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Ressenti sur "Le buffet"

Publié le 22/05/2026

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« « Le Buffet » (Les cahiers de Douai), Rimbaud. Un buffet, un objet du quotidien.

Deux corps superposés, dont l'un, celui du bas, plus profond, est réservé à la vaisselle, et l'autre, celui du haut, à la verrerie. C’est tout sauf la poésie qui me vient en tête quand je vois un buffet.

Je vois la petite pièce froide en hiver de la maison stricte de ma grand-mère. Rimbaud, lui, nous fait s’asseoir devant lui, par terre en contrebas.

Il nous le décrit d’abord simplement : « C’est un large buffet sculpté ; le chêne sombre, Très vieux » Et juste après commence -pour moi- la poésie, il nous fait voir ce meuble comme un objet doux et magnifiquement âgé, qui « a pris cet air si bon des vieilles gens ; » Rimbaud nous demande ensuite de nous lever, et de nous rapprocher pour humer ses alentours et son contenu : « Le buffet est ouvert, et verse (…) des parfums engageants » ; « De linges odorants » ; « les fleurs sèches dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

» Il décrit le bazar qui s’y trouve, sans pourtant que ce soit une accusation, c’est juste un regard : « Tout plein, c’est un fouillis de vieilles vieilleries » Il nous suggère le nombre de secrets, de trésors enfouis il renferme, en allant convoquer le monde imaginaire, voire fantastique… Il utilise le mot « griffon » et le conditionnel « trouverait », « voudrais ». Enfin, il nous laisse écouter le bruissement de l’ouverture des « grandes portes noires », qui me font penser à celles d’un château, fort mystérieux et inquiétant, surtout associées à «.... »

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