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« Le petit village », Charles-Ferdinand RAMUZ (commentaire)

Publié le 25/04/2012

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Il s’agit de commenter dans ce devoir le poème « Le petit village «, issu du recueil du même nom, Le petit village, écrit par un grand poète originaire de la Suisse Romande : Charles Ferdinand RAMUZ. Publié en 1903, ce recueil est un des premiers textes publié par RAMUZ dans lequel il cherche une forme poétique qui soit « maladroite, un peu rude et hésitante«. Le poème étudié nous présente la description d’un village faite par le poète lui-même. Pour l’analyse de ce texte nous partirons donc sur deux axes principaux : dans le premier nous verrons en quoi la description faite nous montre l’attachement que le poète éprouve envers ce village. Nous évoquerons notamment le calme, la beauté, ainsi que les multiples sensations qui ressortent de cette description. Puis, dans un second axe, nous étudierons la conception particulière que le poète a de la nature. Cela se basera essentiellement sur un accord entre l’homme et la nature sans toutefois que celle-ci perde son aspect sauvage. 

« fontaines dans leur voix », ainsi qu’au vers 15, « on garde de sa terre aux gros souliers qu’on a » où l’on a voix de la nature mêlée à la voix de l’homme ainsi que la terre, symbolisant la nature, liée aux souliers, symbolisant l’homme.

C’est le pays qui imprime alors sa marque aux villageois. Cependant une légère nuance est à apportée, la nature sauvage existe quand même.

« Le lac, la montagne et les neiges » au vers 18 sont là pour nous le rappeler.

Ces éléments échappent à la domination humaine. Enfin une nuance d’inquiétude perce dans les derniers vers.

En effet, le village nous est présenté comme « blotti autour de son église » vers 20, comme pour se protéger de quelque mystérieuse menace.

De plus « les sentiers ne vont nulle part » qui sont évoqués au vers 17 nous donne l’inquiétude qu’une fois arrivée dans ce village, on ne peut plus en repartir.

D’ailleurs, la cloche elle-même est qualifiée de « inquiète » au vers 23. Cependant cette inquiétude est, il est vrai, atténuée par le verbe « retombe » au vers 22. A l’issue de ce devoir nous pouvons dire que le poète nous fait une description idyllique de ce village.

Il souhaite nous montrer son attachement pour ce petit coin de paradis sans pour autant être très explicit à ce sujet : sans doute ne veut-il pas tomber dans le lyrique voir le pathétique.

La nature a également un rôle majeur : sans elle le village n’aurait pas cette dynamique.

Tout au long de son poème, l’auteur veut sans doute traduire ses découvertes successives, son étonnement devant la beauté de ce paysage connu et pourtant toujours nouveau.

Il est vrai que quelques détails viennent nous montrer les points faibles de ce pays, cependant ceux-ci restent toujours sous-jacents et discrets.. »

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