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Médecine: La folie

Publié le 22/02/2012

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folie
Chaque époque et chaque culture humaine ont jeté un regard variable et parfois totalement opposé sur la folie. Elles lui ont donné une définition et un sens différents mais toujours relatifs aux notions de normal et d'anormal. La notion de folie inclut une double dimension : interne, avec la quantité et la qualité du raisonnement ; externe, avec la relation aux autres. Remplacée au début du XIX e siècle par la notion d'aliénation mentale puis, il y a un siècle, par celle de maladie mentale, la folie ne se définit pas par sa cause mais par ses manifestations au niveau de la personnalité ou du comportement. Elle ne se mesure pas à l'aide du quotient intellectuel mais au degré de la difficulté à percevoir le monde réel, à s'y intégrer et à communiquer avec lui.
folie

« de divertir la cour.

Maniant habilement sarcasme et irrespect sur le registre du rire, le bouffon simule et donne le spectacle de lafolie.

Elle lui confère le privilège de la libre parole, il peut dire impunément à haute voix ce qui serait inconvenant dans la bouched'un autre. De la folie à la maladie mentale La Renaissance aborde la question avec l' Éloge de la folie publié par Érasme en 1511.

Il tente d'y démontrer que seule la folie a du bon sens et que tous les autres sont fous.

Il faut pourtant beaucoup de courage et de conviction aux médecins du XVI e siècle pour arracher les malades aux bûchers et s'opposer aux théories démoniaques et surnaturelles de la folie qui permettent àl'Église de se débarrasser de n'importe qui au nom de la foi.

Dans ses écrits, le Suisse Paracelse (1493 - 1541) rend à la folie unedimension médicale et cérébrale au détriment de la sorcellerie.

Sous l'impulsion des humanistes, les premiers hôpitaux spécialiséssont ouverts, comme l'asile de Charenton près de Paris.

Jusqu'à l'avènement de Louis XIV, les fous sont libres et à la charge deleur commune.

Le XVII e siècle est pour les fous celui du "grand renfermement" après l'édit promulgué par Louis XIV, le 22 avril 1656.

Pour nettoyer les bourgs et les campagnes des innombrables éclopés, infirmes, mendiants et malades mentaux qui lesrendent dangereux pour l'honnête homme, on aménage des lieux d'accueil d'où les fous ne sortent plus.

Ils sont enchaînés etsubissent des châtiments.

C'est dans ce but que sont construits à Paris la Pitié, la Salpêtrière ou Bicêtre, qui sont encoreaujourd'hui des écoles de neurologie.

Il faut attendre 1793 pour que Philippe Pinel (1745 - 1826) arrache à la Convention ledroit de détacher les internés des asiles de Paris, malades qu'il rebaptise "aliénés" en 1802.

Il partage la même démarche avecd'autres médecins en Allemagne, en Amérique ou en Italie.

Ils décrivent l'horrible condition des enfermés, en ajoutant commel'Allemand Reil : "Ces visions faisaient disparaître chez les nouveaux arrivants le peu de raison qui leur restait." La fin du XIXe siècle voit naître la psychiatrie actuelle et introduit définitivement la notion de maladie mentale.

Deux écolescoexistent encore : celle des neurologistes voulant y voir un trouble de nature organique ; celle des psychanalystes y voyant unmécanisme purement psychique.

Bien entendu, la vérité emprunte un peu à chacune de ces théories. Aujourd'hui, le terme folie ne recouvre plus aucune réalité scientifique et les classifications médicales des différents troublesmentaux permettent d'en distinguer et d'en pronostiquer la majorité.

L'avancée majeure du XXe siècle concerne les nouvellesthérapies.

L'utilisation, dès 1938, des électrochocs et surtout, l'avènement, dès 1952, des chimiothérapies (neuroleptiques,antidépresseurs, tranquilisants...) ont totalement bouleversé l'approche et le traitement des maladies mentales.. »

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