment à La Mecque ; l'hindouis- me draine les foules sur les rives du Gange, à Bénarès.

Une « sainte trilogie » Pendant de longs siècles, Jéru- salem, Rome et Saint-Jacques- de-Compostelle vont consti- tuer les trois grands pèlerina- ges chrétiens.

Lieu d'appari- tion de la Vierge Marie, au X1Xe siècle, Lourdes deviendra éga- lement, à l'époque contem- poraine, un lieu très fréquenté où se pressent chaque année cinq millions de fidèles.

Berceau du christianisme, Jé- rusalem est aussi le berceau de ces pèlerinages.

Ceux-ci com- mencent à se mettre en place au Ive siècle.

Mère de l'empe- reur Constantin, sainte Hélène est l'une des premières à se rendre en Terre sainte.

Elle y aurait, selon la légende, re- trouvé la Vraie Croix et fait éri- ger des basiliques.

Un Itinéraire. »

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