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Commentaire Oedipe de Voltaire

Publié le 03/05/2014

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Commentaire littéraire - Voltaire - « Œdipe », 1718       Le début du 18ème siècle est marqué par le passage du classicisme au « siècle des lumières ». Ce siècle entre dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science, et le respect de l’humanité. Il marque la fin du classicisme qui s’oppose, quant à lui, au mouvement littéraire et artistique du baroque (17ème siècle). Le classicisme fait obstacle à l’anormal, l’exubérant, le décadent. Les artistes classiques cherchent la clarté, la rigueur et la perfection. De nombreux auteurs, dont Voltaire, imitent les auteurs de l’Antiquité. Pour cela, ils ont recourt à un genre efficace : la tragédie. Celle-ci est une pièce de théâtre obéissant à des codes et à une structure variable selon les époques mais qui représente l’homme en proie au malheur, confronté à une force supérieur contre laquelle il lutte en vain. Sa tragédie, Œdipe, fut écrite en 1717, alors qu’il était emprisonné à la Bastille pour avoir écrit une satire hargneuse sur le gouvernement français. Voltaire a repris cette tragédie de Sophocle (célèbre artiste Grec de l’an 400 avant J.C). Œdipe permet à Voltaire de dénoncer les pouvoirs des puissants et de l’Eglise. Il veut dénoncer les vis et corriger les mœurs de la société dans laquelle il vit. Il utilise notamment le lyrisme dans des tirades passionnées qui traduit les sentiments, les émotions et les états d’âmes d’un personnage, Œdipe, confronté au malheur. L’extrait étudié, Œdipe de Voltaire se situe à l’acte V, scène 4. Il se caractérise par un monologue d’Œdipe, qui exprime ses émotions. Celui-ci vient de découvrir qu’il est le meurtrier de son père, Laïus, et le fils de son épouse, Jocaste. L’oracle de Delphes, qui avait annoncé à Laïus que, s’il avait un fils, ce dernier tuerait son père, et épouserait sa mère, s’est accompli. C’est pour Voltaire l’occasion de faire éprouver des émotions au spectateur (pitié et horreur), à travers son personnage, Œdipe. Celui-ci est pathétique, victime de son sort. Comment Voltaire, dans sa tragédie Œdipe, provoque des sentiments chez le spectateur ou chez le lecteur ? En quoi cet extrait d’Œdipe est-il un idéal classique sur le plan moral et esthétique ? Pour répondre à ces problématiques, nous expliquerons comment Œdipe est à la fois responsable et innocent de cet oracle. Puis, nous traiterons des sentiments éprouvés par ce personnage. Enfin, nous verrons en quoi cet extrait de la tragédie d’Œdipe est un récit vivant cherchant à plaire et instruire.     Œdipe est paradoxalement respon...
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« Comment Voltaire, dans sa tragédie OEdipe, provoque des sentiments chez le spectateur ou chez le lecteur ? En quoi cet extrait d'OEdipe est-il un idéal classique sur le plan moral et esthétique ? Pour répondre à ces problématiques, nous expliquerons comment OEdipe est à la fois responsable et innocent de cet oracle.

Puis, nous traiterons des sentiments éprouvés par ce personnage.

Enfin, nous verrons en quoi cet extrait de la tragédie d'OEdipe est un récit vivant cherchant à plaire et instruire.     OEdipe est paradoxalement responsable et innocent de l'oracle.    Les dieux accusent OEdipe de cet oracle.

Le champ lexical de la religion : « un dieu » (v.1339),  « impitoyables dieux » (v.1344), « Euménides » (v.1347), « enfer » (v.1350), et « oracle » (v.1331) donne ici une image négative, intransigeante de celle-ci.

OEdipe exprime sa colère envers la religion car selon lui, celle-ci est responsable de ses méfaits (crimes).

Puis, l'allitération en « r » - son dur - « parricide », « pourtant », vertueux », « misérable », « vertu », « stérile » (v.1334-1335) donne l'idée de paroles offensantes.

OEdipe ressent de la colère envers les dieux qui l'accablent d'un crime.

L'enjambement (v.1331-1332) met en valeur le groupe de mots « oracle exécrable ».

Ce procédé permet de montrer que « l'oracle exécrable » est responsable du malheur d'OEdipe. Enfin par l'utilisation de pronoms personnels « toi » (v.1336, v1339, v1350), « tu » (v.1337), « te » (v.1352), « votre » (v.1344), « vous » (v.1345), Voltaire met l'accent sur la notion d'accusation.

OEdipe tient les dieux pour responsables de ses malheurs, il leur en veut et s'en prend à eux directement en leur adressant la parole.

Ainsi, on note qu'OEdipe occupe la place de victime et qu'il essaie de s'innocenter. On peut ensuite voir qu'OEdipe est responsable de ses propres malheurs.

Le champ lexical du crime : « Inceste » (v.1334),  « parricide » (v.1334), « crime » (v.1339), « fugitif » (v.1340), « main criminelle », (v.1352) et « forfaits » (v.1343) renvoie l'image d'un homme mauvais, d'un criminel.

OEdipe se considère comme un meurtrier alors que ses actes sont en fait « un accident ».

La périphrase « Cette main criminelle » (v.1352) désigne la main assassine d'OEdipe, celle qui  a tué.

OEdipe reconnait qu'il a accompli un acte criminel, mais il n'utilise pas son nom par dégoût de cet acte.

Une autre périphrase également utilisée par OEdipe : « A mon noir. »

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