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Malade imaginaire acte 3 scène 10

Publié le 23/04/2024

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« Scène 10, Acte III Le Malade imaginaire Dans un XVIIe siècle marqué par l’idéal classique de l’honnête Homme.

Molière, est particulièrement connu pour l’écriture de farce, de comédie de mœurs et satire sociale, plus profonde qui dénoncent les travers humains avec des personnages caricaturaux comme les hypocrites et les charlatans.

De son vrai nom, Jean-Baptiste Poquelin, c’est l’un des plus célèbres dramaturges français né en 1622 et mort en 1673.

Il était également acteur et directeur de la troupe « L’illustre Théâtre » .

Nous pouvons citer parmi ses œuvres théâtrales les plus connues : Le Tartuffe ou l’imposteur et Dom Juan. En 1973, est joué le Malade imaginaire au théâtre du Palais Royal, une comédie-ballet en 3 actes qui nous montre Argan, un hypocondriaque, qui veut imposer à sa fille Angélique un mariage d’intérêt avec un jeune médecin pédant et ridicule dans le but de réduire ses frais médicaux Nous en étudierons l’acte 3 scène 10 ou La servante Toinette voyant le désespoir d’Angélique, décide de jouer un tour à Argan pour faire émerger la vérité des sentiments.

Elle annonce à Argan l’arrivée d’un médecin qui est joué par elle-même.

Elle va ainsi, procéder à une auscultation d’Argan. Nous pouvons alors nous demander en quoi le travestissement de Toinette permet-il une satire efficace de la médecine.

Nous étudierons la présentation de Toinette en médecin, puis, nous évoquerons la consultation absurde et comique. Tout d’abord, au début de la scène, Toinette, déguisée en médecin, cherche à impressionner Argan.

Des sa première réplique avec la gradation ternaire “de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume” L.1 elle gonfle son égo.

Elle veut montrer à Argan qu’un grand médecin voyage pour trouver “d’illustres matières à (sa) capacité » l.2, ce qui entraîne une discréditation burlesque du médecin en marchand ambulant, en saltimbanque.

Cela est accentué par les verbes de mouvement tels que « vais » l.1, « chercher » l.2, « trouver » l.2.

Elle développe un paradoxe dans l’ensemble de sa tirade, particulièrement comique, avec une inversion du rapport traditionnel médecin/patient.

Elle affirme en effet chercher des “malades dignes de (l’) occuper” L.2-3.

Cela donne l’impression que le patient n’est rien de plus qu’un divertissement pour le médecin.

Alors que c’est à lui de porter secours au malade pour le rétablir, celui incarné par Toinette refuse de s’occuper du patient souffrant de « maladies ordinaires » L.4.

Elle appuie ce paradoxe avec un champ lexical du mépris désignant les maladies courantes, ce qui révèle sa condescendance “je dédaigne” l..4; “menu fatras de maladies ordinaires” l.4 ; “bagatelles”l.5 ; “fiévrottes” l.5, qu’elle oppose aux “maladies d’importance” l.6 à l’aide d’une énumération vantardise de maladies mortelles “de bonnes fièvres”l.7, “de bonnes pestes »l.7 ”.

On constate également les oxymores car chaque maladie va de pair avec l’adjectif mélioratif “bonnes”.

Cela donne à penser que le médecin est heureux de voir le patient souffrir.

Le parallélisme aux lignes 8 et 9 “c’est là que je me plais, c’est là que je triomphe”, offrent une tournure empathique avec un vocabulaire hyperbolique, qui soulignent la mégalomanie du médecin.. On voit que pour elle, la médecine est un jeu au service de son honneur et non des patients.

Enfin, la dernière longue phrase de la réplique, commence respectueusement par mettre en exergue “Monsieur” l.9 entre virgules, mais reprend ensuite le paradoxe car elle lui souhaite du mal avec la gradation “que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les médecins, désespéré, à l’agonie”l.9-10 car cela lui permettrait de briller dans son art.

Pour rajouter un côté absurde à cette tirade, elle se termine par une formule de politesse « vous rendre service » l.11, ce qui contraste avec les propos précédents.

Pourtant, le discours de Toinette semble avoir convaincu Argan qui assimile ses imprécations à « des bontés » l.12.

La crédulité d’Argan, participe au comique de la scène.

Toinette se montre autoritaire en employant l’impératif “donnez-moi votre pouls” l.13.

Une tonalité militaire s’en suit avec un comique de mots car Molière joue sur la polysémie du verbe battre ligne 13 « que l’on batte comme il faut » qui prend à la fois un sens physiologique pour le pouls mais aussi militaire comme s’il était l’adversaire de Toinette.

Sa réplique est aussi l’occasion d’un comique de geste.

La personnification à la l.14 “ce pouls là fait l’impertinent” laisse penser que le pouls possède une volonté.

Elle fait rire le spectateur en jouant avec l’idée absurde qu’un médecin peut guérir le pouls en lui faisant peur : “je vois bien que vous ne me connaissez pas encore”l.14-15. Toinette prend ainsi son rôle de médecin à cœur et incarne la prétention et l’arrogance tel un être suprême.

Sous son air condescendant, elle affirme son savoir sans failles et l’excellence de ses remèdes. Ensuite, nous avons une auscultation particulière.

La question rhétorique à la ligne 15 « qui est.... »

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