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Les transformations économiques et leurs consé-quences sociales depuis 1945 dans les pays indus¬trialisés d'économie libérale

Publié le 09/09/2014

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Les transformations économiques ont été accompagnées d'un accroissement naturel très fort, dû d'une part à l'augmentation de la natalité et de la fécondité et d'autre part au recul de la mort. La croissance économique en élevant le niveau de vie est certaine­ment le facteur le plus important pour expliquer l'augmentation de la nata­lité. Mais le « baby-boom « qu'ont connu la plupart des pays occidentaux au lendemain de la guerre, doit beaucoup à la baisse de la mortalité infan­tile (en France on passe d'un taux de 50 pour mille en 1945 à 10 pour mille dans les années 1970), conséquence directe de l'amélioration du niveau sani­taire. Par ailleurs, l'augmentation de l'espérance de vie est la conséquence directe d'une meilleure alimentation, d'un meilleur environnement sani­taire et de meilleures conditions d'habitat, autant d'améliorations permises par la croissance économique.

 

Dans les années 1960, dans les sociétés occidentales, les jeunes n'ont jamais été aussi nombreux en valeur absolue et en valeur relative : ils ont imposé leurs modes, leur culture, leur refus du conformisme et des

« Première partie : des transformations économiques qui ont bouleversé les structures sociales • Essor de l'industrie, diversifi.cation et intégration de la classe ouvrière La formidable croissance économique que connaissent les pays d'éco­ nomie libérale du monde occidental au lendemain de la Seconde Guerre mondiale est due au dynamisme des productions industrielles.

L'industrie généralise le système tayloriste et fordiste de production, né aux États-Unis et resté très marginal en dehors de ce pays jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Le taylorisme permet une augmentation de la productivité donc des richesses.

Le nombre des ouvriers dans les usines ne cesse de croître jusqu'au début des années 1970: le travail à la chaîne se généralise, multipliant le nombre des ouvriers spécialisés (OS), ouvriers sans qualification professionnelle, formés en quelques jours voire en quelques heures à un travail répétitif et aliénant.

En France, en Allemagne, en Belgique, ce sont les travailleurs immigrés qui constituent le gros des bataillons des OS et, dans tous les pays, ce travail peu qualifié est également exécuté par les femmes qui entrent massivement dans la production.

Si l'in­ dustrie multiplie les emplois d'ouvriers peu qualifiés, elle a également un grand besoin de contremaîtres et d'ouvriers qualifiés.

La crise du début des années 1970 a vu le nombre des ouvriers cesser de croître, les OS diminuer en importance ainsi que les ouvriers qualifiés, mineurs, métallurgistes, sidé­ rurgistes, alors que les techniciens et les ouvriers en blouse blanche n'ont cessé de prendre de l'importance.

Les rapports sociaux ont évolué.

Sous l'égide de l'État providence, les organisations syndicales ont été légitimées et ont pu conclure des accords négociés avec les organisations patronales, accords qui ont permis des avan­ cées sociales importantes.

• La fin des paysans L'essor de l'industrie a eu des répercussions immédiates sur l'agriculture.

Grâce aux tracteurs, aux machines, aux engrais chimiques, l'agri­ culture a connu une mutation capitale.

Le nombre des paysans n'a cessé de diminuer.

Les agriculteurs qui représentaient encore, au lendemain de la guerre, dans certains pays, le quart de la population active tombent à moins de 5 % dans les années 1980.

Ces transformations provoquent un exode rural qui vide les campagnes et accélère le mouvement d'urba­ nisation commencé au xrxe siècle.

Au début des années 1990, les trois quarts de la population des pays occidentaux sont urbanisés.

On parle alors de la. »

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