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ophelie de rimbaud

Publié le 21/02/2026

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« Ophelie de Rimbaud Ophelie est une héroïne de tragédie de Shakespeare intitulée Hamlet : c’est une femme qui, en proie à la folie, se noie.

Cet épisode a marqué les mémoires et nombreux sont les artistes qui en propose des représentations picturales.

Rimbaud, lui choisit de présenter cette scène en poésie : la tradition lui inspire ses créations.

Ce poème intitulé « Ophélie » écrit en 1870 et publié dans les cahiers de Douai se compose de 9 quatrains séparés en 3 chapitres.

Ophélie est présente comme une femme en harmonie avec la nature et l’eau, comme un être surnaturel, un fantôme qui flotte à la dérive puisque son corps noyé n’a pas été repêché.

Elle s’est intégrée à la nature et semble arrêter le temps, créant se faisant une pause poétique.

Ainsi, il s’agira de se demander comment ce poème lyrique présente une figure emblématique de la littérature, libérée et apaisée dans la nature Dan un premier temps nous nous concentrerons sur l’étude de la figure d’Ophélie, une femme noyée dans une nature lyrique puis nous étudierons les références à la folie du personnage de Shakespeare.

Enfin dans un dernier temps, nous nous concentrerons sur le lien entre Ophelie et Arthur Rimbaud Ophelie est une femme qui est noyée dans une nature très lyrique et cela transparaît des le début du poème puisqu’en effet le poème s’ouvre avec une personnification de la nature qui est présentée comme accueillante et propice au sommeil.

Je cite « sur l’onde calme et noire ou dorment les étoiles ».

Donc c’est une nature qui est propice au sommeil d’Ophelie , ce qu’on le verra par la suite mais aussi au sommeil d’éléments naturel comme ici les étoiles.

Nous avons par la suite une antithèse qui va mettre en valeur la jeune fille donc Ophelie mais surtout sa pâleur opposant « l’onde calme et noire » à « la blanche Ophélia ».

Puisqu’en effet ici nous avons une ambiguïté : est elle blanche par rapport à sa tenue ou bien est elle blanche parce qu’elle est pale car morte ? On peut reperer ensuite une comparaison :« la blanche Ophelia flotte comme un grand lys », cette comparaison l’associe encore une fois à la blancheur à travers la réference à la fleur donc cette comparaison l’associe à la blancheur et à la nature avec laquelle elle vit en harmonie.

On repère une répétition du verbe flotter « flotte comme un grand lys » « flotte très lentement »ainsi que deux adverbes « très lentement »et des points de suspension, ce qui marque la douceur, la lenteur du rythme, ce qui peut se traduire par une atmosphère de paix ou alors montrer l’absence de vie. Nous avons par la suite une référence fantomatique « flotte très lentement couchée en ses longs voiles » les longs voiles d’ Ophélie peuvent évidemment rappeler la figure du fantôme ce qui sera confirmé par la suite.

La nature dans cette strophe est omniprésente et les hommes sont relégués à un arrière fond sonore comme le montre le vers numéro 4 « on entend dans les bois lointains des hallalis ». La seconde strophe débute par une anaphore « voici plus de mille ans », cette anaphore confirme la mort d’ Ophelie et l’hyperbole « plus de 1000 ans »crée un effet de boucle, c’est l’éternel retour du personnage d’ Ophelie qui flotte depuis une éternité.

Le cadavre est d’ailleurs personnifié puisqu’elle ne peut pas être triste puisqu’elle est morte et en revanche on comprend que l’adjectif triste renvoie en réalité à ses souffrances lorsqu’elle était vivante.

Ophélie devient un être surnaturel, elle passe « fantôme blanc », on a là une nouvelle insistance sur sa blancheur à travers l’adjectif « blanc » qui est encore une fois répété mais aussi à travers la référence au fantôme et on comprend des lors la description fantomatique.

