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Notre corpus comprend trois extraits de romans du XVIIe au XIXe siècles, qui mettent en scène trois personnages féminins

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CorpusNotre corpus comprend trois extraits de romans du XVIIe au XIXe siècles, qui mettent en scène   trois personnages féminins.   Par ordre chronologique nous avons Mademoiselle de Chartresdans La Princesse de Clèves de Madame de LA FAYETTE, suivit de la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos puis Emma Bovary dans Madame Bovary de Gustave Flaubert. Quel image du personnage féminin dans la société de son époque nous livre ces 3 textes?Dans ses trois trois textes nous pouvons remarquer que le point commun est leur éducation   différente de   leur époque.La marquise de Mertreuil nous explique le rôle de la femme dans la société «  j'étais vouée par état au silence et à l'inaction »qui le réduit à un simple objet charmant « c'était une beauté parfaite »,   « c'était pour Charles un grand amusement [...] à la regarder penchée sur son carton » . Chacune d'elles réagit de différente manière pour être heureuse dans leur société , Madame Bovary qui éduquait par ses nombreuses lectures cherche son bonheur dans cette conception de l'amour pré-fabriqué par les romans « Un homme , au contraire, ne devait il pas tout connaître [...] vous initier aux énergies de la passion ». Tandis que la princesse de Clèves suit les conseils de sa mère ,qui a '' cultiver son esprit et sa beauté '' mais aussi lui a donner de ''la vertu à la lui rendant aimable'', en cherchant le bonheur « qui est d'aimer son mari et d'en être aimée » en revanche la Marquise de Mertreuil a dû faire son éducation par elle même   «  mais je n'avais à moi que ma pensée ». La marquise de Meurtreuil et Madame de Bovary ont dans ces texte un besoin de liberté et d'émancipation qui est   fortement ressenti dans , «  je n'en sentis pas moins vivement le prix de la liberté qu 'allait me donner mon veuvage, et je me promis bien d'en profiter », et Elle adopte une morale   libertine en pensant par elle-même , on peut relever « m'instruire », « m'apprit », « ce travail » ,  - La formation et l'éducation jouent un rôle primordial dans les romans d'héroïnes. Emma Bovary est conditionnée par ses lectures romanesques de couvent et se fait un tableau idyllique et mièvre de la lune de miel et de l'homme idéal qui « doit tout connaître » et « vous initier aux énergies de la passion ». La future princesse, elle, éduquée par sa mère, ne peut qu'être persuadée que le seul bonheur est « d'aimer son mari et en être aimée », à condition d'avoir de la « vertu » et de savoir la conserver. - Toutes deux ont reçu une formation de l'esprit : si la princesse a été amenée « à cultiver son esprit et sa beauté », Emma dessine, l...

« On pourrait penser que la Princesse correspond à l’idéal d’Emma, petite bourgeoise de province. C’est presque une princesse de conte de fée qui vit à la cour dans le luxe et le raffinement. Pourtant, cette princesse de la Renaissance ne connaît encore rien de l’amour qui lui a été peint comme « dangereux » par sa mère ! Ces deux femmes sont donc ou ignorantes ou idéalistes en matière de sentiments amoureux. Les classes sociales et les époques les éloignent, tandis que leur candeur et leurs illusions les rapprochent. A) Echec de l’idéalisme sentimental chez les femmes - La déception d’Emma vient du décalage entre ses rêves romanesques et la platitude du quotidien. Son mari ne correspond pas à ses attentes malgré l’amour qu’il lui porte. La Princesse est déjà prévenue contre la passion amoureuse par sa mère et ne peut en attendre que des difficultés. - Le milieu où elles évoluent ne les aide en rien : la cour de France ne s’intéresse qu’aux apparences et à la fortune et la province normande est médiocre et médisante. - Cet écart entre les illusions des jeunes femmes et leur environnement social les conduira à leur perte ou à leur effacement : la Princesse se retirera dans un couvent, renonçant à son amour secret, et Emma se suicidera pour échapper à la honte et au scandale de sa conduite. Emma a cédé à la tentation, la Princesse a résisté, mais pour quel bénéfice ?  L’ idéal romanesque de Flaubert tend à la représentation fidèle de la vie. Son effort d’objectivité est perceptible dans ses romans. Parfois, les personnages disparaissent même derrière les objets qui les entourent et dont ils ne semblent être qu’un prolongement : comme dans la longue description de la casquette de Charles Bovary, au début du livre, mais aussi dans la célèbre scène de la calèche où Emma s’offre à Léon, son amant. Les faits ne sont pas décrits, mais on lit le scandale dans le regard des passants, qui voient « […] une voiture à stores tendus et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu’un tombeau et ballottée comme un navire » . ( Emma Bovary ) Flaubert met en avant l’importance du style, et chez lui, l’esthétique, la quête du beau est essentielle. e texte, qui marque fortement la tradition romanesque, traduit bien l’alliance des deux composantes de ce genre littéraire , alors encore neuf : sa dimension intérieure , c’est-à-dire une fine analyse psychologique des moindres mouvements du coeur, et le contexte social , classes et valeurs admises, dans lequel se peuvent les personnages. Dans ce domaine l’intérêt particulier de ce roman est d’unir, en raison du décalage d’un siècle entre le temps du récit et celui de l’écriture, les normes du règne de Henri II, avec sa morale aristocratique rigide, et les codes du XVII° siècle finissant, traversé de courants qui accordent plus de place à l’individu et à ses aspirations. Ainsi se trouvent accentués les déchirements de l’âme. »

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