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Prisonnier de guerre, Parmentier se régale de pommes de terre

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« jamais les moyens d'ouvrir sa propre boutique, il le pousse à se présenter au concours de «garçon apothicaire des hôpi­ taux du roi ». Un de ses amis, Louis-Claude Cadet de Gassi­ court, depuis quatre ans apo­ thicaire-major de l'Hôtel royal des Invalides, examine la can­ didature de Parmentier . Et l'accepte en 1 757. Pharmacien sur le front de Prusse La France étant alors en guer­ re, Pamentier est envoyé sur le front de Prusse en qualité de pharmacien de troisième classe . Sur le champ de bataille, il se démène comme un beau diable . Chargé des tournées d'inspection aux avant-postes, il contrôle l'état des ambulances et gère les stocks de médicaments. Une mission qui n'est pas sans danger . A quatre reprises, il est fait prisonnier. Mais à chaque fois, il a la chance d ' être échangé contre des captifs ennemis. Parmentier prend vite du galon et, en 1760, promu première classe, il est fait pharmacien aide­ major . En août 1762, pour la cinquième fois, il est capturé par l'adversaire . Et cette fois­ ci, point d'échange . Mis au cachot, Parmentier n'a pour tout repas quotidien qu'une étrange bouillie . Une purée de pommes de terre . Ces mêmes tubercules qu'en France on donne aux co­ chons ! Prisonnier de guerre de quelque qualité, Parmen­ tier bénéficie cependant, au bout de deux semaines , d'un régime de liberté surveillée . On l'autorise à travailler chez un apothicaire de Francfort, monsieur Meyer. Fort compé­ tent, celui-ci poursuit des recherches en chimie alimen­ taire. Auprès de ce nouveau maître, Parmentier apprend énormément . Le 10 février 1763 , la guerre de Sept ans prend fin. Démobilisé, le jeune apothicaire de vingt-six an s est autorisé à rentrer en France . Va -t -il rester à Franc ­ fort ? Meyer le voudrait · bien. Mais il n'a pas les moyens de rémunérer un apothicaire de première classe . Aussi offre-t­ il à Parmentier sa fille en mariage et son officine en héritage ! Antoine-Augustin hésite . Finalement, il refuse la proposition et rentre à Paris. Un poste à l'Hôtel royal des Invalides La guerre finie, Parmentier n'a plus de travail. Qu' importe, l'avenir est à lui ! Il a une énor­ me soif de connaissances et s'inscrit aux cours de bota­ nique de Bernard de Jussieu où il étudie comme un fou. Soutenu par ses amis, il se pré­ sente quand même à un concours, celui d'apothicaire­ major « gagnant maîtrise >> à l'Hôtel royal des Invalides, qui s'ouvre pour la première fois. Juste retour des choses, après tant d'efforts, en cette fin d'an­ née 1765 , Parmentier est reçu . Il entre en fonction le 16 octobre 1766 aux Invalides, hôpital et hospice réservé aux anciens soldats. Dès lors, Parmentier ne va plus avoir qu'une obsession : trou­ ver le moyen de mettre un terme aux famines qui déci­ ment la population du royau­ me . Travailleur acharné et infa­ tigable, toute la journée il vaque à ses occupations d'apothicaire aux Invalides. Et consacre une grande partie de ses nuits à ses expériences et travaux personnels . En 1769 , une grande famine ravage le pays. Parmentier met encore plus d'ardeur à poursuivre ses recherches . Il en est persuadé : le bien-être de l'humanité viendra de la pomme de terre ! UNE LÉGENDE INCA La pomme de terre est née dans les Andes péruviennes où elle est cultivée depuis plus de quatre mille ans. Aujourd'hui encore, on recense dans cette région plus de cent vingt variétés. Une vieille légende raconte comment une jeune fille, servant dans un temple, s'étant enfuie avec un jeune paysan, fut condamnée, avec son galant, à être enterrée vive. Juste après leur exécution , une incroyable sécheresse s'abattit sur la région. La mort des deux jeunes gens n'était sans doute pas étrangère au courroux des dieux ! Après avoir tenu conseil, on décida d'exhumer et d'incinérer les corps des amants et de disperser leurs cendres. Mais on eut beau creuser à l'endroit de leur supplice : on ne trouva rien .. . Rien d' autre que de drôles boules ... Des pommes de terre ... toi w u a: ~ »

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