TP DE PATHOLOGIE INFECTIEUSE ET PARASITAIRE PÉDIATRIQUE
Publié le 07/02/2026
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TP DE PATHOLOGIE INFECTIEUSE ET PARASITAIRE PÉDIATRIQUE
1.
Expliquez les mécanismes de l’immunité innée et adaptative induits par les
vaccins (réponse humorale, réponse cellulaire, mémoire immunitaire).
2.
Qu’entend-on par maladies à prévention vaccinale et quels en sont les principaux
exemples ?
3.
Citez et décrivez par un tableau comparatif les principales maladies à prévention
vaccinale chez l’enfant ( tétanos, coqueluche, variole , Mpox, maladie à virus
Ebola,varicelle, Roséole,rougeole, poliomyélite).
4.
Comment la vaccination permet-elle de prévenir les épidémies et d’assurer
l’immunité collective ?
5.
Quels sont les différents types de vaccins et leurs avantages et inconvénients ?
6.
Comparez les vaccins vivants atténués, inactivés, sous-unitaires, conjugués,
recombinants et à ARNm.
7.
Quelles sont les causes de l’échec vaccinal et comment peut-on les prévenir ?
8.
Les germes et la clinique de la méningite en pédiatrie
N.B :
- À faire Individuellement
- Date de remise : Mercredi, 14 janvier 2026.
REPONSES
1/ La vaccination vise à préparer le système immunitaire à reconnaître un agent
infectieux sans provoquer la maladie, en induisant une réponse immunitaire
protectrice par l'activation successive de l'immunité innée et de l'immunité
adaptative.
L'immunité innée est l'ensemble des mécanismes de défense, induisant
une réponse immédiate, non spécifique, sans mémoire, assurant la détection
précoce du danger ou de l'antigène étranger (dont celui inséré à travers le vaccin),
tandis que l'immunité adaptative est une réponse immunitaire spécifique de
l'antigène, plus tardive, dotée d'une mémoire immunologique.
I.
Immunité innée
Les composants du vaccin (Antigène, adjuvants, virus, ...) sont détectés par les
récepteurs de reconnaissance des motifs (PRR), dont les TLR (Toll-like receptors),
qui se trouvent sur la membrane des cellules de l'immunité innée, à savoir les
cellules épithéliales locales et les macrophages tissulaires d'abord, le ligand vaccinal
se fixant sur les PRR entraîne l'activation des voies de signalisation intracellulaires,
des facteurs de transcription et le changement du programme fonctionnel de la
cellule immunitaire qui devient activée, puis cette dernière (la cellule immunitaire)
secrète des cytokines pro-inflammatoires et des chimiokines, entraînant une
augmentation de la perméabilité vasculaire, un recrutement d'autres cellules
immunitaires (Monocytes, cellules dendritiques), et une amplification du signal
immunitaire, avec des ILR (Interleukines receptors).
Les macrophages phagocytent
l'antigène vaccinal à un certain degré, puis les monocytes arrivant au site vaccinal
depuis le sang, se différencient finalement en macrophages et en cellules
dendritiques, participent aussi à la phagocytose et produisent des cytokines.
Les
cellules dendritiques, reconnaissant le vaccin via leurs TLR, capturent l'antigène
vaccinal, le fragmentent en peptides, chargent ces derniers sur leurs molécules du
CMH II (Complexe majeur d'histocompatibilité II), devenant des cellules
présentatrices d'antigène matures: la maturation de ces cellules augmente
l'expression du CMH, augmente l'expression des molécules de co-stimulation (CD80 et CD-86 (CD: Cluster of differenciation)), ce qui leur permettra d'activer les
lymphocytes; sous l'effet des chimiokines, les cellules dendritiques quittent le site
d'injection et migrent vers les ganglions lymphatiques draînants, afin de rencontrer
les lymphocytes T naïfs, débutant avec l'immunité adaptative.
II.
Immunité adaptative
Dans l'immunité adaptative, les cellules dendritiques portant l'antigène vaccinal
sous forme de peptide l'expriment à leur surface via le CMH II surtout dans le cas
des antigènes extracellulaires, ou encore via le CMH I dans le cas des vaccins à
ARNm ou vecteurs viraux comportant l'antigène en intracellulaire, bien que dans ce
dernier cas, l'activation via le CMH II est également très souvent réalisée en plus du
CMH I.
1.Immunité humorale et mémoire immunologique
Dans l'immunité humorale, cas des antigènes extracellulaires, l'antigène étant libre
ou exposé à l'extérieur de la cellule, il se fixe au lymphocyte B correspondant via
son BCR (B-Cell receptors) qui internalise l'antigène, le fragmente en peptides, et
présentent ces derniers via son CMH II, permettant l'activation des plasmoblastes,
qui produisent les IgM, ayant une faible affinité, en petite quantité, et sans
mémoire, puis le lymphocyte B attend l'aide provenant des lymphocytes T
folliculaires helpers.
