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Plans de guerre sous-marine

Publié le 27/02/2008

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Imprécision de la stratégie. Avant la guerre, le grand état-major de la marine allemande avait calculé que, pour être vraiment efficace, une campagne contre la flotte marchande britannique devrait envoyer par le fond 750000 tonnes de navires par mois pendant un an. Incapables de remplacer le tonnage coulé, les Britanniques se verraient ainsi contraints à la capitulation. Le grand état-major de la marine savait pertinemment que seule une campagne systématique pouvait produire un tel résultat: on ne pouvait, en effet, s'en remettre aux actions sporadiques de quelques corsaires. Au contraire, un effort d'une telle ampleur nécessitait la coopération, étroite et rigoureusement organisée, des corsaires, de l'aviation et des sous-marins. Le sous-marin passait alors pour l'ennemi le plus redoutable des bateaux de commerce; mais il n'était pas le seul, tant s'en fallait. L'amiral Karl Dönitz avait une idée précise de la guerre qu'il entendait mener; lorsqu'il se trouva en mesure de prendre les décisions, il était trop tard. Mieux que ses collègues, il comprenait que seul l'emploi massif de l'arme sous-marine permettrait de couler 750000 tonnes de navires ennemis. Il fallait donc construire des sous-marins en priorité et les concentrer sur les itinéraires les plus fréquentés, c'est-à-dire ceux de l'Atlantique Nord. C'est là, disait Dönitz, qu'on pourrait forcer la décision, que se trouvait le secteur idéal, riche en objectifs et à bonne distance des bases allemandes. Dönitz répugnait, en effet, à envoyer ses submersibles trop loin, même dans des eaux plus fréquentées; en effet, la longueur du trajet diminuait la rentabilité de l'opération. De même, il s'opposa toujours à l'emploi des U-Boote comme bâtiments d'appoint de la flotte de surface. On le fit pourtant en Méditerranée, au large de la Norvège et de la Normandie.

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