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Mariage traditionnel et moderne dans sous l'orage

Publié le 27/02/2026

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« INTRODUCTION L’actualité dans notre pays est marquée entre autres par une crise du civisme.

En effet, notre vie au quotidien est émaillée par des manifestations violentes marquées par les atteintes aux biens publics et privés, attaques des symboles de l’Etat, manquements au code de la route, la déliquescence des valeurs morales, etc.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde qui connaît une forte évolution.

Les changements sont visibles partout.

Ils sont d’ordre économique, politique et socio-culturel.

Nous vivons dans une nouvelle ère, la mondialisation, qui avec le développement des outils de communication (Internet, médias) crée une interaction énorme entre les cultures.

Ces changements affectent profondément notre société en y créant une profonde crise identitaire qui aboutit à de profonds changements de nos valeurs.

En d’autres termes, les réflexes les plus élémentaires dans le sens de bien se conduire sont banalisés et bafoués.

Cette crise se manifeste se manifeste partout au Sénégal. I°) LE CADRE SOCIETAL DU CIVISME 1°) historique du civisme Rappeler les racines historiques peut contribuer à mieux appréhender ce qu’est ou pourrait être le civisme.

Le mot « civisme » a été formé à la fin du 18e siècle à partir du latin civis(Citoyen).Dès la révolution française, il désigne la manière dont le citoyen démontre son attachement à la communauté nationale.

Le fait de voter, celui de payer ses impôts ou encore celui de participer au débat public sont des actes de civisme.

La notion s’est développée à peu près en même temps que celle de patriotisme, qui désigne l’attachement à la patrie.

Le civisme concerne d’avantage les activités en temps de paix, le lien avec la collectivité.

La citoyenneté apparaît comme un principe politique qui se traduit par un statut juridique dans les Etats de droit.

Elle est prioritairement et intimement liée à l’idée de nation.

Elle caractérise l’individu dans l’Etat et ses relations avec la société dans laquelle il vit. 2°) Qu’est-ce que le Civisme Le civisme du mot latin civis, désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Ce terme s’applique dans le cadre d’un rapport à l’institution à l’institution représentant la collectivité : il s’agit donc du respect de la chose publique et de l’affirmation personnelle d’une conscience politique .Le civisme implique donc la connaissance de ses droits comme de ses devoirs vis-à-vis de la société.

Ce qui constitue la force véritable de la citoyenneté réside avant tout dans la compréhension de ce qu’elle représente pour chaque individu dans le corps social.

Ce n’est qu’après cette phase de compréhension bien établie qu’elle peut donner ce sentiment d’appartenance d’un individu à une collectivité, d’un citoyen à la Nation, d’un administré à l’Etat.

Le civisme s’exprime traditionnellement par des droits civils, politiques et sociaux représentatifs du statut de citoyen.

Les droits individuels peuvent être : Civiques, droit à la propriété, à la sécurité, à l’égalité devant la loi et la justice, à la liberté de pensée, d’expression, de religion, de circulation sous toute forme non interdite par la loi.

Politiques, droit de vote qui donne à l’individu sa qualité de citoyen et fait de lui un acteur de la démocratie, le droit à l’éligibilité pour contribuer à l’élaboration de la loi et de façon certaine veiller à son application.

Sociaux, droit à l’instruction, au travail, à la sécurité sociale, le droit de se syndiquer, droit de grève, le droit d’association, droit à la santé.

Si le citoyen à des droits, il a aussi des devoirs.

Devoirs qu’il se doit d’abord à lui-même, puis aux autres et enfin à l’Etat.

Devoirs envers lui-même, le citoyen se doit d’avoir un comportement civique emprunt des valeurs attachées au civisme. Exercer son droit de vote est fondamental pour l’esprit citoyen.

Individuellement, ce «contrat social» s’exprime par un engagement dans la vie des institutions sociales, politiques économiques, culturelles participant par son action à l’animation de l’espace public commun au corps social.

Devoirs envers les autres au sein de la communauté nationale, chacun se doit de respecter l’autre dans ses droits fondamentaux.

Devoirs envers l’Etat, le citoyen a entre autres obligations de contribuer par le paiement de l’impôt au fonctionnement de l’Etat, que ce soit pour l’entretien de la force publique ou de son administration, devoir exprimé dans nos textes constitutionnels.

Si la citoyenneté peut être l’expression du contrat social aujourd’hui, c’est d’abord par un état d’esprit, un accord implicite sur cette manière de « s’engager et vivre ensemble ».

Du fait d’un accord implicite mais reconnaissable par tous, dans l’expression de ce contrat social, apparaissent clairement les liens qui se créent entre les citoyens et l’Etat. II°) LE CIVISME ET L’ETAT Le civisme est intimement lié à la démocratie que le régime soit républicain ou monarchique. La citoyenneté et l’incivisme, la civilité et l’incivilité sont des notions appartenant au débat sur le civisme puisqu’elles établissent les limites que l’individu respecte ou franchit. Cependant, la garantie des droits par l’Etat est aussi soumise au maintien de sa légitimité.

Le civisme peut s’entendre de plusieurs manières : Soit le comportement de personnes politiques ayant un rapport spécifique à l'État et exprimant le dévouement à la chose publique ; Soit le comportement de personnes ayant un rapport avec l'État et exprimant alors le sens des devoirs collectifs au sein de la société.

Le civisme est la marque du respect de l’individu face à la collectivité.

L’incivisme peut aussi se développer quand des citoyens sont dans des situations personnelles critiques ne leur permettant pas de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Cependant l’incivisme peut aussi être le fait d’institutions ou de responsables dont le mauvais exemple justifierait les mauvais comportements.

Le chef de l’état Macky Sall a déploré le fait que le manque de civisme soit désormais mise à mal à bien des égards, par exemple quand l’honneur et la dignité de personnes innocentes sont mis à rude épreuve par la désinformation érigée en instrument de manipulation des consciences et de discorde sociale.

A l’en croire, «le civisme est mise à mal si l’espace public est occupé sans titre ni droit, au risque de poser de graves problèmes d’encombrement, d’insalubrité et de sécurité publique.

Quand, enfin, le bien commun n’est pas respecté et que les symboles de l’Etat, de la Nation et de la.... »

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