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Lecture Gn 1-11: Origène

Publié le 25/01/2024

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« Lecture Gn 1-11 « Quel est l’homme sensé qui croira jamais que le premier, le second et le troisième jour, le soir et le matin purent avoir lieu sans le soleil, sans la lune et sans les étoiles, et que le jour, qui est nommé en premier, ait pu se produire lorsque le ciel n’était pas encore ? Qui serait assez stupide pour s’imaginer que Dieu a planté, à la manière d’un agriculteur, un jardin à Éden, dans un certain pays d’Orient, et qu’il a placé là un arbre de vie tombant sous le sens tel que celui qui en goûterait avec les dents du corps recevrait la vie ? À quoi bon en dire davantage lorsque chacun peut facilement relever une multitude de choses semblables que l’Écriture raconte comme si elles étaient arrivées et qui, à les prendre textuellement, n’ont guère de réalité.

» (Origène) Points d’attention pour l’étude des textes. 1.

1,1-2,4a : le monde selon Dieu et 2,4b-25 : l’humain et son monde (deux récits de création) Nous serons particulièrement attentifs à : - - - l’importance du don qui est premier. la nécessité de la limite et de la séparation qui permettent d’établir des relations.

Une relation humaine exige de chacun des partenaires qu’il consente à un non-savoir sur l’autre et sur lui-même. l’affirmation de l’autonomie du monde et de l’humain, dépositaire de la maîtrise sur la terre.

La création laisse des points de suspension et prépare le terrain pour alliance qui suppose des partenaires autonomes. La question du mal : l’animalité n’est pas seulement extérieure à l’humanité.

La mission de l’homme et de la femme est de maîtriser cette animalité. La mort dont il est question n’est pas présentée comme le salaire du péché, mais comme le terme naturel et normal de la vie humaine. Ce n’est pas la connaissance qui est interdite.

Ce qui constitue un chemin de mort, c’est la façon de connaître qui se voudrait exempte de limite et de doute.

Est prohibée la volonté de se soustraire à la condition humaine en croyant détenir un savoir sur le bien et le mal. Sur le plan éducatif, ces deux récits sont essentiels : - la relation suppose le respect du mystère d’autrui, et l’humanisation requiert l’acceptation de la limite. l’autonomie permet de poursuivre l’œuvre créatrice. Une part d’animalité est tapie en tout humain. 2.

3,1-24 : Le serpent, le fruit et du malheur Nous serons particulièrement attentifs à : - la figure du serpent qui est cette animalité présente en l’humain. la nudité qui a pour effet d’exhiber la différence, donc la limite et le manque qu’elle met en évidence. le rôle de la femme : en accueillant favorablement la suggestion du serpent, elle veut combler un manque de connaissance, et abolir la limite posée par Dieu.

Or, le serpent 1 - oublie le don et ne retient que la loi.

La femme reproduit d’une certaine façon l’attitude de l’homme qui avait pris possession d’elle, niant son altérité. la convoitise est ce que devient le désir quand il est incapable de consentir à la limite qui le structure.

Le récit biblique montre deux convoitises qui se confortent et s’épousent. la sanction d’Adonaï est une sanction pour la vie, pour donner une chance à l’humain de s’humaniser, en acceptant la limite. Sur le plan éducatif, ce récit approfondit des aspects des deux premiers récits : - la question de la relation de l’adulte au jeune : la possession.... »

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