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analyse linéaire madame bovary Madame Bovary - Ch.12

Publié le 15/05/2024

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« Madame Bovary - Ch.12 Flaubert Introduction : Ce texte est un extrait du roman réaliste Madame Bovary de Gustave Flaubert, romancier du XIXe siècle, connu pour ses brouillons qui témoignent d'une recherche de la phrase parfaite.

Publié en 1857, Madame Bovary est le premier roman de Flaubert, inspiré d'un fait divers, ce roman retrace la vie dissolue d'Emma Bovary, épouse d'un médecin de campagne, qui s'ennuie tant sa vie ne ressemble pas à celle qui est évoquée dans ses lectures.

D'ailleurs, tout au long de son récit, Flaubert se moquera des élans romantiques de son héroïne qui voudrait vivre comme dans les romans qu'elle a lus.

Nous avons un exemple de ces rêves dans le texte à analyser.

Cet extrait nous présente l'héroïne dans l'un de ces moments de rêverie.

Il sera intéressant de voir quel portrait de celle-ci s'en dégage. Mais je vais tout d'abord passer à la lecture Problématique et plan : La problématique que nous aborderons est la suivante : En quoi ce texte illustre-t-il le bovarysme ? Afin de répondre à cette question, nous découperons notre texte en 3 mouvements : le premier des lignes 1 à 2 où on a la réalité d'Emma fondée sur les faux semblants, le deuxième des lignes 3 à 18 avec le rêve de fuite et exotique et le dernier des lignes 18 à 20 dans lequel Emma revient à la dure réalité. Mouvement 1 : Dans le premier mouvement :on a la mise en place du cadre, la réalité d'Emma et son mariage basé sur les faux-semblants.

La focalisation zéro révèle simultanément les actes d'Emma et de son mari : alors qu'elle fait semblant de dormir, son mari dort réellement. @lescnediens.fr La relation basée sur les apparences est suggérée par le choix des verbes : « dormait » (l.1) à la forme négative s'oppose à l'adjectif « endormie » associé à la locution verbale « faisait semblant », soulignant un jeu sur les apparences.

Les lignes 1-2 établissent un parallélisme qui met en évidence l'opposition entre le mari et la femme : « il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves ».

Ce parallélisme, fondé sur un jeu d'oppositions, souligne l'aspect factice de cette relation : il s'assoupit, elle se réveille, il est à ses côtés, elle est ailleurs.

Rien ne semble unir ce couple. Après la mise en place du cadre, le narrateur évoque le rêve éveillé d'Emma qui envisage de s'enfuir avec son amant Rodolphe. Mouvement 2 : Deuxième mouvement : le narrateur dépeint un premier tableau, un rêve de fuite, synonyme de liberté.

Le point de vue interne plonge dans le rêve d'Emma, où tout est raconté à travers sa subjectivité et sa sensibilité.

La référence aux « quatre chevaux » (1.3) évoque les carrosses des contes de fées, influençant le rêve éveillé d'Emma par ses lectures.

L'expression « Au galop » illustre son désir d'évasion et de mouvement, de fuir le quotidien pesant.

Le champ lexical du mouvement renforce cette idée de fuite, avec des termes tels que « emportée » (1.3), « allaient » (1.4), « marchait » (1.7).

La répétition de « ils allaient » (1.4) accentue l'idée de mouvement, reproduisant le rythme saccadé du galop. Emma inclut son amant dans son rêve, passant du pronom « elle » (1.3) au pronom « ils » (1.4), suggérant un rêve d'amour avec des « bras enlacés » (1.4). Le nom de l'amant n'est pas mentionné, car ce qui importe, c'est l'évasion qu'il représente.

Le groupe infinitif « sans parler » (1.4) annonce déjà un échec, une union sans communication. Le rêve se poursuit avec un mélange d'éléments hétéroclites issus de différents récits de l'époque de l'auteur.

On trouve des références à NotreDame de Paris de Victor Hugo avec les « cathédrales de marbre blanc » (1.6), à la nouvelle Carmen de Prosper Mérimée avec les « bouquets de fleurs » (1.8) et les « femmes habillées en corset rouge » (1.9) , et au Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas avec les « fruits, disposés en pyramide au pied de statues pâles » (1.10). Le rêve abolit les limites spatiales avec une accumulation d'éléments variés tels que « des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc » (1.5-6) et une énumération comprenant « cloches », « mulets », « fruits, disposés en pyramide », « statues » (1.9-10-11). Tout se mélange, créant l'impression que tous ces éléments pourraient coexister, ce qui n'est pas possible dans la réalité. Le début du rêve d'Emma est influencé par ses lectures romantiques, avec la prédominance du mouvement et de l'exotisme espagnol qui contraste avec sa vie quotidienne en Normandie. Dans le second tableau du rêve : un nouveau cliché romantique émerge, celui du bord de mer, de l'exotisme.

On trouve des éléments tels que les « filets bruns » (1.11-12), la « falaise » (1.12) et les «.... »

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