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Mondialisation, fonctionnement et territoires : acteurs, flux, débats.

Publié le 03/12/2014

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mondialisation
COMPOSITION Mondialisation, fonctionnement et territoires : acteurs, flux, débats. Vous montrerez dans quelles mesures on peut affirmer que la mondialisation, par son fonctionnement néolibéral qui met en concurrence les territoires les uns avec les autres, organise une nouvelle géographie de l’espace mondial? La mondialisation des économies, et subséquemment des cultures, est le trait dominant de l’organisation de l’espace mondial. Sa logique néolibérale d’échanges sans entraves met les territoires en concurrence les uns avec les autres.  Les différents acteurs publics et privés (I) qui concourent à la mondialisation tissent des réseaux de flux à l’échelle mondiale (II) ce qui entraîne une inégale intégration des territoires à la croissance économique mondiale, et ce, à toutes les échelles. Les disparités socio-économiques causées par la mondialisation nourrissent un grand nombre de débats (III) sur l’opportunité de changer de logique d’organisation économique et politique à l’échelle de la planète. *         *         * Les acteurs de la mondialisation des économies et des cultures sont d’abord des acteurs publics et institutionnels (1) c’est-à-dire les États et les organisations régionales et internationales d’États mais aussi des acteurs privés (2) comme les Firmes Transnationales (FTN), les Organisations Non Gouvernementales (ONG) voire les mafias. Les États sont les 1ers acteurs de la mondialisation des économies et des cultures. Maîtres du cadre légal des opérations économiques ils assurent par la législation et par les décisions administratives et de justice l’ouverture de leurs économies au marché mondial et le respect des règles des transactions entre opérateurs économiques. Ce sont eux qui ont progressivement libéralisé leurs économies (Et ce à toutes les échelles comme en témoignent les zones franches), ou en dérégulant les marchés intérieurs par exemple (REAGAN, 1980-1988, THATCHER, 1979). Ils assurent le respect de la propriété industrielle et intellectuelle, fondement de l’activité économique, mettent en œuvre des politiques d’éducation et de formation (Le Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, CERN, qui élabore les protocoles Web) pour les populations et participent à la construction des grandes infrastructures :  de transport (Terminaux maritimes, voies autoroutières, hubs aériens), de Recherche et de Développement (R&D, lancements de programmes spatiaux et de satellites de télécommunication, développement de programmes trop coûteux pour des entreprises comme le Global Positioning System, GPS, ou ARPANET l’ancêtre d’Internet). Ils financent également les institutions internationales qui orchestrent la mondialisation libérale comme le Fonds Monétaire International (FMI, 1944), l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC, 1995) ou le World Bank Group (WBG, 1944). Ces institutions sont placées sous la tutelle théorique du secrétariat général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) même si en pratique elles obéissent plus sûrement à leurs bailleurs de fonds, les États. Enfin ils constituent des associations régionales d’États qui assurent une libéralisation accélérée des échanges à l’échelle régionale : l’Union Européenne (UE, 1957 et 1992, 25% du PIB mondial) en Europe, l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA, 1960), sont les seules Organisations Intergouvernementales (OIG) à avoir mis en place des unions monétaires et sont les plus poussées des associations régionales de coopération économique. La plupart des associations sont vouées à la libéralisation des échanges : c’est le cas de l’Association de Libre Échange Nord Américaine (ALÉNA, 1994, 28% du PIB mondial) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, ou le Mercado Común del Sur (MERCOSUR) entre les pays du cône sud en Amérique latine (5% du PIB mondial). Mais les États sont aussi des acteurs de la veille sécuritaire et humanitaire : i...
mondialisation

« 1980-1988, THATCHER, 1979). Ils assurent le respect de la propriété industrielle et intellectuelle, fondement de l'activité économique, mettent en oeuvre des politiques d'éducation et de formation (Le Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, CERN, qui élabore les protocoles Web) pour les populations et participent à la construction des grandes infrastructures :  de transport (Terminaux maritimes, voies autoroutières, hubs aériens), de Recherche et de Développement (R&D, lancements de programmes spatiaux et de satellites de télécommunication, développement de programmes trop coûteux pour des entreprises comme le Global Positioning System, GPS, ou ARPANET l'ancêtre d'Internet). Ils financent également les institutions internationales qui orchestrent la mondialisation libérale comme le Fonds Monétaire International (FMI, 1944), l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC, 1995) ou le World Bank Group (WBG, 1944). Ces institutions sont placées sous la tutelle théorique du secrétariat général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) même si en pratique elles obéissent plus sûrement à leurs bailleurs de fonds, les États. Enfin ils constituent des associations régionales d'États qui assurent une libéralisation accélérée des échanges à l'échelle régionale : l'Union Européenne (UE, 1957 et 1992, 25% du PIB mondial) en Europe, l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA, 1960), sont les seules Organisations Intergouvernementales (OIG) à avoir mis en place des unions monétaires et sont les plus poussées des associations régionales de coopération économique. La plupart des associations sont vouées à la libéralisation des échanges : c'est le cas de l'Association de Libre Échange Nord Américaine (ALÉNA, 1994, 28% du PIB mondial) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, ou le Mercado Común del Sur (MERCOSUR) entre les pays du cône sud en Amérique latine (5% du PIB mondial). Mais les États sont aussi des acteurs de la veille sécuritaire et humanitaire : ils constituent les armadas internationales de lutte contre la piraterie (Détroit de Bab-El-Mandeb dans l'Océan indien) et de lutte contre les mafias (Sahel, Colombie). Enfin ils tentent, depuis peu, de préserver certains aspects de leurs modèles de développement face aux excès de la libéralisation des échanges. La mondialisation des économies et des cultures est au quotidien l'action d'acteurs privés. Au premier rang d'entre eux se trouvent les Firmes Transnationales (FTN). Les définitions de ce que sont les FTN sont aussi nombreuses que les FTN elles-mêmes. Si on prend la définition la plus large (Une entreprise qui possède au moins une filiale à l'étranger) elles sont près de 85 000, emploient 80 millions de travailleurs, sont localisées à. »

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