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Offensive alliée en France (seconde guerre mondiale).

Publié le 03/10/2012

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Offensive alliée en France (seconde guerre mondiale). Après le débarquement, la percée La première phase de l'opération Anvil rencontra peu de résistance, si l'on considère que la 19° armée allemande, commandée par le général Blaskowitz, comprenait une division blindée, huit divisions d'infanterie et disposait en outre d'un bon réseau de fortifications pour affronter un assaut venu de la mer. Mais l'effet de surprise et l'inégale qualité des unités allemandes permirent aux Alliés de remporter un succès total. Les seuls problèmes de la 7" armée (qui comprenait initialement 10 divisions et en reçut 13 de plus, alors qu'il était trop tard pour intervenir), résidaient dans l'approvisionnement et l'exploitation du succès. Au cours des trois premiers jours, les Américains purent établir une tête de plage, de 60 km de large et de 30 km de profondeur, et ouvrir aux Forces françaises libres, comprenant une forte proportion de tr...

« Offensive alliée en France Il Progression A partir des têtes de plages, les Alliés se lancèrent à la poursuite des Allemands, en retraite selon deux axes, la vallée du Rhône et la route Napoléon, par Grenoble et Chambéry.

La progression américaine sur la route Napoléon fut si rapide que Grenoble tomba le 23 aoOt.

Alors, on infléchit l'offensive vers l'ouest, afin d'engager une bataille d'encerclement à Montélimar.

Malheureusement pour les Alliés, cette manœuvre se heurta à la 11e division Panzer, qui sut se protéger et poursuivre sa·retraite, en dépit d'attaques aériennes constantes.

En fait, Blaskowitz se préoccupait bien moins des forces d'Anvil, à peu près équi­ valentes aux siennes, ou des FFI, pourtant gênantes, que de la menace croissante que faisait peser sur lui l'offensive de Pat­ ton qui, parti de Normandie, fonçait en direction de la frontière allemande.

Cette menace concernait non seulement Blas­ kowitz, mais aussi la 1re armée alleman­ de, qui évacuait le sud-ouest de la France.

Lorsque les combats s'intensifièrent, aux abords de Lyon, le 28 aoOt, on crut que les Alliés tenaient enfin leur bataille d'encerclement.

Mais une habile défensi­ ve retarda la prise de la ville jusqu'au 3 septembre, ce qui permit à la 19e armée de se replier sur Belfort, tandis que la 1re armée traversait Lyon.

La résistance alle­ mande durcissait près des villes et, chaque fois, empêchait l'encerclement.

Lorsque, le 18 septembre, les éléments avancés de la 3e armée de Patton et de la 7e armée de Patch firent leur jonction à Châtillon-sur-Seine (comme il convenait, les deux unités de reconnaissance étaient françaises).

le gros des forces allemandes avait fui.

Blaskowitz qui, pendant un mois, avait battu en retraite sur 800 km et pré­ servé la cohésion de ses troupes sans cesse harcelées, fut pourtant limogé.

On a beaucoup discuté l'intérêt de l'opé­ ration Anvil.

Certes, elle permit la capture de nombreux Allemands et le renforce­ ment du flanc droit d'Eisenhower sur le dif­ ficile terrain des Vosges.

Mais cela valait­ il que l'on réduisît les moyens mis en œuvre sur le front italien? Oui, sans aucun doute, pour les Français: Anvil leur per­ mettait d'effacer en partie le désastre de 1940.. »

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