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Lecture Analytique De L'utopie De Thomas More

Publié le 05/12/2010

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I- Projet d'une société idéale    a). Occupation du temps libre        Le temps libre est défini à la ligne 1 «le travail, le sommeil et les repas«. L'idée est reprise sous la forme d'autre expression «libérés de leur métier« (l.3), «heures de loisirs« (l.4) mais aussi «ces heures libres« (l.9). L'expression est reprise car il s'agit d'une notion extrêmement importante au seins de cette société utopique.    Cependant, ce temps libéré de travail est forcément occupé. Il est occupé par deux sortes d'occupations : il y a d'abord l'occupation d'ordre intellectuel : «étude« (l.4), «leçons« (l.5), «lettres« (l.6), «enseignement« (l.7). Elle concerne toutes les personnes désireuses, qui veulent acquérir un savoir.    L'autre forme d'occupation est l'occupation d'ordre professionnel. Elle est plus manuel : «son métier« (l.9), «son zèle à servir l'état« (l.11). L'État est au cœur de la vie des Utopiens.   

 

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« conséquences du travail réduit à 6 heures : «pénurie d'objets de première nécessité» (l.21).

L'objection paraît debon sens ce qui montre d'ailleurs que tout a été pensé.

La pertinence de l'hypothèse est accentuée par l'utilisationd'une question rhétorique.

Le locuteur tient compte de l'opinion du lecteur.

Cette objection lui permet tout d'abordd'expliquer le fonctionnement de ce système. b).

Réfutation Il balaie l'objection d'une formule définitive qui introduit une véritable opposition : «Bien loin de là» (l.22).

La formulede l'opposition est renforcée par un adverbe, ce qui lui donne plus de poids.

D'après lui, la réduction du temps detravail n'aboutit pas à la pénurie, c'est même l'inverse qui se passe.

Il met en relief la productivité plus efficace dansune formule où l'antithèse est révélatrice (l.22-23).

L'adjectif «court» (mot succin) s'oppose à la double formule «enabondance» renforcée par l'expression «mais même en excès» (l.23). Pour compléter sa démonstration, l'auteur, l'auteur va procéder à une argumentation par comparaison.

Il vacomparer le travail des Utopiens avec le travail réel : «vous me comprendrez aisément» (l.24 - «aisément» soulignel'évidence du fait), «si vous voulez» (l.24), «chez les autres peuples» (l.25 - euphémisme prudent permettantd'adoucir la formulation). L'équation est simple : «chez nous peu de gens travaillent donc ils travaillent beaucoup».

C'est l'inverse en utopie :beaucoup de gens travaillent donc il travaillent peu.

La production est identique voire meilleure grâce à une meilleurerépartition des tâches.

S'en suit alors la liste de tous ceux qui sont inactifs : «La presque totalité des femmes»(l.26), «la moitié de l'humanité» (l.26) et il anticipe l'objection : «ou bien là où les femmes travaillent ce sont leshommes qui ronflent à leur place» (l.26-27), «les religieux» (l.28), «les riches» (l.29), «les domestiques, lesmendiants» (l.30-31) qui sont présentés comme des usurpateurs.

L'énumération vise à montrer combien sontnombreux les parasites qui vivent au crochet des autres.

La répartition inégale du travail dans le monde réelentraîne donc les mauvais résultats.

Le locuteur veut montrer que les mentalités doivent changer.

Pour donner dupoids à son discours et se montrer plus persuasif, il emploie une stratégie. Stratégie de la persuasion On constate que l'auteur va s'employer à dénoncer une situation jugée inadmissible et on comprend particulièrementque ce texte sur l'utopie est surtout un prétexte.

Cette deuxième partie est assez virulente.

L'émetteur estbeaucoup plus directe qu'au début.

Cela se sent d'abord dans l'énonciation qui a évoluée au cours de l'extrait.

Eneffet dans le premier paragraphe, on avait pu relever des pronoms de 3ème personne : «chacun» (l.1 et 7), «laplupart» (l.4) mais aussi «tous» (l.5), «quelqu'un» (l.8).

On peut voir qu'il s'agit de pronoms indéfinis.

On peutégalement citer «cela» (l.5) [démonstratif].

Par ailleurs, on peut relever de nombreuses occurrences du pronomindéfini «on» : «on en détourne pas» (l.10), «on le félicite» (l.11), «on passe» (l.12), «on y fait» (l.13).

Ces formulesrenvoient aux Utopiens et l'on constate que les marques d'énonciations sont absentes, il n'y a pas de «je».

Enrevanche, dans la deuxième partie du texte (à partir de la l.19), tout change.

Il y a moins de pronoms indéfinis maisplus de pronoms personnels de première et deuxième personnes : «nous» (l.19).

L'émetteur est alors présent mais ledestinataire apparaît aussi ; «vous» (l.20,24).

Le lecteur est donc convoqué, apostrophé pour se sentir concerné.C'est ainsi que l'émetteur à recours à l'impératif, renforcé par l'anaphore.

Il y a trois fois le même mots en tête dephrase : «ajoutez-y» (l.27-29-30).

Elles construisent le discours, permettent de scander le propos.

En outre, on ades verbes qui sont au futur qu'on peut qualifier d'incitatifs : «comprendrez» (l.24), «trouverez» (l.23).

On s'aperçoitque plus le texte progresse, plus le lecteur est impliqué.

On l'amène à réfléchir pour qu'il se rallie à la causedéfendue.

Le registre polémique traduit une volonté de plus en plus affirmée à la fin du texte.

Le vocabulaire y estpéjoratif : «ronflent» (l.27), ce qui renvoi à l'extrême paresse, «la troupe des prêtes» (l.27-28), elle associe desprêtres à des animaux.

On peut dire que la connotation est animale mais aussi militaire, «de ce qu'on appelle lesreligieux», démonstratif méprisant, «tout les riches» qui sont pris dans leur ensemble.

Mais aussi «valetaille», lesuffixe -aille est extrêmement péjoratif et «lie de faquin».

Les propos sont très violents.

La remarque sur lesmendiants est particulièrement cinglante.

L'auteur souligne leurs mensonges et les montre comme des pêcheursabsolument méprisables.

Le mépris éclate dans l'oxymore (l.30-31) extrêmement ironique.

«mendiants» s'oppose à«robuste» et «bien portant».

Il les accuses de bien vivre au crochet de la société.

On constate que l'énumération(l.25-31) est de plus en plus méprisable, agressive.

Les propos sont de plus en plus provocateurs et subversifs ens'attaquant au puissant clergé et noblesse. La description de ce monde parfait est à lire en écho avec le monde réel.

Dans cette extrait Thomas More traited'un point particulier de l'organisation de son utopie, en l'occurrence du travail.

Il énonce des idées révolutionnaires.Sa démarche est argumentative, l'idée de faire réfléchir le lecteur.

Avec cette ouvrage fondateur, on voit que le. »

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