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Tempête sous un crâne

Publié le 26/11/2012

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Analyse de théâtre Tempête sous un crâne est une pièce de théâtre mise en scène par Jean Bellorini et portée par la compagnie Air de Lune d'après l'oeuvre "les Misérables" de Victor Hugo. Le titre de la pièce vient du chapitre 3 du livre VII de la première partie des "Misérables", chapitre au nom éponyme que celui de la pièce. Ce spectacle est une adaptation des "Misérables" en deux époques : pour deux comédiens dans la 1ère partie et cinq pour la seconde. L'histoire de la première époque tourne autour de Jean Valjean, depuis sa sortie du bagne ; de Fantine depuis sa jeunesse jusqu' à sa mort et enfin de Cosette, de sa naissance à son départ chez les Thénardier. La seconde époque est tout à la fois l'histoire de Javert qui poursuivra Jean Valjean toute sa vie, celle des Thénardier, de Gavroche et l'histoire de tous les amis du peuple jusqu'aux montées des barricade. Cette pièce qui reprend un texte datant de 1862, n'est pas une réécriture étant donné qu'elle est racontée avec l'authentique texte de Victor Hugo. C'est une épopée théâtrale portée par la force et la jeunesse de langue des "Misérables" qui parle au nom de la jeunesse d'aujourd'hui alternant la musique le chant, les images et la puissance du verbe. Ainsi a travers les différents procédés scéniques, le jeu des comédiens, l'utilisation du texte et de la musique nous essayerons de comprendre comment l'oeuvre de Victor Hugo à travers cette mise en scène peut encore aujourd'hui faire preuve de modernité et s'appliquer a notre temps. Nous voici placés en bi-frontal devant un vaste plateau rectangulaire au parquet boisé sur lequel se dresse, coté cour, un arbre décharné, au milieu, un dur lit de fer étroit et deux bourge...

« permettra de le faire pivoter, se soulever dans les airs, monter descendre, rayonner face au public grâce aux différentes lumières qui le composent et qui ne s'étaient pas allumées jusqu'à lors ou se suspendre en guise de plafond, face au parquet avec les lumières toujours allumées.

Ce mur enluminé représente probablement une barricade pour l'insurrection.

Ce changement de type d'éclairage met en avant la fougue de la jeunesse, l'énergie, la rage et la révolution.

Dans cette seconde partie le lit cité ci dessus est replié au fond de la scène une moto l'a remplacé coté jardin.

Cet élément moderne à l'esprit jeune au sein d'une pièce dont l'action se déroule il y a 150 ans met en exergue le désir du metteur en scène qui veut faire ressortir l'intemporalité de l'oeuvre d'Hugo et l'appliquer a notre temps.

Ce décor évolutif en deux temps (un coté ancien et posé dans la 1ère partie puis un plus moderne et énergique dans la seconde) se veut être un lien, un pont entre deux époques dont les problèmes restent similaires et dont la jeunesse a son rôle a jouer.

Les comédiens présents dans la 1ère partie sont: un grand jeune homme élancé habillé d'une veste noire et d'une écharpe rouge et une petite femme trapue coiffée d'un bonnet de laine bleu qui rappelle un peu le bonnet phrygien ainsi que d'une écharpe violette.

A ces deux comédiens s'ajouterons trois autres dans la seconde partie qui seront habillés de façon similaire.

Ces derniers se caractérisent par leur jeune âge, leur énergie, et leur grande facilité d'élocution.

Il ne s’agit pas vraiment pour ces comédiens, d’interpréter chacun des personnages ni de raconter quelques morceaux choisis.

Leur objectif premier est de rendre le texte d'Hugo dans toute sa pureté.

Ainsi les comédiens son plus des récitants ou des narrateurs que des personnages.

En endossant tous les rôles, ils présentent ce spectacle à la façon d’un livre animé dans lequel ils n’hésitent pas à adopter tous les points de vue de la narration : ils peuvent être simples récitants, externes au récit, ou s’immiscer dans la conscience d’un personnage en devenant narrateur omniscient.

Et cela ne les empêche pas non plus d’être, de temps en temps, parties prenantes de l’histoire et de devenir l’une des figures du roman.

Il nous sera cependant difficile de vous dire qui fait quoi avec précision, car à peu près tous incarnent tour à tour chacun des personnages.

Avec des jeux d’élocution qui vont jusqu’à des passages entiers parlés à plusieurs, surprenants parce qu’on les comprend parfaitement, ou encore des passages d’énonciation à une autre, des acteurs qui jouent chacun un assortiment de personnages avec une remarquable capacité à varier d’un rôle à l’autre..

Leur aisance à passer du rôle de musicien à chanteur et de chanteur à acteur donne un nouveau rythme à l'adaptation de Jean Bellorini.

Ils n'ont pas de trajectoire particulière ni de déplacements singuliers qui puissent laisser place a une interprétation concrète que le metteur en scène aurait pu nous proposer.

Ils se servent du texte comme gouvernail pour leur actions qu'ils soient seuls sur scène ou tous ensembles.

La prestation des comédiens, vivante et chaleureuse, crée un lien particulier et nous fait redécouvrir les personnages.

Deux musiciens témoins de ces personnages venus d’ailleurs peuvent aussi devenir figure de ce qui est raconté.

Une batterie et son batteur se trouvent derrière l'arbre, dans le coin du plateau.

A l'opposé de l'arbre décharné, coté jardin et au bord du plateau un piano, un accordéon, une basse et une guitare .

Instruments qui seront tour a tour joués par une même musicienne.

Ils donneront compte d’un univers à la fois poétique, et populaire.

La modernité des sons dans leur traitement apporte une note. »

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