Au niveau de la cellule dendritique, la cellule présentatrice d'antigène qu'elle est
devenue présente l'antigène via le CMH II, avec des molécules de co-stimulation
CD-86, et se lie au TCR(T-cell receptors) et au CD-28 du lymphocyte T naïf, qui
avec en plus l'aide des cytokines, est alors activé en lymphocyte T CD-4 naïfs,
procède à la prolifération clonale, produisant l'IL-2, qui entraîne la division
successive du lymphocyte T activé, donnant des lymphocytes T CD-4 clonés; une
partie des lymphocytes T CD-4 se différencient en lymphocytes T folliculaires
helpers de type 2 (Suivant la voie Th2 de l'immunité humorale) grâce aux IL-6 et
aux IL-21, puis migrent vers les follicules lymphoïdes, où ils reconnaissent le
peptide présenté par le lymphocyte B à partir de son CD-40L en contact avec le CD40 du lymphocyte B, activant la prolifération de ce dernier et sa différenciation en
plasmocytes et en plasmocytes mémoire, grâce aux IL-4, IL-21, IL-5, IL-6, les
plasmocytes produisent comme anticorps les IgG, qui neutralisent les virus et
bloquent son entrée dans la cellule, les opsonisent pour que les phagocytes les
ingèrent et les détruisent.
Certaines IgG déclenchent le système du complément,
puis enchaînent la destruction du pathogène.
Les IgG restent plus longtemps dans
le plasma sanguin, et les plasmocytes mémoire, servant de mémoire
immunologique, restent disponibles très longtemps afin de produire des anticorps
en cas d'entrée d'un virus correspondant au vaccin administré.
2.Immunité cellulaire et mémoire immunologique
Dans l'immunité cellulaire, cas des antigènes intracellulaires (Avec les vaccins à
ARNm, les vaccins à vecteurs viraux, les vaccins vivants attenués), l'antigène est
produit à l'intérieur de la cellule.
Dans ce cas précis, la cellule présentatrice
d'antigène (CPA) qu'est la cellule dendritique privilégiera l'expression du CMH de
type 1 par rapport au CMH de type 2, ce dernier exprimant également le peptide de
l'antigène mais en moindre intensité que le premier.
Nous assisterons ici à 2
réactions simultanées: La rencontre du lymphocyte T CD4 naïf avec le CPA via son
CMH II, et la rencontre du lymphocyte T CD8 naïf déjà présent dans le thymus avec
la CPA via son CMH I.
A la rencontre de la CPA avec le lymphocyte T CD4 naïf, le CMH II de la CPA
présente le peptide de l'antigène au TCR du lymphocyte T CD4 naïf, il y a costimulation entre les CD-86, CD-80 de la CPA et le CD-28 du T CD4 naïf, il y a
production des cytokines particulièrement de l'IL-12, qui oriente la différenciation
des lymphocytes T CD4 naïfs vers la voie Th1, afin que les lymphocytes T helpers
provenant du clonage et de la différenciation soient spécialisés dans l'immunité
cellulaire.
Il y a ainsi prolifération clonale des T CD4 grâce à la sécrétion d'IL-2, puis
leur différenciation fonctionnelle grâce aux IL-12 en T helpers de type 1 ou T
helpers spécialisés dans l'immunité cellulaire, qui produisent ensuite des IFN-γ et
des IL-2.
Les Th1 (T helpers de type 1) activés interagissent avec la cellule
dendritique à partir du CD40L du Th1 avec le CD40 de la cellule dendritique, ce qui
renforce l'expression des CD80/CD86, augmente la production d'IL-12, rendant la
cellule dendritique suffisamment compétente pour activer les lymphocytes T CD8
naïfs via le CMH I.
Le T CD8 naïf reconnaît le peptide du CMH I sur la cellule
dendritique grâce au TCR du T CD8 en contact avec le CMH I, à l'interaction de costimulation CD80/CD86 de la cellule dendritique avec CD28 du T CD8, aux IL-12
produites par la cellule dendritique et aux IL-2 produites par le Th1.
Après
reconnaissance, le T CD8 prolifère puis se différencient en lymphocytes T
cytotoxiques (CTL) effecteurs reconnaissant toute cellule exprimant l'antigène sur
CMH I puis exerçant alors une cytotoxicité spécifique.
Après reconnaissance du peptide antigénique présenté par le CMH I à la surface de
la cellule-cible, la reconnaissance se fait grâce au TCR du CTL en liaison avec le
peptide du CMH I de la cellule-cible, ainsi que grâce au co-récepteur CD8 présent
sur le CTL qui stabilise la liaison; il y a alors formation d'une synapse
immunologique dans laquelle les granules cytotoxiques se polarisent vers la cellulecible, permettant une libération ciblée.
Il existe 2 voies de libération:
Une voie principale, qu'est la voie de la perforine et des granzymes et une voie
qu'on peut appeler secondaire, qu'est la voie de la mort programmée.
La première
voie est la plus souvent manifestée, c'est la voie majeure ou dominante,
permettant la....
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