oral : en quoi Berlin représente un enjeux de la guerre froide?
Publié le 10/04/2026
Extrait du document
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INTRODUCTION
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne est occupée par les puissances
victorieuses : l’URSS, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Ces pays se partagent le territoire
allemand afin de contrôler et empêcher un nouveau danger venant de l’Allemagne.
Les
États-Unis et le Royaume-Uni cèdent ensuite une partie de leur zone à la France.
L’Allemagne est donc divisée en quatre zones d’occupation : trois occidentales (États-Unis,
Royaume-Uni et France) et une soviétique.
Création du mur de berlin
La construction du Mur va être une réaction à l'effondrement économique de la RDA.
Le
projet économique mis en place en 1956 par les soviétiques est un échec dès le début, la
production industrielle augmentant moins vite que prévu et la collectivisation des terres
agricoles entraînant une baisse de la production et une pénurie alimentaire.
C’est donc Pour
stopper ce phénomène massif et continu que la RDA empêche le passage à l’Ouest en
posant, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, des grillages et des barbelés encerclant
Berlin-Ouest marquant ainsi le début du processus d'édification du Mur, projet secret du
gouvernement est-allemand.
14 500 membres des forces armées bloquent les rues et les
voies ferrées menant à Berlin-Ouest.
Des troupes soviétiques se tiennent prêtes au combat
et se massent aux postes frontières des Alliés.
Tous les moyens de transport entre les deux
Berlin sont interrompus.
Le jour même, Konrad Adenauer, chancelier de la RFA, appelle la
population à rester calme.
Pour autant, la réaction des Alliés n'est pas immédiate et seul le
maire de Berlin, Willy Brandt, proteste énergiquement.
La surveillance intensive du mur dissuade toute tentative de transgression, même si certains
s’y risqueront quand même.
Le 13 août 1961 ce qui n'était qu' un petit mur composé de
quelques barbelés, devient un mur de béton de trois mètres de haut physiquement
impossible à franchir que ce soit dans un sens ou dans l’autre.
Cela provoque chez les berlinois de l’est des fuites plus que dangereuses, certains se
faufilent entre les palissades, d’autre saute de fenêtres de bâtiments se situant juste à cette
frontière et dont les ouvertures n’ont pas encore été bouchées.
les populations ne vont pas rester indifférentes et La première manifestation devant le Mur a
lieu le 16 août et réunit 300 000 personnes.
Rapidement pour intercepter les fuites, le mur est surplombé de mirador et surveillé par des
milliers de soldats armés ( VOPOS ).
Il est bordé de mines anti-personnelles, de pièges pour tanks, de barrières d'alarme et
autres.
Il court sur 155 km autour de Berlin-Ouest, s'ajoutent ensuite les « murs » créés
par la fermeture des réseaux de communication ferroviaire et métropolitain entre
Berlin-Ouest et Berlin-Est.
Sur les 81 points de passage existant avant août 1961, 69
sont fermés.
Pour les visiteurs étrangers est assigné un point de passage unique situé
dans Friedrich Strasse (Chekpoint Charlie), ouvert jour et nuit.
Il n’y a qu’une vraie
confrontation entre Américains et Soviétiques qui a lieu le 27 octobre de la même année, à
Checkpoint Charlie.
Ce jour-là, des gardes-frontières de RDA exigent de contrôler des
membres des forces alliées occidentales voulant se rendre en secteur soviétique.
Or tous
les membres des forces d'occupation bénéficient d'un droit de libre-circulation dans
l'ensemble de la ville.
Pendant trois jours, dix chars américains et dix soviétiques se postent
de part et d'autre du mur.
L'affaire se termine par un retrait des chars, aucune des deux
parties ne voulant déclencher une escalade.
CONCLUSION : BERLIN UN ENJEUX
Ce discours vient marquer l’enjeux que Berlin représente depuis le début de cette guerre
froide.
La ville est le seul point de contact direct, physique et permanent entre les deux
blocs.
Elle est souvent décrite comme une « vitrine » où chaque camp doit prouver la
supériorité de son modèle.
Ainsi elle représente un enjeux géopolitique:
Pour les deux superpuissances, Berlin est un terrain d'observation.
Pour l'URSS : Berlin-Ouest est une « écharde » enfoncée dans son flanc.
Staline, puis
Khrouchtchev, veulent chasser les Occidentaux de cette enclave pour unifier leur zone
d'influence.
Le Blocus de 1948 est le premier grand test : si les États-Unis cèdent sur Berlin,
ils pourraient céder partout ailleurs en Europe.
Pour les États-Unis : Maintenir la présence à Berlin-Ouest est une question de crédibilité.
C'est l'application concrète de la doctrine du containment (endiguer le communisme).
En
réussissant le pont aérien, Truman prouve que les USA ne reculeront pas.
Un enjeu idéologique et social :
Berlin est le seul endroit où un citoyen peut comparer les deux systèmes en traversant
simplement une rue.
La prospérité contre l'austérité : Berlin-Ouest bénéficie du Plan Marshall et se reconstruit
vite.
Les magasins sont pleins, les lumières brillent.
À l'inverse, Berlin-Est subit la rigueur de
l'économie planifiée et la surveillance de la Stasi.
Il y a aussi le problème de la fuite des cerveaux : Entre 1949 et 1961, Berlin est le principal
point de passage pour les millions d'Allemands de l'Est qui fuient vers la RFA.
C'est un
désastre pour l'image du communisme : le système est obligé d'enfermer sa propre
population pour l'empêcher de partir.
Le Mur de 1961 est l'aveu d'un échec idéologique.
Un enjeu militaire avec le risque de Troisième Guerre mondiale
À Berlin, les soldats des deux camps se font face à quelques mètres de distance.
C'est....
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