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Médecine: Les maladies des reins

Publié le 22/02/2012

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L'appareil urinaire se compose de deux reins et des voies urinaires, dont la vessie. Il assure l'élimination des déchets et des autres substances inassimilables par l'organisme. Il joue un rôle important dans l'équilibre du corps en régulant la teneur en eau et en sels minéraux, ainsi qu'en assurant la stabilité de la tension artérielle. Les reins sont situés dans la région lombaire, symétriquement, de part et d'autre de la colonne vertébrale.Véritable station d'épuration du corps humain, les reins et les voies urinaires assurent le très minutieux filtrage du sang. Ils éliminent par les urines tous les déchets de l'organisme, dont les substances étrangères telles que les médicaments, tout en gardant ses composants essentiels : cellules sanguines, protéines, glucoses, sels minéraux etc. Chez une personne bien portante, ce ne sont pas moins de 1100 à 1500 ml de sang par minute qui, véhiculés par les artères rénales, parviennent au niveau des reins pour y être purifiés de leurs impuretés. En vingt-quatre heures environ, 1500 litres de sang sont ainsi filtrés à travers les deux reins. Les reins, tout comme la peau, les poumons et le tube digestif, ont une fonction d'excrétion, de purification et de régulation corporelle. Généralement, ils pallient tous les imprévus qui pourraient avoir des conséquences dramatiques pour l'équilibre du corps. Par exemple, lors d'une déshydratation ou d'une hémorragie, l'appareil urinaire réagit en diminuant le volume des urines, c'est-à-dire en réduisant les pertes en eau. La plus dangereuse des affections rénales est sans nul doute l'insuffisance rénale. Mal épuré, le sang accumule alors les déchets et s'empoisonne. Sans traitement spécifique, l'insuffisance rénale aiguë est mortelle. La mise au point dans les années 1950 des reins artificiels qui effectuent les dialyses, puis la pratique de greffes permettent désormais aux personnes souffrant de ces affections graves de survivre. Les autres affections rénales ne constituent pas une menace vitale, mais plutôt des désagréments.

« Les néphrons sont les petites unités excrétrices des reins qui jouent un rôle de filtre.

Tout comme les cellules nerveuses, lesnéphrons sont ultraspécialisés et, une fois endommagés, ils sont incapables de se régénérer.

Cependant, un rein sain ne travaillepas à cent pour cent puisque les deux tiers des néphrons suffisent à assurer une bonne épuration du sang.

Consécutive à uneinfection, l'altération des néphrons entraîne une diminution de l'activité rénale.

En laissant passer dans l'urine des éléments qui nesont pas des déchets comme les protéines ou les globules rouges - ces derniers confèrent une couleur rougeâtre à l'urine -, lesnéphrons n'assurent plus leur rôle de filtrage : c'est le signe d'une insuffisance rénale. Les infections rénales Frissons et fièvre élevée avec douleurs lombaires accompagnent les infections bactériennes ou virales des reins.

La pyélonéphrite,infection microbienne, s'attaque aux cavités excrétrices du rein au niveau des calices et du bassinet.

Les femmes sontprincipalement victimes de ce genre d'infections, dont le traitement repose sur la prise d'antibiotiques.

Mal traitées ou chroniques,ces pyélonéphrites entraînent parfois une altération sévère de la fonction rénale.

Certains facteurs favorisent leur apparition.

Laprésence de pierres ou de calculs (lithiase), de malformations urinaires, de tumeurs ou encore d'une grosseur anormale de laprostate (hypertrophie prostatique) obstruant les voies urinaires sont à l'origine de telles infections.

Le dépistage précoce desmalformations de l'appareil urinaire diminue nettement l'apparition de ces maladies néphrologiques. La tuberculose migre parfois depuis les poumons et affecte les reins : sans traitement spécifique, elle provoque une insuffisancerénale. Maladie due à un parasite présent dans les eaux tropicales, la bilharziose sévit en Afrique tropicale et atteint près de 200 millionsde personnes.

Elle provoque des hématuries (pertes de sang dans les urines) et des infections urinaires. Les glomérulopathies Les glomérulopathies sont une inflammation des glomérules (amas capillaires du rein) qui entraînent un mauvais filtrage du sang ;elles se caractérisent par de l'hématurie et par de la protéinurie, c'est-à-dire le passage à travers les glomérules de protéines quel'on retrouve ensuite dans les urines. Parmi les glomérulopathies, on différencie les glomérulonéphrites aiguës des chroniques.

Outre l'atteinte des glomérules, cesaffections rénales engendrent de l'hypertension artérielle et des oedèmes, c'est-à-dire des infiltrations de liquide dans les tissus quise manifestent par des gonflements, localisés ou diffus, douloureux notamment au niveau des chevilles. Les angines ou la scarlatine, d'autres infections telles que la typhoïde (maladie infectieuse dont la contamination s'effectue par del'eau ou des aliments pollués) ou des pneumococcies sont à l'origine de certaines glomérulonéphrites.

Les antibiotiques jouent unrôle essentiel dans la diminution de ces affections en prévenant tout risque de complications, surtout chez les enfants.

Dansd'autres cas, il s'agit de l'effet d'une substance toxique détruisant les glomérules. Les analyses urinaires En diminuant l'épuration du sang par les reins, les maladies de l'appareil urinaire influent automatiquement sur la compositionchimique de l'urine.

Il est aisé de diagnostiquer une insuffisance urinaire grâce à une analyse des urines. Déceler des globules rouges, caractéristiques de l'hématurie, ou un taux de protéines anormalement élevé dans les urines traduitsans hésitation un dysfonctionnement du filtrage effectué par les reins.

L'analyse urinaire permet également d'isoler les germes etautres parasites microbiens responsables d'infections urinaires.

L'identification des germes pathogènes facilite la prescription d'untraitement antibiotique bien adapté. Autre moyen d'investigation, l'analyse de la composition sanguine sert à mesurer le taux de déchets azotés s'accumulant dans lesang lors d'une maladie rénale.

L'urée ainsi que la créatinine témoignent de ce genre d'accumulation et sont systématiquementrecherchés afin de détecter toute anomalie. Dans certains cas, à l'image d'une bouilloire sans cesse utilisée, les reins "s'entartrent".

Non pas à cause de dépôts de calcaire,comme dans une bouilloire, mais de sels d'oxalate ou de phosphate de calcium qui contribuent progressivement à former descalculs rénaux.

En moindre proportion, il existe aussi des calculs d'acide urique, que l'on rencontre chez des personnes atteintesde la goutte (affection douloureuse due à un taux élevé d'acide urique dans le sang).

Cette formation de calculs ou de pierres estdésignée sous le nom de lithiase, autrefois appelée maladie de la pierre.

Parfois, leur présence peut traduire un trouble du. »

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