Le même modèle d’antithèse opposant « blanc » caractéristique d’ Ophelie et « noir » caractéristique de l’eau se retrouve dans cette seconde strophe. Je cite « passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir ».

Enfin nous pouvons constater que cette deuxième strophe se termine par un oxymore « sa douce folie murmure sa romance à la brise du soir »puisqu’en effet cet oxymore fait référence aux troubles et aux hallucinations du personnage de Shakespeare et nous avons également une personnification lyrique du personnage qui crée un effet de communion entre elle et la nature.

C’est typiquement un cadre lyrique par excellence. A partir de la troisième strophe, la nature prend vie autour d’Ophélie par un jeu de personnification Rimbaud métamorphose les éléments naturels en témoin du sort de la jeune fille, ce qui renforce l’atmosphère irréelle et magique du tableau : - « le vent baise ses seins et déploie en corolle ses grandes voiles bercées mollement par les eaux ». Une certaine sensualité se dégage de cette scène soulignée par les assonances en liquide « deploie » « corolle » « voile » mollement » « les » et le verbe « baiser ».

Le vent est humanisé en amant délicat qui embrasse la poitrine d’ophelie - La nature communie avec Ophelia, dans une tristesse partagée au point que les saules sont eux aussi personnifiés « les saules frissonnants pleurent sur son épaule ».

La femme apparaît ainsi majestueuse, entourée par des éléments de la nature qui lui rendent hommage et qui la pleure.

Nous pouvons d’ailleurs repérer des verbes qui marquent le deuil de ces éléments de la nature ainsi que leur souffrance « pleure », « incline » mais également « soupirent ». La dernière strophe de ce premier mouvement poursuit cet hommage avec la personnification des nénuphars. La strophe qui suit commence par un paradoxe, « elle éveille parfois dans un aune qui dort » .

Ici nous avons le verbe « eveiller » qui est un verbe qui se rapporte à la vie donc en d’autres termes c’est la femme morte qui insufflerait la vie.

On repère également l’omniprésence du sommeil qu’il soit symbolique ou métaphorique ou alors réel puisque « l’aune qui dort » ici est encore une référence au sommeil.

De plus, Ophélie est encore montré comme une femme en harmonie avec les plantes mais aussi cette fois ci avec les autres êtres vivants comme ici les animaux « quelque nid d’où s’échappe un petit frisson d’aile » qui font référence à des oiseaux ; « un chant mystérieux tombe des astres d’or », nous avons là encore une fois une reference aux sonorités, au son au bruit au chant mais ces sonorités sont lointaines, difficiles à cerner, le chant est mysterieux et d’ailleurs la métaphore des étoiles n’est pas anodine puisque c’est comme si les étoiles chantaient justement pour Ophélie. Nous terminons le premier chapitre de ce poème pour basculer dans un second chapitre qui va mettre en valeur la folie du personnage de Shakespeare. Le ton va changer et c’est pour ça qu’on va le comprendre.

Il y a une véritable rupture, je cite « O pale Ophelia ».

Le changement de chapitre va évidement de pair avec ce changement de tonalité d’où l’apostrophe lyrique que nous venons de citer qui est à la fois un soupir mais aussi une célébration du personnage et on peut repérer d’ailleurs la tonalité exclamative qui marque de fortes émotions.

Nous avons une comparaison « belle comme la neige » qui rappelle encore une fois sa pâleur puisqu’elle est associé à un élément blanc.

« Oui tu mourus enfant par un fleuve emporté ». Plusieurs éléments sont intéressants dans ce vers .

Tout d’abord le tutoiement qui crée un effet de dramatisation à travers cette adresse directe du poète qui parle directement à Ophélie.

On peut également repérer l’emploi d’un verbe au passé simple ce qui marque l’action brutale et révolue. Ophélie est déjà morte donc on sort de ce cadre lent, de ce rythme paisible pour.... »

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