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L'esthétique du multiple dans Le Jardin Des Délices, Arrabal.

Publié le 14/04/2022

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« En quoi Le Jardin des Délices de Fernando Arrabal dépeint une esthétique du multiple ? Le Jardin des Délices désigne à l’origine une peinture à l’huile de Jérôme Bosch. Le peintre nous dévoile un triptyque dans lequel les scènes, personnages, couleurs et formes s’additionnent, se multiplient. Le mouvement “Panique” se veut indéfinissable, ses créateurs, Arrabal, Jodorowsky et Topor le décrivent de toutes les façons possibles. Il est alors un mouvement ou “anti-mouvement” qui tire son influence du surréalisme mais également du mouvement Dada sans jamais se définir comme tel c’est d’ailleurs ce qu’affirme Arrabal : « Je crois que l’importance du Panique est d’autant plus grande que nous n’avons rien fait pour la créer. La caractéristique principale du groupe Panique, c’est que tout le monde peut se dire Panique. Nous n’avons jamais créé d’école. On avait peur du groupe surréaliste, dadaïste, communiste, du fascisme, du fanatisme ! ». “Panique” se caractérise par l'idée de représenter un ensemble de styles, de genre, de sujets, et présente l’homme et ce qui l’entoure dans une forme globale et totale. La peinture de Bosch présente alors des éléments semblables à la pensée panique, que ce soit dans la multiplicité des personnages ou la diversité de ses scènes, et devient une sorte d'œuvre panique prématurée. C’est alors tout naturellement que Arrabal emprunte le nom de cette œuvre pour la sienne et propose son propre Jardin des délices en 1967. Dans sa pièce de théâtre, Arrabal nous présente Laïs, une grande actrice (si ce n’est la plus grande) . Cette célébrité vit en ermite, dans une immense demeure accompagnée de 9 brebis ainsi que d’un être étrange nommé Zenon, décrit comme un homme à l'attitude primitive ou bien un animal pourvus de parole et de sentiments. Tandis que Laïs est au téléphone avec un présentateur de télévision qui crée un échange entre elle et les téléspectateurs, elle se remémore des passages de son enfance ou de sa vie en général. Nous allons donc voir en quoi Le Jardin des Délices d'Arrabal dépeint cette esthétique du multiple, en premier lieu avec l’illustration du temps, puis grâce aux relations mises en scène et enfin à travers à la question de l’identité »

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