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Le tiers état et les cahiers de doléances

Publié le 23/02/2012

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«Qu'est-ce que le tiers état ? « - «Tout.« - «Qu'a-t-il été jusqu'à présent ? « - «Rien«, constatait Sieyès au début de la Révolution. Troisième des grands ordres du royaume sous l'Ancien Régime (après la noblesse et le clergé), le tiers était en effet composé de la très grande majorité des Français puisqu'il englobait tous les roturiers non ecclésiastiques. En fait, il comprend des classes sociales extrêmement variées: ...

« BOURBONS Louis XVI LE ROI ET SON PEUPLE mars avril 1789 Les cahiers de doléances Dès les premiers mois de 1789, les cahiers de doléances sont rédigés dans toute -hi Franèe, à la demande de Louis XVI, afin de préparer les états généraux.

Des milliers de revendications, émanant de toutes les couches de la société, vont ainsi se faire jour.

Paysans et artisans, prêtres et évêques, nobles et bourgeois, tout un peuple va s'employer à transmettre ses récriminations, mais aussi ses vœux et ses espérances.

Les cahiers de doléances se révèleront ainsi un précieux état de l'opinion à la veille de la Révolution.

E n prélude aux états géné­ raux, qui doivent se réunir le le' mai 1789 , Louis XVI, à la demande de Necker, son Pre­ mier ministre, accepte que le peuple de France , y compris les « plus humbles de ses sujet s» , lui fasse parvenir « leurs vœux et leurs réclama­ tions ».

Ceux-ci seront consi­ gnés dans les cahiers de doléances - du latin dol ere , signifiant « souffrir ».

Plus de soixante mille cahiers de do léances Dès janvier 1789 , dans tout le royaume , des millions de Fran­ çais se mobilisent pour faire connaître leurs griefs et leurs revendications .

Le peuple , e xcédé par ses conditions de vie déplorables et les mau ­ vaises récoltes , écrasé d'im­ pôts, y voit l'occasion de laisser libre cours à son ressentiment.

Au total, ce sont plus de soixan ­ te mille cahiers qui vont être rédigés, dressant un état des lieux et de l 'opinion fort précis de la France d'Ancien Régime.

L'historien Alexis de Tocque­ ville , dans son ouvrage L'Ancien Régime et la Révolution, n'hésite pas à les présenter comme « le testament de l'ancienne socié­ té française, l'expression suprê­ me de (leurs) désirs, la mani­ festation authentique de (leurs) volontés ».

Pour récolter les doléances, on procède dans chaque circons­ cription -bailliage ou séné­ chaussée - à des rassemble­ ments au cours desquels tous. »

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