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Au Bonheurs des Dames : Les innovations commerciales de Mouret

Publié le 18/04/2022

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« 19/01/2022 Quelles sont les innovations commerciales instituées par Octave Mouret ? Nous allons analyser un extrait du roman naturaliste, Au bonheur des dames, provenant de la série des Rougon-Macquart et ayant été écrit par Émile Zola, au 19ème siècle. Le chapitre neuf porte sur le succès spectaculaire de l’inauguration du nouveau magasin Au Bonheur des dames et des innovations que Mouret a entrepris pour y parvenir. Ce chapitre montre plus particulièrement, les techniques de marketing mises en place par Mouret, illustré en tant que seul acteur. Quelles sont les innovations commerciales instituées par Octave Mouret ? Nous répondrons à cette problématique en trois parties, une première partie sur le luxe offert ensuite une seconde partie traitant de la publicité et enfin une dernière partie sur les prix. Pour commencer, comme première technique de vente, nous avons d’abord l’établissement d’un luxe qui est offert aux clientes gratuitement. Tout est à portée de bourse, tout est abordable et donc par exemple monter dans les étages avec un ascenseur très luxueux « un luxe trop riche » (l.11 p.137) participe à l’agrément du client et c’est donc une technique commerciale « deux ascenseurs capitonnés de velours » (l.8 p.137). Mouret utilise la culture pour séduire les clientes car en même temps qu’elle fait ses achats, la cliente se sent comme au musée puisqu’elle peut aller voir des tableaux « dans laquelle il risquait des expositions de tableaux » (l.11 p.137) et elle peut aussi se rafraîchir car Mouret a aussi installé une buvette « il venait d’ouvrir un buffet, où l’on donnait gratuitement des sirops et des biscuits » (l.10 p.137). Dans ce passage, on peut remarquer le champ lexical du luxe « temple », « velours », « monumentale » et « désirs » (l.1 à 11) ce qui montre que Octave Mouret veut chérir la femme pour mieux l’attirer. Le patron veut contribuer au bien être physique du client pour qu’il se sente mieux, moins fatigué : « voulant éviter la fatigue des étages aux dames délicates », « ascenseur », « salon », « luxe », « attentions galantes », « il la voulait reine dans sa maison ». Dans un second temps, Mouret utilise la publicité pour attirer les clients au magasin. Il fait imprimer des affiches de catalogues avec des échantillons, des annonces, des journaux, des rideaux de théâtre, toutes ces publicités avec des supports différents qui sont élargies à l’international «traduits dans toutes les langues » (l.27 p.138). Des données chiffrées sont données pour montrer le coût et l’importance de la publicité : « trois cent mille francs de catalogues, d'annonces et d'affiches », « deux cent mille catalogues » ou encore « dont cinquante mille à l'étranger » (l.25 à 30). Stratège qu’il est, Mouret se sert des enfants pour faire de la publicité grâce à la « prime des ballons, distribuée à chaque acheteuse, des ballons rouges, à la fine peau de caoutchouc, portant en grosses lettres le nom du magasin, et qui, tenus au bout d'un fil, voyageant en l'air, promenaient par les rues une réclame vivante ! » (l.20 p.138). Les ballons, portant le nom du magasin, permet de faire prospérer la réputation de celui-ci et de ramener d’autres clients et donc les enfants sont prescripteurs des achats des adultes. »

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