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Commentaire Brise Marine, Mallarmé (français)

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« Commentaire Brise Marine, Mallarmé Mallarmé, grand admirateur de Baudelaire publie ses premiers poèmes dans les années 1862. Un de ses poèmes les plus connus est Brise marine, écrit alors qu'il n'a que 23 ans. Composé de 16 vers en rimes plates ce poème est le témoin des influences baudelairiennes tel que l'ennui et le voyage. Dans notre analyse, nous tenterons de montrer comment l'auteur cherche à retrouver la création poétique par le vbiais du voyage. Pour ce faire, nous nous intéresserons à la lassitude du présent du poète, à sa volonté d'ailleurs, à cette force qui le pousse vers l'exotisme. Tout au long de ce poème, nous sentons la lassitude du poète, son ennui et son désespoir. En effet, l'auteur est blasé par le monde qui l'entoure et par son quotidien. « La chair est triste » Il est à la fois désabusé par les plaisirs charnels, et spirituels « j'ai lu tous les livres ». « Hélas » témoigne d'une situation figée qui n'évoluera pas. L'hyperbole « tous les livres » et la conjonction de coordination « et » renforcent ce constat qui est définitif. L'emploi de la majuscule au début du mot « Ennui », témoigne de son omniprésence dans le poème, et renvoie au Spleen de Baudelaire. En outre, l'auteur poursuit par une description négative de son univers. Une série de négations « ni les vieux jardins », « ni la clarté déserte », « ni la jeune femme allaitant son enfant » est ouverte par l'adverbe « rien ». Il fait allusion au monde passé avec « les vieux jardins reflétés par les yeux » qui font penser aux souvenirs du poète. Puis il évoque son monde à lui, celui de l'écriture, où il témoigne de son angoisse de la page blanche et du manque d'inspiration « ni la clarté déserte de ma lampe », « sur le vide papier que la blancheur défend ». L'oxymore « clarté déserte » accentue ce sentiment d'impossibilité à écrire. « ce cœur qui dans la mer se trempe » Atteste de la difficulté du poète à s'exprimer, il est comme « noyé » dans sa propre imagination. Monde affectif avec « la jeune femme allaitant son enfant », il parle de sa femme en utilisant l'article défini « la » et de son propre enfant en employant le pronom personnel « son » comme s'il s'agissait d'une inconnue avec son enfant, il met ainsi une certaine distance. Pour finir, l'ennui du poète s'accompagne d'un sentiment de vide comme en témoigne le champ lexical du vide « rien », « déserte », « sans mâts » et s'inscrit dans le thème du Spleen. Ainsi, le poète fait le constat d'une vie monotone, sans intérêt. En effet, rien ne résiste à l'ennui et au désespoir, ni les plaisirs charnels « la chair », ni les activités intellectuelles « tous les livres », ni ses souvenirs « les vieux jardins reflétés par les yeux », ni l'écriture « vide papier », ni sa vie intime « jeune femme allaitant son enfant ». Son seul espoir est son désir d'ailleurs, de fuite vers l'inconnu et un monde exotique. Nous ressentons l'impatience du poète, son enthousiasme, son désir »

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