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Grand oral du bac : LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Publié le 28/01/2019

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L'immunité développée vis-à-vis de certains germes est essentielle dans la protection contre les maladies infectieuses, surtout quand elles sont contagieuses.
 
Cette immunité peut être naturelle, exister dès la naissance et rester permanente, ou être acquise, soit spontanément à la suite d'une infection immunisante, soit artificiellement par vaccination ou sérothérapie. Quel que soit son mode d'acquisition, l'immunisation contre une maladie infectieuse confère au sujet une protection efficace qui lui évite de (re)tomber malade. La première vaccination fut réalisée, au xviiie siècle, par un médecin anglais, Edward Jenner (1749-1823). À cette époque, la variole sévissait, entraînant souvent la mort ou, en cas de guérison, laissant d'affreuses cicatrices. Jenner observa que les personnes qui s'étaient trouvées en contact avec des vaches atteintes d'une maladie bénigne, la vaccine, semblaient épargnées par la variole. Il inocula à un petit garçon du pus prélevé sur une pustule de vache malade, puis des germes de la variole: l'enfant ne contracta pas la maladie (la statue sur la photo de droite évoque cette expérience). Toutefois, Jenner eut des détracteurs, comme l'illustre cette caricature satirique (ci-dessus) de l'Anti-vaccine Society.
La réponse immunitaire
IMMUNITE ET IMMUNISATION
La réponse immunitaire spécifique (résistance aux agents pathogènes) emprunte deux voies: la médiation humorale et la médiation cellulaire.
 
La première voie, à médiation humorale, fait intervenir les anticorps, particules produites par les lymphocytes 8 et déversées dans le sang. Les anticorps sont spécifiques de l'antigène qui en a induit la fabrication: par exemple, les anticorps de la varicelle sont inefficaces contre le virus de la rougeole. Il y a donc autant de types d'anticorps que d'antigènes. Ils se lient l'un à l'autre grâce à leur configuration spatiale complémentaire (souvent comparée à l'adaptation d'une clé à la serrure correspondante).
 
Les anticorps, sans détruire les antigènes, en neutralisent l'action nocive ou stimulent l'action destructrice des macrophages. Toutefois, la fabrication de tout nouveau type d'anticorps est lente ; il faut sept à dix jours pour que la protection soit efficace, ce qui laisse souvent à la maladie ou à l'infection le temps de se manifester

« Le sys tème immun itaire La réponse immunitaire La réponse immunitaire spécifique (résistance aux agents pathogènes) emprunte deux voies: la médiation humorale et la médiation cellulaire.

La premièr e voie, à médiation humorale, fait intervenir les anticorps, particules produites par les lymphocytes 8 et déversées dans le sang.

Les anticor ps sont spécifiques de l'antigène qui en a induit la fabrica tion: par exemple, les anticorps de la varicelle sont inefficaces contre le virus de la rougeole.

Il y a donc autant de types d'anti­ corps que d'antig ènes.

Ils se lient l'un à l'au tre grâce à leur configur ation spatiale complémen­ taire (souvent compar ée à l'adaptation d'une clé à la serrure correspondante).

Les antic orps, sans détruir e les antigènes, en neutralisent l'action nocive ou stimulent l'action destructrice des macrophages.

Toutefois, la fabri­ cation de tout nouv eau type d'anticor ps est lente ; il faut sept à dix jour s pour que la protec­ tion soit efficace, ce qui laisse souvent à la mala­ die ou à l'inf ection le temps de se manif ester avant d'être érad iquée.

Ces antico rps sont de grosses protéines dites immunocom plexes (lg), dont il existe cinq variétés : !gA, !gD, IgE, lgM et IgG, la dernièr e étant la plus répandue (80%).

La seconde voie, à médiation cellulaire, est ass urée par les lymphocytes T, qui, sans interven­ tion des antico rps, exercent une action destruc­ trice sur les substances ou les cellul es étrangères, d'où le nom de lymphoc ytes T tueurs ou cyto­ to xiques.

Certains sont dits «auxiliair es>> ou «hel­ per», car, en libérant une substance appelée lym­ phokine, ils stimulent les lymphoc ytes T et B.

D'au tres lymphocytes T, enfin, sont dits «suppr es­ seurs >>, car ils annulent l'action des autres lym­ phocytes une fois leur mission accomplie.

Ce système de défense spécifique est doté d'une mémoir e immunologique qui enregistre la silhouette de chaque antigène avec lequel il est entré en contact.

Cette mémorisation est assurée par des lymphoc ytes T et B, dits «m émoir es>>.

To ut contact ultérieur avec cet antigène déclenche les réponses spécialement conçues pour lui (anticorps et lymphoc ytes T spéci fiques) .

1930 ..

IM MUN ITE ET IMMUN ISATION L'immu nité développée vis-à-vis de certains germes est essentie lle dans la protection contre les maladies infecti euses, surtout quand elles sont contagieuses.

Cette immun ité peut être natur elle, exister dès la naissance et rester permanente, ou être acquise, soit spontanément à la suite d'une infection immunisante, soit artificiellement par vaccination ou sérot hérapie.

Quel que soit son mode d'acquisition, l'immuni sation contre une maladie infectieuse confère au sujet une protec­ tion efficace qui lui évite de (re)tomber malade.

La premièr e vacc ination fut réalisée, au XVIII' siècle, par un médecin anglais, Edward Cet enfant souffre ..,.._ d'un déficit total de son système immunitaire ; sans protection contre tes agressions extérieures, il est contraint de vivre dans une atmosphère totalem ent stérile.

D' où le nom d'enfant • butte •.

Ce syndrome biologique rela tivement rare ne connaÎt pas encore de solutions médicales, hormis te confinement dans ces bulles stériles.

Jenner (17 49-1823).

À cette époque, la va­ riole sévissait, entraînant souvent la mort ou, en cas de guérison, laissant d'affreuses cica­ trices.

Jenner observa que les personnes qui s'é taient trouvées en contact avec des vaches atte intes d'une maladie bénigne, la vacc ine, semblaient épargnées par la vari ole.

Il inocula à un petit garçon du pus préle vé sur une pus­ tule de vache malade, puis des germes de la variole : l'en fant ne contracta pas la maladie (la statue sur la photo de droite évoque cette expérience).

Toutef ois, Jenner eut des détrac­ teurs, comme l'illustre cette caricature sati­ rique (ci-dessus) de I'Anti-vaccine Society.. »

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