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COMMENTAIRE DE TEXTE : Madame Bovary, Gustave Flaubert (1857) Chapitre 3, 3ème partie.

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bovary


Nous avons donc montré que Madame Bovary est un roman qui a de multiples facettes, son protagoniste est persuadé de vivre une grande histoire romantique, tandis que son narrateur y porte un regard réaliste en dénonçant les illusions qui régissent la vie d’Emma Bovary. Pour conclure, nous pouvons dire que ce roman est à l’image des livres de Flaubert, ils oscillent entre idéaux et déceptions. Cet extrait, est un parfait exemple du style si particulier de ce roman, mêlant à la fois romantisme, et réalisme. L’auteur disait : « Madame Bovary, c’est moi », Il est donc nécessaire de se demander si Flaubert ne rentre pas dans l’autodérision. Si Flaubert s’est inspiré de lui-même, nous pouvons dire alors, que Flaubert est tiraillé entre son romantisme et son réalisme. La dimension réaliste du livre prend toute son ampleur à la fin du livre, lorsque tout n’est plus que déception, la vie d’Emma Bovary est constellée de rêves, qui se terminent tous par des déceptions. Flaubert se livre ici probablement à une satire habile du romantisme.

« point de vue réaliste. Ensuite, nous observons que les détails de la vie quotidienne sont banaux. Ils ne nourrissent de plats qui n’ont rien d’extraordinaire, « de la friture d’éperlans », et des « sirops à la glace ». Les deux amants séjournent à l’hôtel de Boulogne aux abords de Rouen. Les bruits de la ville qui les entoure n’ont rien de romantique, « le roulement des charrettes », « les jappements des chiens » sont des bruits qui devraient sortir les deux protagonistes de leur enfermement, mais ils restent béats. Ils s’émerveillent devant un paysage qui n’est pas propice. Enfin, nous remarquerons que l’évocation du marin sort Emma de son escapade romantique. Lorsque le marin évoque la « compagnie », les amants pensent que cette compagnie est vulgaire, car la femme a perdu son ruban, ce qui n’est pas digne d’une femme de la société d’Emma. Ils font une fête joyeuse, avec des « gâteaux, du champagne […] ». Lorsque le batelier evoque le prénom « Dodolphe », Emma pense à son ancien amant, Rodolphe, et cela la sort du romantisme de son escapade avec Léon. Après avoir vu que le narrateur avait un point de vue réaliste sur l’escapade, nous allons voir qu’il dénonce les illusions romantiques. Tout d’abord, voyons que l’ironie du narrateur lui permet de dénoncer le désir de vivre un grand amour d’Emma. Le narrateur exagère tout d’abord « Ce furent trois jours pleins, exquis, splendides » ; cette gradation est ironique, Léon & Emma voient leur escapade ainsi, mais le narrateur nous montre que ce n’est pas le cas. Il dit ensuite que c’est « une vraie lune de miel », alors que le lecteur sait bien que c’est faux, car Emma est mariée à un autre homme. Le narrateur les compare ensuite à « deux robinsons», or les deux protagonistes sont dans un paysage industriel. Les amoureux pensent être dans un cadre idyllique, et le narrateur en exagérant, nous montre que les deux amants ont tort. Cet extrait est celui qui se rapproche le plus de l’idéal romantique que tient Emma de ses lectures, or, Flaubert, nous montre bien que cet idéal est bercé d’illusions. Ensuite, nous verrons, en considérant le roman en entier, que cet extrait n’est qu’un intermède dans la vie d’Emma, et que, par conséquent, elle ne pourra vivre son illusion romantique longtemps. Emma est mariée à un autre homme, et à donc des obligations envers lui, le lecteur le sait, et il a donc un certain recul par rapport à la romance de Léon et d’Emma. Le narrateur, n’évoque donc pas le mari d’Emma, car elle-même n’y pense pas. Ils vivent tous deux leur illusion d’une « lune de miel » romantique, et font donc une sorte de pause dans leur vie. Emma oublie ses soucis financiers, et profite de son séjour. Le narrateur permet au lecteur d’être conscient de l’instabilité de son moment, et dénonce ainsi, cette illusion. Nous avons donc montré que Madame Bovary est un roman qui a de multiples facettes, son protagoniste est persuadé de vivre une grande histoire romantique, tandis que son narrateur y porte un regard réaliste en dénonçant les illusions qui régissent la vie d’Emma Bovary. Pour conclure, nous pouvons dire que ce roman est à l’image des livres de Flaubert, ils oscillent entre idéaux et déceptions. Cet extrait, est un parfait exemple du style si particulier de ce roman, mêlant à la fois romantisme, et réalisme. L’auteur disait : « Madame Bovary, c’est moi », Il est donc nécessaire de se demander si Flaubert ne rentre pas dans l’autodérision. Si Flaubert s’est inspiré de lui - même, nous pouvons dire alors, que Flaubert est tiraillé entre son romantisme et son réalisme. La dimension réaliste du livre prend toute son ampleur à la fin du livre, lorsque tout n’est plus que déception, la vie d’Emma Bovary est constellée de rêves, qui se terminent tous par des déceptions. Flaubert se livre ici probablement à une satire habile du romantisme. »

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